TOTANUS FLAVIPES— Û^ VTTLO. PIEDS JAUNES
Totanus flavipe^ — Gml. — Gray, p. 573, n® 8, Scohpax flavipes — ^Wilson, 2?2 vol., p. 346. Totanus flavipes — d'Orbigny, p. 234.
Chevalier aux pieds jaunes — Totanus flavipes — ^Vieîl. Totanus flavipes — Gosse, p. 351.
Longueur totale 260 mO.
— du pH de r aUe 158
— du tarse 50
— du doigt médian 30
— de la queue 62
— du bec 35
Parties supérieures d'un brun cendré et mouchetées de blanc. Sur la tête, le blanc forme des taches nombreuses et presque rondes ; à la nuque, il desaine de petits traits longitudinaux ; au dos, au manteau, surtout au croupion, il est assez rare, car il n'apparatt que frur les bords des plumes sous forme de petites taches rondes.
Un trait blanc part du bec et va former un sourcil à Pœil. Un autre petit trait noirâtre parcourt le loruiu.
Gorge blanche. Joues, côtés et devant du cou, poi*
trine et flancs finement moiichetés de brun sur fond blanc. Reste des parties inférieures d'un blanc pur.
Rémiges noirâtres ; les secondaires plus claires et finement liserées de blanc. Couvertures supérieures d'im brun plus foncé que celui du dos ; les petites liserées de blanc, les moyennes ainsi que les grandes des secondaires portant de petites taches blanches sur leurs bords ; les grandes des primaires sont simplement liserées de blanc. Couvertures inférieures blanches avec une petite bande bnme qui trace la forme des plumes en courant près de leurs bords.
Kectrices présentant une suite alternative de petites bandes blanches et noirâtres. Toutes les couvertures blanches ; les supérieures ont quelques raies bnmes. Pattes jaunes. Bec et iris noirs.
La femelle ressemble au mâle.
H est des individus dont les parties supérieures sont d'un brun cendré avec si peu de blanc à leurs bords que les petites taches qu'il y forme sont peu apparentes; mais de ce fond cendré se détachent; çà et là, de grandes plaques presque noires.
Le blanc de la gorge est piqueté de brun. Les traits bruns du cou sont plus larges ; ceux de la poitrine sont presque triangulaires et ceux des flancs forment des bandes transversales.
Ce mélange des deux livrées est plus ou moins prononcé suivant l'âge des individus. La première est celle d'hiver et du jeune âge. En été, l'oiseau adulte prend une autre livrée qui est la seconde que j'ai décrite et dont je n'ai pu donner que quelques caractères, car le flavipes ne vient jamais ici avec son plumage d'été parfait.
Cet oiseau ne manque jamais de venir nous visiter
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chaque annëe du mois d'Août au mois d'Octobre. Toujours en troupe, parfois considérable, il n'abandonne les rivages de la mer que pour se porter dans les savannes humides, même dans les terres fraîchement labourées ; il lui faut im sol détrempé qui permette à son bec de pénétrer facilement pour chercher des vers. Sa démarche rappelle celle du chhropygim. A l'époque du départ, il en reste toujours quelques individus dans le pays ; mais ils n'ont alors qu'un seul habitat, le bord des étangs qui se trouvent dans nos endroits noyés. On lui fait une guerre acharnée, mais plutôt pour le plaisir de tirer ; car sa chair ne se recommande pas.