GROUPE DES BECS FINS COUREURS
Ongles du pouce, long et presque droit ....,. Alouettes Ongle du pouce moixs long et courbe......... a. aPlumape DranVATIC MESA CEE EC Pipi Plumage jaune, noire, blanc et gris, mais de teintes Plus UNI OEMEMAE EE ee cr Ceree Bergcronnette.
Les becs fins coureurs sont caractérisés par l’ongle du pouce jiong et presque droit, tous marchent et courent par terre avec une grande agilité, quelques-uns comme les pipis se perchent aussi fréquemment. Leur queue est longue, elle est surtout très développée chez les bergeronnettes ou hoche-queue.
LES ALOURTTES
Chanteuses matinales, elles ont été prises comme type de la vigilance, c'est surtout lorsqu'elles s'élèvent dans les airs qu'elles font entendre leur gai ramage, elles montent même parfois si haut qu’on les entend bien encore, mais qu’on les apercoit à peine comme un tout petit point noir perdu dans le ciel. Les alouettes sont des coureuses émérites,ellesmarchent et nesautentpas comme les gros becs, elles perchent aussi, mais rarement, il n'y a que Alouette la Lulu qui puisse être
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considérée comme vraiment percheuse. Toutes font leur nid par terre, quelques brins d’herbe sèche à l'extérieur, des crins et des plumes à l'intérieur en sont tous les matériaux. L'hiver elles se réunissent en bandes pour voyager, il en est cependant comme Ja cochevis qui vivent solitaires et isolées, l’alouette des champs et la calandrelle sont celles qui composent les bandes les plus considérables; la lulu vit par petiles familles, la calandre va aussi parfois en troupe mais paraît plus sédentaire que les autres espèces.
La conformation du pied des alouettes indique bien que ce sont des oiseaux surtout marcheurs, le pouce est plat et terminé par ur ongle très long mince et peu recourbé qui rappelle celui des poules d’eau. Elles se nourrissent de graines et d'insectes, ce sont des oiseaux de plaines qui ne résident jamais dans les bois, elles recherchent les contrées rases et non accidentées.
Alouette äes champs — Alauda arvensis (Linné) (pl.12, fig.1)
Taille0,18, dos brun, les plumes bordées de roussâtre, plumes de la tête ne formant pas huppe, dessous d’un blanc teinté de roussâtre clair, avec les plumes de la poitrine marquées de brun au centre; ongle du pouce très long.
Première remige n’ayant pas un centimètre de long, la deuxième aussi longue au moins que la quatrième, la femelle est semblable, la poitrine a seulement un plus grand nombre de taches brunes.
Œuf de 0,023 sur 0,017, blanc gris pointillé et taché de brun gris.
L'alouette commune, dès le mois d’octobre, se réunit
en bandes considérables, fait de grands voyages, il er est un bon nambre qui restent sédentaires.
Sa chair est très estimée surtout à l’automne quand elle est bien grasse, on la prend à l’aide de collets de crins qu’on place dans les sillons des champs.
Alouette lulu — Alauda arborea (Linné) (pl. 12, fig. 4)
Taille 0,15, de même coloration que l’alouette des champs, le ventre plus blanc, la région de l'oreille plus foncée, les plumes de la tête formant huppe, deuxième rémige plus courte que la quatrième; femelle semblable, iris brun.
L’alouette lulu ou percheuse est la seule espèce du genre qui mérite celte qualification, elle a des mœurs différentes de l’alouette des champs, préfèreles plateaux des coteaux aux graudes plaines, et ne se réunit à l'automne qu’en bandes de vingt individus au plus pour entreprendre ses migrations hivernales. Elle est commune. partout à l'automne et presque aussi nombreuse que l’alouette des champs.
Alouette cochevis ou huppée — Alauda cristata (Linné) (pl. 192, fig. 2)
Taille 0,18, dessus brun, le bord des plumes un peu plus clair, tête ayant une huppe bien accusée, dessous d'un blanc roussâtre avec les plumes de la poitrine marquées de brun, première remige de moins de deux centimètres de long, deuxième plus courte que la cinquième ; femelle semblable.
Œuf de 0,022 sur 0,017, d’un gris jaunâtre avee des points roussâtres plus nomkreux vers le gros bout.
