‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 213 sur 292 · ARDEA EXILIS— fi^f · texte numérisé non relu

ARDEA EXILIS— fi^f

TULQ. QUIOC JAUNE.

Ardèa exilis — Gml. — Gray, p. 656, vP 42.

Ardeola exilis — Gnd. — ^Pr. Bonap., 2™® vol., p. 134, n® 7.

Ardea exilis — ^Wilson, 3™« vol., p. 69.

Ardea exilis — d'Orbigny, p. 205.

Béran rouge et noir — Ardea erythromelas — ^Vieil..

Bhngios à tète marron — Ardea exilis — ^Vieil.

Ardeola exilis — Gosse, p. 343.

M. Gray confond cette espèce avec V Erythromelas et le Variegata. Le Pr. Bonaparte sépare V Erythromelas de V Exilis ; mais il considère le Variegata comme le jeune âge de V Erythromelas. Je n'approuve point cette Bynonimie que je remplace par la suivante :

Ardea variegata — Vieil. — espèce distincte*

Longueur totala 350 mîL

— du pli de l'aîle 108

— du tarse 40

— du doigt médian 35

— de la queue 45

— du bec 43

Hauteur — 10

Largeur — 9

Dessus de la tête d'un noir profond à légers reflets verts, formant une calotte qui descend en pointe bien au-dessous de l'occiput. Sourcil, côté de la tête et du cou d'un roux marron assez foncé. Dos, manteau et croupion d'un beau noir que relèvent encore de légers reflets verts.

Gorge blanche ; une traînée très-fine d'un roux clair et délicat la partage dans son milieu et va s'épanouir sur tout le devant du cou sous forme de grandes taches allongées et si rapprochées qu'elles laissent à peine percer le fond blanc qui les supporte. Au bas du cou, les plumes sont assez allongées pour former au-devant de la poitrine une colerette arrondie. Epaules garnies de plumes larges, longues et lâches ; elles sont d'un noir mat et irrégulièrement bordées de roux ; elles tendent à former une demi-ceinture sur le haut de la poitrine. Dessous du corps, à part le ventre, d'un roux lavé. i Ventre et dedans des jambes d'un blanc pur.

Rémiges d'un noir bleuâtre teinté de cendré; les I secondaires portent un peu de roux à leur pointe. Des

I couvertures supériem'es, celles près du bord de l'aîle

' sont d'un roux marron foncé ; les petites et les mo-

I yennes d'un roux lavé ; les grandes des primaires d'un

noir bleuâtre; celles des secondaires d'un roux marron peu foncé, à part leur base qui est noirâtre. L'aîle bâtarde est noir bleuâtre cendré et chaque plume porte beaucoup de roux à la pointe. Couvertures inférieures

blanches ; une bande roussâtre les traverse en courant sur les secondaires.

Queue presque carrée ; les pennes ainsi que leurs couvertures supérieures noires ; inférieures blanches à la base et roussâtres vers la pointe.

Bec jaune, du brun sur presque toute la mandibule supérieure.

Pattes jaunes ; du brun sur leur face antérieure et sur les doigts. Un esj)ace nu au-dessus du talon.

Tour des yeux et iris jaunes.

Chez la femelle, les parties supérieures et latérales de la tête et du cou rappellent ce que présente le mâle; mais le dos et le manteau, au lieu d'être noirs, sont d'un beau roux marron plus foncé que celui du cou et un peu brillant. Croupion noirâtre.

Gorge blanche ; de petits filets noirâtres bordés de roux clair parcourent sa partie médiane. Tout le devant du cou présente des traînées blanches descendant parallèlement à d'autres d'un roux aussi clair que délicat ; le milieu de ces dernières est marqué par une ligne que dessine la teinte noire de la tige des plumes. L'ensemble de ces traînées forme une large bande séparée de la couleur vive des côtés du cou par du roux clair et tendre.

Le dessous du corps est comme chez le mâle ; mais la colerette est moins marquée et les parties colorées en roux lavé ont la tige des plumes noirâtre.

Le jeune a le dessus de la tête d'un noir terne ; ses côtés ainsi que les parties latérales et postérieures du cou présentent de grandes taches brunes se détachant diflScilement d'im fond roussâtre.

Dessus du corps d'un brun foncé chez le mâle et d'un gris brun chez la femelle ; les plumes du manteau et

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du dos ont leur pointe rousse et celles du croupion l'ont blanche.

Gorge blanche, séparée au milieu par un trait noir bien prononcé. Tout le devant du cou couyert de taches brunes largement bordées de roussâtre ; un fond blanc les laisse facilement ressortir. Plumes des épaules noirâtres et bordées de blanc à la pointe. Tout le dessous du corps d'un blanc pur.

Rémiges d'un brun presque noir. Couvertures supérieures, petites et moyennes, noires et largement bordées de roux lavé; le noir finit en pointe sur le roux; les grandes sont d'im roux moins foncé, mais le roux qui les borde est assez vif; le noir suit, en filet, la tige des plumes jusqu'à la pointe où paraît du roux lavé. Inférieures blanches, tachetées de brun, de roussâtre, et de cendré. Le reste comme chez l'adulte.

A un âge plus avancé, le roux marron vif se montre d'abord sur les côtés de la tête et derrière le cou. Le trait noir de la gorge se prolonge jusqu'au milieu du devant du cou. Le reste du cou présente déjà le roux tendre et délicat de l'adulte, mais beaucoup de plumes ont un trait noir le long de la tige.

A xm âge encore plus avancé, le brun du dos et du manteau est remplacé par du noir chez le mâle et du roux chez la femelle.

Ce petit héron se tient parmi les joncs qui couvrent nos endroits noyés. H peut être commun, mais on le voit rarement à cause, sans doute, de la difficulté de le découvrir au milieu de sa retraite. IL vient à de certaines heures au bord des cours d'eau pêcher les petits poissons dont il se nourrit. Son vol est si faible et si peu soutenu qu'il semble ne pas avoir la faculté de vo-

1er. Cette particularité m'empêche de croire qu'il puisse nous quitter pour voyager. Du reste, il niche ici et je l'ai vu à toutes les époques de l'année.

Il a été confondu avec le variegata de VieUlot, mais je crois que c'est à tort. A propos du variegata^ je ferai ressortir les caractères qui les différencient.

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