‹ OiseauxChapitre 36 sur 72 · PO PE TV · texte numérisé non relu

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donne au repos une allure assez lourde, mais au vol, ils sont tout autres et paraissent légers et gracieux.

D'un naturel assez débonnaire, les hirondelles qui aiment à vivre en famille, se montrent braves et même téméraires lorsqu'un ennemi les menace, nous avons été maintes fois témoin d'oiseaux de proic, épervier, crecerelle, et même buse, poursuivis et éconduits par une bande d’hirondelles fort irritées, probablement par quelque méfait de ces rapaces sournois; elles ont aussi horreurs des chouettes, et d’autres pillards, tels que : pies, geais, corbeaux, qu’elles ne se gènent pas pour houspiller fortement lorsqu'elles ont quelque crime à leur reprocher.

Nous ne rappeilerons pas les voyages des hirondelles, ils ont été si souvent décrits que nous nous bornerons à dire que toutes les espèces que nous réunissons dans le groupe des becs fendus, n’habitent en France que pendant la belle saison de mars ou avril, jusqu’en septembre ou octobre.

On a prétendu que quelques hirondelles hivernaient enfoncées dans la vaseau fond des marais, ou engourdies dans des trous d’arbre ou de rocher, ce sont des erreurs évidemment; quand on voyage si facilement que ces oiseaux, le déplacement du nord de l’Europe au centre de l’Afrique n’est qu’une promenade.

Engouvelent — Caprimulqus europœus (Linné) (pl. 11, gs, 1)

Taille 0,28, tout le plumage bran, varié de roux, de gris et de blanchâtre, le brun formant des stries au cou et partout en dessous, une bande de plumes blanches en dessous de l'œil, deux touffes de même couleur à la

gorge, où elles sont souvent maculées de brun; ailes brunes avec des taches rousses sur les barbes externes et une tache blanche sur les barbes internes. des trois premières, queue brune traversée de bandes noirâtres, les deux plumes externes terminées de blanc.

Femelle semblable mais sans taches blanches aux ailes et à la queue.

Œuf de 0,03) sur 0,022, d’un blanc gris jaunâtre avec des taches et des maculatures brun violacé.

Engoulevent ouvrant le bec pour avaler un insecte.

Dès que disparaissent les derniers rayons du soleil l'engoulevent se réveille, se détire, lisse son plumage et prend son vol qui a beaucoup d’analogie avec celui de l'hirondelle, il a du reste à faire la même récolte d'insectes ailés qui composent sa nourriture exclusive, les papillons nocturnes, les bousiers, les hannetons, sont ses mets favoris, très probablement surtout parce que ce sont de plus gros morceaux que les petits moucherons dont il lui faudrait des masses ; son bec est fendu jusqu'au milieu des yeux.

C'est un oiseau qui perche peu; lorsqu'il se pose sur une branche, il se tient en long comme le petit duc, il pond par terre au pied d’une bruyère ou d’une touffe d'herbe,

Pre

L'hiver il abandonne nos contrées pour aller dans le sud ; il habite surtout les grands bois.

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