L'alouette huppée fréquente surtout le bord des routes, elle fouille volontiers les fientes des animaux pour rechercher les graines non digérées ou les insectes.
Bien que commune partout, elle est bien moins nombreuse que les espèces précédentes et vit toujours isolée, et par couple senlement au printemps.
Alouette calandrelle — Alauda orachydactyla (Lesler) (pl. 12, fig. à)
Taille 0,14, dessus brun, les plumes bordées de roux, dessous d'un blanc roux, la gorge plus pâle, deux u taches brunes sur les côtés du cou.
Première rémige nulle, les deuxième , troisième et quatrième, presque égales,
La femelle ne diffère du
Patte de la calandrelle mâle, que par les taches foncées du cou beaucoup plus réduites, etles parties inférieures du corps plus päles.
Œuf de 0,017 sur 0,015, d'un roux clair avec des taches plus foncées peu visibles.
La calandre a l’ougle du pouce beaucoup plus court que les autres espèces du genre, elle n’est cependant pas percheuse : c’est une habitante de la France méridionale qui, à l’automne, se réunit en grandes troupes pour voyager ; elle fréquente surtout les plaines arides et pierreuses.
Alouette calandre — Alauda calandra (Linné) (pl. 12, fig. 3)
Dessus brun roussätre, les plumes du haut du dos
marquées de brun noir au centre, gorge et ventre blancs, flanes bruns, les côtés de la poitrine noirs avec des taches de même couleur sur fond blanc au centre.
La femelle ne diffère que par sa taille un peu plus petite et les taches noires plus réduites.
Œuf de 0,026 sur 0,017, d’un blanc sale avec des taches roux brun.
La calandre est la plus grosse espèce d’alouette que nous ayons en France, elle n'habite que le midi et particulièrement les terrains secs et pierreux, son bee est gros et fort, elle se nourrit de graines et d’insectes, c'est une des espèces qui apprend le plus facilement à répéter des airs, elle est appréciée des oïiseleurs à ce point de vue. Sa chair est dure et peu estimée, nous ne l’avons jamais vu grasse comme la commune.
LES PIPIS
Ces oiseaux semblent faire le passage entre les alouettes et les fauvettes, quelques uns nichent par terre comme les premières et sont plutôt marcheurs, l'hiver ils suivent souvent les bandes d’alouettes et comme elles viennent se faire tuer au miroir, d’autres qui, comme conformation et extérieur, ne diffèrent en rien de leurs congénères, sont plutôt des oiseaux sylvains, ayant beaucoup des mœurs des fauveltes.
Leurs pattes sont grèles, allongées, le pouce long, mince, peu arqué, les plumes latérales de la queue sont marquées de blanc, comme chez les alouettes, leur démarche est gracieuse, ils courent avec agilité et chantent en voletant comme elles. Le mäle et la femelle sont semblables pour la robe, à l'automne ils sont très
gras et deviennent paresseux à voler au point de se laisser approcher presque à portée de ia main.
Pipi richard — Anthus Richardi (Vieill.) (pl. 12, fig. 6)
Taille 0,18, dessus brun, les plumes bordées de roux, une bande sourcilière d’un blanc roux, étroite sur l’œil se prolongeant en s’élargissant derrière, une moustache brune descend du bec; dessous d’un blanc sale avec la poitrine marquée detaches brunes sur un fond un peu plus roussâtre. Ongle du pouce d'un tiers plus long ‘que le doigt, Queue brune, les plumes médianes bordées Pouce du pipi richard de roussâtre, les latérales marquées de blanc, surtout l’externe qui est à peine brune à la base de la barbe interne. La femelle est semblable.
Œuf de 0,020 sur 0,015, d’un gris souvent rougeâtre avec des taches parfois très nombreuses et recouvrant presque toute la coquille.
Pipi rousseline — An!lius campestris (Briss.) (pl. 12, fig. 9)
Taille 0,17, d'un brun cendré, marqué de brun au centre des plumes, bien accusé surtout sur la tête ; ailes et cueue brunes bordées de roux clair, nne bande sourcilièie”blane roussâtre, les joues brur gris, une moustache noire bien accusée chez les adultes, dessous
d’un gris roux, la poitrine marquée de taches brunes chez les femelles.
Œuf de 0,022 sur 0,016, d’un blanc sale couvert de petites taches plus ou moins nombreuses.
