MOMOTUS BAHAMEXSIS— 5i«^ae
VTLO. nOTJTOU.
Momoius bahaniensis — Swains — Gray, p. 68, n^ 2. Prionites bahamensis — Swains — Pr. Bonap., p. ^165, n*' 2.
Longaeur totale 410 mil.
— du pH de raîle 127
— du tarse 26
— du doigt médian 19
— de la queue 210
-î- du bec 30
Milieu de la tête occupe par une grande plaque ronde d'un noir foncé, mais terne ; un joli vert clair garnit tout le front et, comme ime véritable couronne, entoure tout le noir de la tête en devenant d'un beau bleu d'azur à l'occiput. Une large bande noire part des narines et de la commissure du bec, couvre le lorum, traverse l'œil en lui formant un sourcil et se termine en pointe un peu au delà de la région parotique ; quelques plumes, les unes vertes, les autres bleues la bordent incomplètement. Toutes les autres parties supérieures sont d'un vert un peu sombre ; à la nuque, il est mitigé par une légère teinte rousse.
Parties inférieures rousses ; mais ce roux n'est pas
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pur ; il s'y mêle une légère nuance verte. Sur la poitrine, on voit deux plumes noires largement bordées de bleu ; elles y forment une tache allongée aussi bizarre qu'apparente.
Rémiges noires ; du roux clair sur une grande partie de la barbe interne ; du bleu sur toute la barbe externe des primaires et du vert sur celle des secondaires. Couvertures supérieures vertes ; inférieures rousses.
Rectrices vertes ; mais cette couleur tend au bleu du milieu à la pointe. Elles sont fortement étagées de dehors en dedans, et les deux intermédiaires, exagérant cette disposition, prolongent encore davantage la queue ; ces deux pennes, en abandonnant les autres, ont une partie de leur tige dénuée de barbes qui, bientôt, reparaissent pour former à l'extrémité de chacune d'elles une sorte de palette bleue et terminée de noir. Couvertures supérieures vertes ; inférieures rousses.
Pattes brunes. Bec noir. Iris d'un roux clair.
La femelle ressemble au mâle.
Je considère comme jeunes les individus dont la tige des rectrices intermédiaires n'est point privée de barbes.
Cet oiseau est assez commun ici. H lui £siut les en* droits couverts d'arbres. Fuyant ainsi l'intensité de notre lumière intertropicale, il fait voir combien il préfère cette légère obscurité de nos forêts, qui semble si bien en rapport avec la lenteur de ses mouvements et la tristesse de son cri. Longtemps perché sur une branche, il ne la quitte, en quelque sorte, qu'à regret. Cest àpeine même, si les feux de l'amour peuvent l'enlever à son apathie. Son cri, que composent deux ou trois notes qui rappellent le nom qu'il porte, n'a rien de
signîficatif ; ce n'est ni de la gaîté, ni de la colère, ni de la passion. De plus, son port est lourd, sa forme peu gracieuse, et c'est en vain que sa parure emprunte l'éclat de quelques belles couleurs ; aussi n'attire-t-il les regards que par sa queue qui dénote de ces secrets de la nature que l'homme ne parviendra, sans doute, à jamais découvrir. Sa femelle l'accompagne presque toujours ; mais elle est incapable d'animer cette vie si triste. Sa nourriture consiste en baies et en insectes.
TROGONIDŒ.
G. TROGO^—Mcerififf.