VX7L0. PETITE CHOUETTE
Athene phalœnoides — Daud. — ^Grray, p. 35, n® 43. J^etite chouette de l'île de la Trinité — Strit phalœnoides — Vieillot.
Le Pr. Bonaparte à la page 38, après le n? 6, et à la page 64, après le n^ 4, doute de l'espèce, mais plus tard il l'a admise.
Longueur totale 175 mil.
— du pli de Faîle 96
— du tarse 24
— du doigt médian 20
— de la queue 63
— du bec 13
Toutes les parties supérieures de couleur feuille-morte. Une ligne blanche très-déliée entoure le front, passe au dessus de l'œil et vient se perdre derrière l'oreille. Toutes les plumes, du front à la nuque, ont, chacune, le long de la tige, un trait fort étroit d'un roux trèsclair. A la nuque, se dessinent d'une manière imparfaite trois lignes, blanche, noire et rousse, qui se courbent d'un côté du cou à l'autre. Sur le bord externe du manteau, se voit une série de taches ovalaires "blanches.
Face d'un roux très-clair mêlé de couleur feuillemorte. Grorgo roussâtre. Une plaque triangulaire blanche entre la face et la gorge ; son sommet repose sur la base de la inandibule inférieure, et ses côtés sont limités et encadrés par la teinte rousse des parties voisines.
Devant du cou d'un blanc pur ; ce blanc forme bientôt ime bande qui va jusqu'aux parties postérieures. Côtés de la poitrine et flancs de couleur feuille-morte. Abdomen présentant de chaque côté de la bande blanche, des traits longitudinaux fort irréguliers, les ims blancs, les autres de couleur feuille-morte ; ils s'arrêtent vers les parties postérieures qui sont tout-à-fait blanches.
Rémiges brunes, traversées par des raies rousses ; sur une partie de la barbe interne, il y a du blanc qui continue chaque raie rousse vers le bord de la penne. Couvertures supérieures, petites et moyennes, colorées comme le dos; les grandes marquées et colorées comme
les rémiges ; sur celles qui avoisinent le bord de Taîle, se remarquent des taches ovalaires blanches formant une série continue parallèle à la série de mêmes taches que présente le manteau. Inférieures blanches tachées de roussâtre.
Rectrices rousses avec des raies brunes peu apparentes sur la barbe externe. Couvertures supérieures colorées comme le croupion ; inférieures blanches.
Pattes d'un blanc jaunâtre. Tarses couverts de plumes d'un blanc sali de roux. Doigts garnis de poils longs et raides.
Bec d'un blanc jaunâtre. Iris jaune.
La femelle ressemble au mâle.
Chez le jeune, la teinte feuille-morte est remplacée partout par du brun roussâtre. Les traits roux de la tête manquent complètement.
Cette petite chouette est très-commune ici. Elle n'a point d'habitat fixe ; elle est dans les bois, près des endroits habités, même au milieu de la ville. Elle est aussi bien diurne que nocturne, aussi l'entend-on à toute heure du jour et de la nuit. Son cri se compose d'une seule note qui semble rendue par une flûte, elle la lépète coup siu* coup et pendant longtemps. Dans ces moments, ou elle appelle sa compagne qui n'est jamais bien loin, ou elle semble attirer dans son voisinage les petits oiseaux pour en faire sa proie. On sait généralement, que les passereaux font une guerre acharnée aux oiseaux de proie ; notre petite chouette parait être plus exposée que tout autre rapace à être ainsi poursuivie et harcelée; cependant elle n'a point l'air de s'en eflfrayer; on croirait plutôt, que c'est pour elle une occasion d'exercer ses raj^incs. Celui qui cherche
k tirer des oiseaux pour l'empaillage, n'ignore point Tantipathie portée à cette petite chouette ; il imite son cri et bientôt arrivent des aggresseurs, dont il fait son profit. Outre les petits oiseaux, cette cJwuette s'attaque aux petits mammifères, aux reptiles et ne dédaigne pas les insectes, surtout les sauterelles. Elle ne chasse pas précisément, elle ne fait que guetter sa proie qu'elle va saisir en temps convenable ; peut-être l'attire-t-elle par son chant, ce qui expliquerait pourquoi ce chant se fait entendre aussi souvent. Avec de semblables habitudes, elle ne se tient point dans les trous comme bien d'autres atrigidées.
S. F. BUBONINŒ.
G. EPHIALTES— iSay^ et Bios.