Le pipi rousseline se plait particulièrement dans les terrains arides, les bruyères, les dunes, il court avec agilité et remue sa queue an peu comme les bergeronnettes; c’est surtout dans le midi de la France qu’on le rencontre et pendant la belle saison d'avril à septembre.
Il se nourrit principalement d'insectes et de vers et fort peu de graines.
Pipi des prés — Anthus pralensis (Linné) (pl. 12, fig. 7)
Taille 0,15, dessus brun, les plumes bordées plus clair, dessous d’un blanc roux très clair, le ventre presque blanc pur, la poitrine, les côtés du cou et les
it flancs tachés de bandes
a brun foncé.
?1 Ongle du pouce plus long que le doigt, c’est le caractère principal qui le distingue du pipi
He AU arbres dont il Fe
7 Voisin.
Patle du pipi des prés Œuf de 0,019 sur 0,014, d’un blanc sale verdâtre avec de petites taches et des raies d’un brun rougeâtre.
Il préfère les endroits humides, les prairies basses, il est de passage régulier dans toute la France au printemps et à l’automne et est très commun partout;
ton mont dite ou sd
l'hiver il se réunit en bandes qui se confondent parfois et volent de compagnie avec l’alouette des champs.
Pipi à gorge rousse — Anthus cervinus (Pallas) (pi.12, fig. 9)
Taille 0,145, dessus brun, les plumes bordées plus clair, gorge et poitrine roux vif, côtés du cou et poitrine marqués de taches brunes, ventre d’un blanc roussâtre. Ongle du pouce aussi long que le doigt; femelle semblable.
Œuf de 0,021 sur 0,014, d’un blanc gris violacé avec des taches et des stries brunâtres.
On a prétendu que cet oiseau était une variété du précédent, il est constamment assez différent pour constituer une espèce absolument distincte, il est de passage dans le centre et niche plutôt dans les contrées mérilionales, on le dit commun en Sicile et en Tunisie.
Pipi des arbres — Anthus arboreus (Brisson)
Taille 0,15, dessus brun, les plumes bordées de brun olivâtre, plus clair sur les ailes et la queue; dessous d’un blanc sale, roussâtre sur les côtés du cou et à la poitrine, ces parties sont marquées de taches brunes presques noires ; la femelle semblable.
\ Ongle du pouce plus court NT que le doigt, c’est la grande
différence qui permet de le distinguer aisément du pipi des près auquel il ressemble beaucoup; ilesttrès commun partout, mais ne va jamais par bandes, il niche sur les arbres et fréquente les prai- Patte du pipi des arbres ries, les vignes et les coteaux,
Œuf de 0,020 sur 0,015, variant beaucoup de coloration du gris au rougeâtre avec des taches plus ou moins nombreuses recouvrant parfois toute la surface.
Il est sédentaire en France, et s'il voyage au printemps et à l’automne, c’est plutôt pour changer de contrées que pour s'éloigner de ses parages habituels, il n’y a que dans les hivers très rigoureux, lorsque la terre est couverte de neige qu’il abandonne le canton qu'il fréquentait.
Pipi spioncelle — Anthus spinolelta (Linné) (pl. 13. fig. 1)
Taille 0,18, dessus brun presque uniforme, plus roussâtre aux parties inférieures, deux bandes grises diagonales sur les ailes, des teintes ardoisées à la tête; d’un blanc sale en dessous, le devant du cou, la poitrine et les flancs variés de roux rosé et marqués de tâches brunes; femelle semblable mais un peu plus claire en dessous.
Œuf de 0,022 sur 0,016, d’un gris violacé avec des taches plus foncées et plus ou moins rougeâtres.
L'été il habite les régions élevées et arides, l’hiver il descend dans les plaines, fréquente le bord des eaux; il est commun partout surtout à l’époque des migrations, au printemps et à l'automne.
Pipi obscur — Anthus obscurus (Latham) (pl. 13, fig. 2)
Taille 0,165, dessus brun cendré olivâtre, marqué de bandes brunes bien accentuées seulement sur le dos, ailes avec deux bandes diagonales d’un gris cendré, queue brune, un liseré gris plus clair à la plume externe
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qui est marqué de gris aux barbes internes le long de la baguette; dessous d’un blanc sale, rosé à la poitrine marquée de taches brunes. Cet oiseau varie sensiblement de livrée, il est parfois d'un gris brun en dessus, le dessous d’un roux clair peu tacheté de brun.
