EPHIALTES PORTORICENSIS— i^^^on
vuLO. CROUETTE A OREILLES.
Ephialtes portoricenszs. — Lesson — Gray, p. 38, n<> 13. Âsio brastliensis — Brisson — Pr. Bonap., p. 46, n^ 3.
Longaenr totale 240 mil.
— du pli de l'aile 170
— du doigt médian 21
— de la queue 84
— du bec 25
Toutes les parties supérieures sont d'tm brun dont la teinte est modifiée par du roussâtre qui, partout, trace
des lignes vemiiculëes aussi fines que peu apparentes et qui, à la nuque et au dos principalement, se traduit par do petites taches presque rondes et semées irrégulièrement. Toutes les plumes sont marquées de noir le long de la tige. Un trait blanc forme un sourcil qui va s'arrêter aux plumes auriculaii'es ; quelques unes de ces plumes sont larges et longues; elles forment de chaque côté une petite aigrette que l'oiseau redresse à volonté. Au bord externe du manteau, se voit ime série de taches blanches, dont l'ensemble dessine une bande de chaque côté du dos.
Joue et gorge roussâtres, faiblement marquées de lignes transversales d'une teinte brune qui se fonce davantage autom* de l'œil. Derrière l'oreille commence un trait noir qui entomre la région parotique et vient s'arrêter à chaque côté de la gorge. Toutes les autres parties inférieures présentent un fond roussâtre au cou et blanchâtre partout ailleurs; sur ce fond, se détachent ime ligne noire le long de la tige des plumes et de petites lignes également noires, mais transversales et brisées.
Toutes les rémiges présentent des raies alternatives brunes et roussâtres. Sur les primaires les raies roussâtres sont pures à la barbe externe ; partout ailleurs, chaque teinte forme sur la teinte opposée un semis plus marqué vers la pointe et sur les rémiges les plus internes. Les couvertures supérieures laissent faiblement percer de petites taches et quelques lignes roussâtres sur un semis de brun et de roussâtre. Des couvertures inférieures, les petites et les moyennes sont roussâtres avec de petites taches brunes ; les grandes sont d'un jaune lavé et terminées de blanc.
Rectrices o&ant des bandes roussâtres assez étroites alternant avec de larges bandes brunes ; chaque teinte
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tend à modifier la teinte opposée en y formant un semis. Couvertures supérieures marquées et colorées comme le croupion ; les inférieures comme le ventre.
Pattes garnies jusqu'aux doigts de plumes roussâtres traversées par des raies brunes. Doigts nus blanchâtres.
Iris d'un joli jaune citron. Bec blanc de corne.
La femelle ne diffère point du mâle.
Le jeime a des teintes plus pâles et ne porte point d'aigrettes.
Cet ephialtes n'est pas rare ici. H est partout, même assez près des endroits habités. Il se tient sur les arbres où l'abrite un épais feuillage ^contre la vive lumière du jour. Son cri se compose de plusieurs notes assez douces, mais jetées si rapidement, qu'elles produisent une sorte de roulement. C'est un chant qui n'a rien de sombre, mais qui cependant inspire de la tristesse, car l'oiseau ne le fait entendre que quand tout s'apprête à sommeiller dans la nature ; il est l'annonce du crépuscule. Sans doute, il appelle alors sa compagne qui ne tarde pas à lui répondre. Au milieu de nos bois, ce chant entendu pendant la nuit, glace d'eflfroi les gens superstitieux, principalement les nègres qui prétendent y trouver le sens de la menace — cmt coups de couteau. Il se nourrit de petits mammifîîres, d'oiseaux et de reptiles ; et il semble que c'est pendant le crépuscule qu'il chasse le plus activement.
S. F. SYRNINŒ.
G. ëYRmmi—Saviffni/.