‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 41 sur 292 · CHORDEILES MINOR^CaJanw · texte numérisé non relu

CHORDEILES MINOR^CaJanw

vuLO. ENGOULEVENT A QUEUE FOURCHUE,

Chordeiles minor — Cabanis — Journal fUr omith., 1866,

Chordeiles gundlacMi — Lawrence.

Longueur totale 210 mil.

— du pli de Taîle 167

— du tarse 12

— du doigt médian 12

— de la queue 9 1

— du bec , 7

DESCRIFnVE, 77

Dessus de la tête noirâtre avec de petites taches rousses assez rares et distribuées sans ordre. Nuque d'un noirâtre plus clair et largement moucheté de roussâtre. Sur le dos^ reparaît le noirâtre de la tête sous forme de taches allongées peu distinctes au milieu d'une foide de mouchetures grisâtres. Le manteau présente un mélange assez confus de lignes noirâtres et grisâtres. Sur le croupion, ces lignes sont plus distinctes.

Menton et joue marqués de lignes noirâtres et blanchâtres. Gorge traversée par une large bande blanche terminée en pointe sur les côtés du cou, et limitée, en bas, par un filet noir. Bas du cou moucheté de noirâtre sur fond roussâtre. Poitrine mélangée de noirâtre et tLe blanchâtre sous forme de mouchetures. Le reste des parties inférieiLres présente des raies noirâtres bien dessinées sur un fond d'abord blanchâtre, ensuite roussâtre.

Rémiges noirâtres, '^es quatre premières portent une bande blanche vers leur tiers postérieur. Les autres ont, sur leurs deux barbes, deux à trois taches rousses. Couvertures supérieures présentant im mélange de noii^tre, de brun, de blanchâtre et d'un peu de roux formant des mouchetures, des taches et des raies. Les inférieures roussâtres et rayées de noir. Du blanc sur le bord de l'aile près des pennes bâtardes.

Queue fourchue composée de pennes noirâtres que traversent de petites bandes formées de taches roussâtres. Près de leur extrémité, elles présentent xme large bande blanche. Couvertures supérieures colorées et marquées comme le croupion; inférieures comme le ventre.

Bec et iris noirs. Pattes brunes.

La femelle se distingue du mâle par son collier qui

est roussâtre au lieu d'être blanc.

Le jeune a des teintes beaucoup moins foncées et porte aussi un collier roussâtre.

Cet engoulevent est de passage ici. H paraît en Juillet, quand commencent nos pluies torrentielles, circonstance si favorable à la production des insectes ; et il nous quitte en Octobre. Ses visites sont très-régulières. Fendant la journée, il se tient, en compagnie, dans les halliers. A peine le soleil couché, la troupe s'envole presque en même temps et va voltiger principalement au dessus des savannes, surtout si elles.sont noyées. Quelques uns s'approchent de la ville qu'ils parcourent dans tous les sens en volant à peu de hauteur au dessus des maisons. On en voit même au bord de la mer, surtout au point du jour.

Le vol de ce chordetles rappelle im peu celui de l'hirondelle ; sa queue fourchue ^établit un autre rapport entre ces fissirostres.

De toutes nos caprimulgidées, c'est l'espèce la plus nombreuse. Quand, au crépuscule, on se trouve dans tme savanne d'élection, on voit venir du même côté et coup sur coup une foule de petites troupes de cinq ou six individus qui se dispersent pour explorer tous les points de la savanne ; bientôt ils l'abandonnent pour se porter ailleurs. Cette chasse, sans doute, ne continue pas pendant la nuit; l'oiseau serait donc plutôt crépusculaire que nocturne.

S. F. PODAGERINŒ.

G. PODAGER— Waffler.

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