‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 39 sur 292 · CAPRIMULGUS ALBICOUA^—Gml · texte numérisé non relu

CAPRIMULGUS ALBICOUA^—Gml

vxTLO. JENQOZrLEVENT DES CHEMINS.

Capp-imulffus albicoUis — Gml. — ^Gray, p. 48, n<> 28. Antrostomus albicoUis — Gml. — Pr. Bonap., p. 61, n° 8. Engoulevent à collier blanc — Caprùnulgua albicoUis — ^Vie2.

Longueur totale 270 miL

— du doigt médian 13

— de la queue 150

— du bec 11

Dessus de la tête d'un brun bistre ; quelques traits noirs quoique éparpillés, tendent néanmoins à former une bande qui parcourt le milieu de cette région. Derrière du cou et haut du dos du même brun, mais modifié par un semis noirâtre peu apparent. Bas du dos traversé de fines raies noires alternant avec des raies roussâtres. Croupion d'un gris bnm que modifient aussi un semis et quelques raies noirâtres. Au manteau, les plumes les plus internes sont d'un roux marron trèsfoncé ; et les plus externes d'un roux très-clair ; toutes sont, en dehors et à la pointe, bordées d'un joli roux lavé ; un noir profond précède cette bordure en formant soit un trait, soit une tache presque triangulaire.

Lorum noir ; la même couleur forme un large trait derrière l'œil. Joue d'un roux vif. Gorge, côtés et

devant du cou roussâtres et traversés de raies noirâtres ; une large plaque blanche va d'un côté du cou à Tautre en passant sous la gorge. Reste des parties inférieures d'un roux lavé et festonné de raies noirâtres.

Rémiges d'un noir qui passe au brun sur les secondaires ; une large bande blanche traverse les six premières; toutes les suivantes présentent sur les deux bords des taches roussâtres qui tendent a former des raies. Couvertures supérieures noirâtres; les petites ont du roux enfumé à leur pointe ; les moyennes et les grandes, une tache d'un joli roux lavé que précède im filet noir.

Des rectrices, la première est noirâtre avec très-peu de blanc à la barbe interne ; la seconde est blanche ; du noirâtre la borde largement en dehors et trace quelques raie» à sa base ; la troisième est également blanche, et il n'y a du noirâtre qu'à sa base sous forme de raies assez nombreuses; les autres laissent faiblement voir des bandes noirâtres mouchetées de roussâtre, sur un fond roussâtre tacheté de brun. Couvertures supérieures marquées et colorées comme le croupion ; inférieures comme le ventre.

Bec et iris noirs. Pattes blanchâtres.

La femelle ne diffère du mâle que du côté des aîles et de la queue. Aux aîles, la bande blanche n'existe que sur cinq pennes ; elle est très-étroite et, à la barbe externe, elle est entourée de roussâtre. A la queue, la première penne est noirâtre et porte, vers le bord interne, des bandes roussâtres ; la second^ et la troisième également noirâtres ont les bandes roussâtres vers leurs doux bords; elles sont plus apparentes sur la seconde que sur la troisième ; les suivantes sont colorées et marquées comme chez le mâle ; mais les bandes sont plus confuses.

Cet engoulevent est commun ici. U se tient à terre parmi les halliers. Le soir, il quitte sa retraite et voltige à la recherche des insectes dont il se nourrit. H a l'habitude de se poser sur le bord des chemins et, si quelqu'un approche, il s'envole pour s'abattre à une petite distance. Quand il fait clair de lune, on en rencontre, sur le même chemin, im certain nombre échelonné à une petite distance l'un de l'autre. Par moments, il quitte le repos et reprend sa chasse, mais toujours sur le chemin. Son cri est assez fort et tant soit peu lugubre. H pond deux œufs blancs qu'il dépose à nu sur la terre.

G. UTROCALIS—Cassin.

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