TROGON YmiBlS— Linné
VULG. GRAND COUROUCOU A VENTRE JAUiyE.
Trogon viridis — Lin. — Gray, p. 69, n** 3.
Trogon viridis — Lin. Pr. Bonap., p. 148, n® 3.
Couroucou couroucouai — Trogon viridis — ^Vieil.
Longueur totale 302 mil.
— du pH dePaîle 145
— du tarse 17
— du doigt médian 15
— de la queue 145
— du bec 18
Parties supérieures de la tête et nuque d'un noir mat; les plimies laissent briller à leur pointe des reflets d'un
brun violacé im peu sombre. Reste du dessus du corps d'un beau vert à reflets dorés.
Côtés de la tête, gorge, devant du cou, également d'un noir mat. Poitrine riche de reflets d'im brun violacé que renvoie un fond noir. Flancs noirâtres. Toutes les autres parties inférieures d'un beau jaune abricot. Jambes couvertes jusqu'aux doigts de plumes noîrcs.
Rémiges noires ; très-peu de blanc à leur base. Les cinq qui suivent la première ont leur barbe externe blanche de la base au milieu ; cette barbe est très-étroite ; aussi le blanc ne forme, sur l'aîle, que de simples lignes longitudinales. Des couvertures supérieures, les petites sont colorées comme le dos ; les moyennes et les grandes sont noires ; inférieures noirâtres avec quelques fines raies blanches vers le pli de l'aîle.
Des rectrices, les trois premières sont noires de la base à un point qui descend de plus en plus de l'une à l'autre ; de ce point, elles sont d'un blanc pur ; ce blanc se répand obliquement du bord externe au bord interne ; les deux suivantes ont la barbe interne noire et l'externe d'un vert à reflets bleus ; le même vert à reflets couvre les deux intermédiaires complètement ; ces trois dernières ont une bande noire à leur pointe. Les trois premières sont étagées ; les suivantes sont d'égale longueur. Couvertures supérieures d'un beau bleu à reflets ; inférieures jaunes comme le ventre.
Bec blanc de corne ; du noir à la pointe et à l'arête supérieure.
Iris noir ; paupières blanches. Pattes noires.
La femelle a toutes les parties supérieures d'un noir qui semble saupoudré de blanc.
Gorge, devant du cou, poitrine et flancs présentant
le même noir, mais encore plus saupoudré de blanc. Les autres parties inférieures jaunes comme chez le mâle.
Les rémiges rappellent celles du mâle; mais elles s'en distinguent par une suite de points blancs qui garnissent le bord externe des secondaires. Couvertures supérieures noires et à part les grandes et les petites près du bord de l'aîle, toutes sont traversées par des raies blanches, fines, légèrement ondulées et assez distantes Tune de l'autre. Inférieures noirâtres à pointe blanchâtre.
Rectrices noires ; ce noir ne règne que sur une partie des trois premières et à la base ; le reste est blanc et traversé de petites bandes noires ; ces bandes s'arrêtent assez loin de la pointe dont le blanc est tout-à-fait pur.
Bec noirâtre.
Ce cùuroucou est commun ici. Il n'aime que les bois. H trouve, sans doute, dans la solitude tout ce qui convient à la vie triste et tranquille qu'il mène. En eflfet, perché pendant des heures entières sur la même branche, il semble indiflférent à ce qui l'entoure. Cependant le matin et l'après-midi, il cède aux besoins de son entretien et alors il s'élance sur chaque insecte qui passe à sa portée, ou bien il va chercher les baies dont il se nourrit aussi. Son cri qui lui a valu le nom qu'il porte rappelle assez celui d'un oiseau de proie nocturne ; aussi, entendu pendant la journée, il ne pourrait inspirer de la gaîté. Sa femelle l'accompagne presque toujours, mais sans troubler sa quiétude.