VULG. ENGOULEVENT A TACHES ROUSSES
Podager gouldii — G. R. Gray — Gray, p. 62, n® 3. Podager gouldii — G. R. Gray — ^Pr. Bonap., p. 63, n® 3.
Longueur totale 212 mil.
— du pHde Faîle 177
— du tarse 13
— du doigt médian 12
— de la queue 80
— du bec 10
Tout le corps de cet engoulevent^ à part l'abdomen et le ventre, présente un fond noir peu prononcé et moucheté de taches roussâtres ; à la tête, elles sont petites et clair-semées ; plus bas, elles deviennent plus grandes et plus nombreuses ; au dos, au croupion et au manteau,
ce sont autant de petites lignes tendant à former des ronds dont le centre est noir. Un peu de blanchâtre tache quelques plumes du manteau. Au devant du cou et à la poitrine, ces taches s'étendent transversalement comme pour tracer des raies.
Une bande d'im blanc pur s'attache au menton, couvre la gorge et s'étend sur les côtés du cou; sa forme est presque triangulaire.
Abdomen et ventre marqués de nombreuses raies transversales noires et rousses.
Rémiges noires portant vers les deux bords quelques taches roussâtres s' étendant transversalement; leur pointe est finement bordée de blanchâtre. Les scapulaires, sur im fond blanchâtre et moucheté de brun, présentent quelques grandes taches noires. Couvertures supérieures répétant les couleurs du dos avec le même dessin. Des inférieures, les petites et moyennes roussâtres et rayées de noirâtre ; les grandes noirâtres et finement rayées de blanchâtre.
Rectrices noires; vers les deux bords, des traits roussâtres peu apparents, surtout au côté interne ; sur les deux intermédiaires, ces traits sont plus marqués et vont d'un bord à l'autre; leur pointe présente, sur chaque barbe, une tache bnme encadrée de blanchâtre. Couvertures supérieures colorées et marquées comme le croupion ; inférieures comme le ventre.
Pattes blanchâtres. Bec et iris noirs.
La femelle, quoique portant le même plumage que le mâle, peut cependant en être distinguée ; son collier blanc est très-étroit, peu étendu transversalement et ne trace qu'ime petite bande qui passe au bas du menton. Le menton ne porte pas du blanchâtre comme celui du mâle.
Ce birocalis passe la joumëe dans les balllers; au coucher du soleil, il les abandonne pour yoler à la poursuite des insectes dont il se nourrit. Pendant le court crépuscule de nos régions, on le voit tournoyant, pendant longtemps, autour d'un grand espace. H l'abandonne bientôt pour aller en parcourir un autre. Dans le vaste circuit qu'il décrit d'un vol assez lent et régulier, de temps en temps, il fait un crochet pour saisir un insecte. Le matin, au jour, il reprend sa chasse qu'il abandonne au lever du soleil. H n'est pas probable que ce travail continue pendant la nuit ; aussi cet engoulevent serait-il plutôt crépusculaire que nocturne. Sa femelle l'accompagne quelquefois dans ses chasses ; mais ordinairement il est seul. H n'est pas très-commun. Tout me porte à penser qu'il est sédentaire.
G. CHORDEILES— 5e(^atw*an.