‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 224 sur 292 · IBIS RUBRA— Xfii · texte numérisé non relu

IBIS RUBRA— Xfii

VTTJW». FLA21ANT,

Ibis rubra — Lin. — Gray, p. 565, dP 1.

JEudocimus ruber — ^Lin. — ^Pr. Bouap., 2"*® vol., p. 157,

no3.

Tantalus ruber— WilaoUj 3"« vol., p. 63. Ibù rubra — d'Orbîgny, p. 228.

Ibù rubra — Gosse, p. 348.

Ibù rouge — Ibis rubra — ^Vieîl.

Longueur totale 660 thH.

, — duplideralle 275

— du tarse 84

— du doig^ médian 62

— de la queue 95

— du bec 167

Tout le plumage de ce courlis est entièrement d'un rouge des plus vifs ; aussi, quand l'oiseau a les ailes étendues, on voit facilement trancher à côté de ce rouge, le beau noir velouté qui recouvre la pointe des quatre premières rémiges.

Une partie de la tête est nue et présente un rouge lie-de-vin.

Pattes d'un rose tendre. Bec noir. Iris brun.

La femelle ressemble au mâle ; eUe peut avoir le bec plus court et moins noir.

Le jeune a la tête et le cou garnis de petites plumes brunes à bords blanchâtres. Haut du dos et manteau bruns. Bas du dos et croupion blancs.

Poitrine d'un brun très-clair. Abdomen et ventre d'un blanc sale.

Rémiges brunes ainsi que leurs couvertures supérieures ; inférieures d'un blanc grisâtre.

Rectrices brunes à couvertures supérieures et inférieures blanches. Pattes noirâtres. Bec blanchâtre.

Avant d'arriver à la livrée de l'adulte, l'oiseau présente, à un certain âge, un plumage d'une jolie teinte rosée. Ce n'est que fort tard qu'apparaît le rouge. J'ai vu des flamants élevés dans des jardins, qui n'étaient qu'incomplètement rouges au bout de douze ans.

Le flamant est commun ici. H se tient principalement le long des rivières qui ont leur cours au milieu de nos endroits noyés. H est toujours en troupe que composent généralement des individus de même âge ; aussi, suivant les expressions locales, on dit: une troupe de flamants grisj de flamants roses ou de flamants routes. L'oiseau est sédentaire ici ; mais par moments, il en arrive en quantité du Continent. Pendant le trajet, chaque individu est à la suite l'un de l'autre; aussi toute la bande, si elle est nombreuse, forme une ligne interminable. H se nourrit de vers, de mollusques mous, même de petits poissons. Au moment du repos, il va, en compagnie, prendre possession d'un manglier et c'est alors qu'on se plaît à contempler ce beau rouge tachant le fond vert du feuillage. Il plie facilement à la captivité et non seulement il contribue alors à l'ornement de nos jardins, mais de plus, il se rend utile en détruisant une masse de larves nuisibles. Jamais il ne manque de suivre celui qui bêche la terre pour saisir toute proie qui est mise à découvert. La chair du jeune flamant n'est point à dédaigner ; mais il n'en est pas de même de celle de l'adulte, tandis que sa dépouille est fort recherchée ; aussi soit pour sa chair, soit pour sa parure,

£9dt-on une guerre acharnée à cet oiseau. Dëjà il vient, en moins grand nombre, nous visiter et, bientôt, il sera fort rare. Ainsi, autrefois, il nichait ici, maintenant le fait n'est qu'exceptionnel.

SCOLOPACIDŒ.

S. F. LIMOSINŒ.

G. NUMENIUS— Za/A.

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