‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 199 sur 292 · PENELOPE CUMANENSIS-Jat?y · texte numérisé non relu

PENELOPE CUMANENSIS-Jat?y

TDLG. PAOUL

Penehpe cumanensis — Jacq. — Gray, p. 485, n® 2.

Mâle. Femelle.

Longueur totale 808 732 mil.

— dupH'deraîle 360 339

— du tarse 68 62

— du doigt médian 55 52

— de la queue 315 295

— du beo 36 31

Tout le dessus de la tête garni d'une huppe formée de plumes noires, longues, larges et bordées de blanc sur les côtés. Un large sourcil blanc commence au front et se termine à la nuque. Tout le reste du plu-

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mage, à part une partie des couvertures supérieures des atles, d'un noir mat ne présentant quelques reflets bleuâtres que sur les rémiges et les rectrices. Les plumes du devant du cou et de la poitrine ont un semblant de bordure grisâtre qui leur donne une apparence écailleuse.

Les couvertures supérieures des rémiges, vers le bord de l'aîle seulement, sont blanches et diversement tachées de noir ; les petites et les moyennes ont le noir à leur base et à leur pointe ; un filet également noir va d'une tache à l'autre le long de la tige en traversant le blanc; sur les grandes, le noir domine et ne laisse de place au blanc que sur une partie de la barbe externe.

Sous la gorge, l'épiderme se détache du derme ; les deux feuillets s'accolent et forment une caroncule qui, comme un pavillon, pend du menton jusqu'assez bas du cou où elle finit en pointe ; elle est bleuâtre et garnie de poils roides et assez longs.

Bec noir, blanchâtre à la pointe de la mandibule supérieure, Pattes d'im rouge de corail. Iiis brun ; espace nu autour des yeux bleuâtre.

La femelle a le même plumage que le mâle, mais ses proportions sont moindres, et sa caroncule qui est assez petite, commence au bas de la gorge et se termine assez vîte en s'arrondissant.

Le pcumi se tient loin des endroits habités ; il lui feut les bois où il trouve ses perchoirs de prédilection, le sommet des grands arbres. H est d'im naturel doux et sociable, -aussi s'apprivoise-t-il facilement, mais le besoin d'être haut perché le tourmente sans cesse et, à défaut d'arbre, il va se mettre sur le toit des maisons. Quand il est à son aise, il étale sa queue qu'il hoche de temps en temps et fait entendre son cri qui est fidUe et

plaintif. H n^a pas besoin d'une voix forte pour appeler sa femelle, car elle est presque toujours près de lui; et, même, elle ne s'envole pas, si son compagnon tombe sous le coup d'im chasseur ; soit par attachement, soit par stupidité, elle reste exposée au malheureux sort qu'on lui destine toujours, car le paoui est fort recherché pour la table et avec juste raison. Sa chair blanche est tendre et savoureuse ; elle n'a pas de fumet, il est vrai, mais néanmoins elle peut entrer en lice avec ceUe du faisan. Sa nourriture consiste principalement en baies et en jeunes feuilles.

TINAMIDŒ.

S. F. TINAMINŒ.

G. TINAMUS— Xa/A.

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