La femelle est semblable.
Œuf de 0,022 sur 0,016, d’un blanc gris verdätre, pointillé de roux brun surtout vers le gros bout.
Le pipi obscur est surtout répandu en Normandie et en Bretagne pendant la belle saison, il paraît affecter particulièrement les côtes maritimes, nous l’avons observé dans des îles de l'océan où ne vivait aucun autre oiseau terrestre ; il est répandu dans ces localités et très rare sur ce que les marins appellent la grande terre.
LES BERGERONNETTES (ou Hoche-Queue)
Appelées souvent hoche-queue, à cause de leur habitude de balancer constamment la queue, les bergeronnettes fréquentent surtout le bord des eaux, ce n’est que pendant leurs migrations qu’on les voit dans les prairies, sur le bord des routes, à la recherche de leur nourriture qui se compose de vers, d'insectes et de petits mollusques.
Leurs poses sont très gracieuses, elles courent avec rapidité, s’arrêtent pour repartir bientôt et chaque pause est accompagnée de balancement de tête et de hochement de queue ; leur vol se fait par bonds assez courts,
Leur queue est très longue, leurs pattes rappellent celles des aloucttes, mais avec l’ongle plus court ; elles
construisent leur nid toujours très bas, souvent au bord des berges, dans les roseaux, dans un trou de rocher bas, la plupart émigrent en automne en petites bandes pour revenir à la belle saison, celles qui habitent les régions tempérées méridionales sont sédentaires.
Bergeronnette boarule — Motacilla sulphurea (Gmel) (pl. 13, fig. 4)
Taille 0,185, queue dix centimètres ; dessus gris, croupion jaune, plumes latérales dela queueentièrement blanches, sourcils blancs, moustache blanche, gorge noire, ventre jaune, la queue est plus longue que la corps.
La femelle a les teintes du dessus plus brunâtres, le croupion verdêtre, le dessous d’un blanc roux aux parties supérieures, jaunâtres aux inférieures.
Œuf de 0,02 sur 0,015, d’un blanc sale avec une infinité de stries et de taches peu marquées, plus foncées que le fond.
Elle est sédentaire dans la France méridionale et de passage dans le centre et le nord, elle fréquente constamment le bord de l’eau et vit volontiers isolée étant d'un naturel plus querelleur que toutes ses congénères.
Bergeronnette printanière — Motacilla flava (Linné) (pl. 13, fig. 5)
Taille 0,165, queue 0,075, dos brun verdâtre, tête grise, sourcil blanc, dessous jaune, la dernière plume de la queue bordée de noir intérieurement sur deux tiers de sa longueur.
Femelle semblable au mâle, les teintes du dessus plus sombres, la gorge blanche.
On donne le nom de Rayi à une variété de cette espèce où le jaune a prédominé, au point de rendre la tête d’un jaune verdâtre, les sourcils et la gorge jaunes.
De même qu'on a appelé cinereocapilla la variété à tête grise qui n’a pas de sourcils blancs ; quand on a sous les yeux un très grand nombre de ces oiseaux, il y a tant de sujets qui se trouvent sur la limite de chacune des espèces qu'on en arrive forcément à les confondre en une seule.
Cette espèce est très commune partout où il y a de l’eau, elle se réunit en petites bandes l’hiver pour émigrer, surtout dans les années très rigoureuses.
Bergeronnette grise — Motacilla alba — (Linné) (pl.13, fig.3)
Taille 0,19, queue 0,095, dessus gris cendré, tête noire, front et joues blancs, gorge et poitrine noires, ventre blanc, telle est la livrée du printemps.
La femelle ressemble au mâle, mais à cette époque de l’année elle a le noir de Ja tête moins étendu.
En automne les deux sexes se ressemblent, le dessus du corps est plus pâle, le front est d’un blanc maculé de gris, le noir de la tête est taché de brun, la gorge est blanche, un collier noir rejoignant les épaules se montre sur la gorge, le ventre est blanc.
On a donné le nom de yarrelli à une variété où le noir de la tête a envahi tout le dos.
Œuf de 0,020 sur 0,015, d’un blanc gris avec des marques brunâtres.
Elle a les mêmes mœurs que la précédente, on les voit souvent dans les mêmes parages.