VTTLO. TOURTERELLE A PAUPIÈRES ROUGES
LeptopUla rufaxiïla — Rich. etBem. — Pr.Bonap., 2"® vol., p. 73, n« 3.
M. Gray, p. 476, n® 4, le confond avec le yamaii?^>ww.
Longueur totale 290 xniL
— du pU de l'aîle 147
— du tarse 2S
— du doigt médian , 28
— de la queue 112
— du bec 15
Front d^un joli gris de perle ; cette teinte se change en bleu de plomb pour couvrir le vertex. De l'occiput au dos règne un fond brun qui disparaît sous une nappe de reflets violacés. Dessus du corps d'un brun olivâtre légèrement satiné et jetant quelques reflets cuivrés, surtout au croupion.
Gorge d^un blanc pur. Du roux clair, maïs assez vîf, part de la base de la mandibule inférieure, encadre le blanc de la gorge, couvre la joue et descend sur le côt4 et le devant du cou. Poitrine d^une jolie teinte vineiise financée de roux ; cette teinte, pour couvrir les flancs, se mêle à du brun ; sur l'abdomen, elle perd sa nuance rousse, s'éclaircit de plus en plus et va se perdre daM le blanc qui couvre les parties postérieures. Plumes des jambes brunes.
Rémiges brunes. La barbe interne est rousse dans ses trois quarts antérieurs. La barbe externe des secondaires porte un liseré brun olivâtre qui s'élargit beaucoup sur les plus internes. Couvertures supéri* eures d'un brun roussâtre ; inférieures rousses.
Queue arrondie. Les pennes sont noires en dessous, et présentent en dessus du noir à la base et dt bnm olivâtre dans le reste de leur étendue ; les deux intermédiaires sont entièrement de cette dernière teinte. Elles portent du blanc à leur pointe ; ce blanc forme mie large bande qui diminue de dehors en dedans et s'arrête aux deux intermédiaires. Couvertures supérieures de la couleur du croupion ; inférieures blanches avec du brun à la barbe externe.
Bec noir ; à sa base, commence un petit espace nu et d'un rouge assez vif qui traverse le lorum et entoure l'œil. Lris jaune paille. Pattes d'un rouge de corail
La femelle ressemble au mâle et a, comme lui, la première rémige lésiniforme.
Le jeune a des teintes peu décidées.
Cette tourterelle est aussi commune que la précédente, n y a entre elles deux de très-grands rapports ; cependant il est facile de les distinguer par le plmnage et
par les mœurs. Le verreauxi n'a point, comme le rufaxillay de roux sur la joue et sur le cou. Il a les plumes des jambes blanches, quand elles sont brunes chez le rufaxiUa. La peau nue du lorum et du tour des yeux est bleue chez le verreaiixiy tandis qu'elle est rouge chea le rufaxilla. Du côté des mœurs, les diJQférences sont encore plus tranchées. Contrairement au verreatizi^ le rufaxilla se tient plutôt loin que près des endroits habites. Son roucoulement est plus rond et plus plein, quoique rappelant celui du verreauxi. En captivité, il ne s'agite point comme le verreauxi; il semble, au contraire, par sa tranquillité, prouver ou sa résignation ou l'oubli des charmes de la vie libre. Il laisse au verreauxi les endroits secs pour choisir ceux qui sont frais et même humides ; mais cette condition hygrométrique ne peut être la^seule cause qui détermine le choix de l'habitat ; il en faut d'autres très-probablement, car là où l'on croirait rencontrer le rufaxilla^ c'est le verreauxi que l'on rencontre ; bien plus, là où se trouve une espèce, l'autre ne se trouve pas.
A part ces différences, le rufaxilla rappelle par autres habitudes, celles de son congénère.
201. PERISTERA LmEARlS—Flor. Prévcst vuLO. TOURTERELLE A CROISSANT.
Periatera linearis — Flor. Prév. — Gray, app., p. 24. Geotrygon linearis — ^Flor. Prév. — Pr. Bonap., 2™® vol., p. 71, no 6.
Longueur totale 305 mil.
— du pli de l'aîle 141
— du tarse 40
Longueur du doîg^ médian 31 mîL
— du bec 16
Tout le front d'une teinte rousse fort délicate et pure ; elle passe bientôt à un roux violacé pour couvrir le yertex, le derrière du cou, ses côtés et le haut du dos ; au haut du cou, les plumes sont écailleuses et par leur dii^osition, elles forment des bandes qui marchent obliquement de dehors en dedans ; au bas du cou et au haut du dos, la nuance rousse disparait sous des reâets violets assez vifs. Les autres parties supérieures d'un brun roussâtre.
Un filet noir traverse le lorum, l'œil et se prolonge en arrière jusqu'à l'occiput. Au-dessus de ce filet et derrière l'œil, se voit une bande large, mais courte d'un bleu cendré très-clair. De la mandibule inférieure part une bande d'abord roussâtre, ensuite blanche qui passe BOUS l'œil et va dépasser la bande bleu cendré dont la sépare le filet noir. Sous cette bande, et à une petite distance du bec, commence, en filet, une autre bande, mais noire, qui s'élargit bientôt pour contourner la joue et aller finir près de l'occiput.
Gorge blanche. Devant du cou et poitrine d'un roux vineux, plus clair au milieu de ces parties, comme pour continuer le blanc de la gorge. Toutes les autres parties inférieures d'un roussâtre très-clair sur le milieu du corps et presque brun sur les côtés.
Rémiges noirâtres ; un peu d'olivâtre au bord externe des secondaires. Couvertures supérieures colorées comme le dos ; inférieures rousses.
Rectrices d'un brun roux assez franc. Couvertures supérieures continuant la teinte du croupion, les infé- : ' ^"'^s celle du ventre.
Bec noîr. Pattes d'un rouge livide. Iris jaune paille. La femelle a le même plumage et les mêmes proportions, mais elle est moins trapue. Je ne connais pas le jeune âge.
Ce pigeon se tient toujours sur les montagnes; il semble qu'il lui faut la fraîcheur qui règne sur ces points élevés. H est toujours à terre et, s'il lui prend fantaisie de percher, il choisit une branche aussi bas placée que possible. Son vol est bruyant, lourd et peu soutenu. H est presque toujours en compagnie de sa femelle. Sa voix est un semblant de roucoulement ; ce sont trois ou quatre notes accentuées avec force et netteté. Quand on entend ces sons, on est plus disposé à les attribuer à tout autre oiseau qu'à un pigeon. La femelle répond au mâle ; mais elle ne bouge pas de sa place ; le mâle, au contraire s'avance, mais avec précaution ; il s'arrête à chaque instant et appelle de nouveau avant de reprendre sa marche ; la rencontre met fin à ce manège et à ces accents, sans doute suscités par l'amour.
En captivité, il conserve son habitude de rarement percher ; et toujours sauvage, comme dans l'état de Uberté, il se jette' sans cesse contre les barrières de sa prison. Sa chair est blanche et assez succulente ; il faudrait peu de talent à un véritable cuisinier pour en faire un mets délicieux.