GROUPE DES GOBE-MOUCHES
Plumage du corps d’un brun roux uniforme, cires rouges aux pennes secondaires des ailes. Jaseur.
Plaumage noir et blanc, ou gris avec le ventre D'anchAtF ee ee Gobe mouches Un bec large, et déprimé à la base, caractérise les oiseaux de ce groupe, comme leur nom l'indique ce sont aussi des insectivores acharnés qui pousuivent volontiers les insectes ailés, mais n'ayant pas la
puissance de vol des hirondelles ou des martinets, ils se tiennent perchés sur quelque branche élevée, guettent les papillons ou les moucherons qui passent à portée, d'un bond ils les rejoignent, si la bestiole aperçoit son ennemi à temps et cherche à fuir, on les voit suivant au vol les mouvements saccadés de l'insecte qui cherche à leur échapper ; sitôt la proie avalée, le gobe-mouche reprend son poste d'observation et y resle presque immobile jusqu’à ce qu’un insecte le fasse se déranger à nouveau.
Comme tous les insectivores, ces oiseaux ne passent en France que la belle saison.
Jaseur — Bombycilla garrula (Linné) (pl. 4, fig 6°
Taille 0,22, tout le plumage d’un brun roux lavé de gris, cendré aux parties inférieures, gorge noire, un trait de même couleur traverse les yeux, la tête ornée d'une huppe érectile, ailes noires, une ligue blanche trausversale vers le milieu, les grandes plumes bordées de jaune extérieurement, et celles plus courtes terminées par un prolongement corné d’un rouge vif, queue noire terminée de jaune avec des prolongements rouges comme aux ailes chez les très vieux mâles, gorge noire. La femelle ressemble au mâle, mais le noir de la gorge n'existe intense que près du bec.
Le jaseur de Bohême n’est pas de passage régulier, ce n’est que de temps à autre, poussé par le froid qu’il vient en France, mais alors c’est par troupe nombreuse qu’il voyage, aussi ses apparitions sont-elles très remarquées et son plumage tout à fait particulier, présentant des taches rouges cornées aux plumes des ailes et parfois
aussi à celles de la queue, a contribué à le distinguer de tous les autres passagers.
Œuf de 0,026 sur 0,018, verdâtre avec des points noirs.
Gobe-mouches gris — Muscicapa griseola (Linné) (pl.10, fig.11)
Taille 0,15, dessus gris cendré, plumes de la tête marquées de brun au centre, dessous blanc avec les côtés du cou, la poitrine et les flancs marqués de brun; bec noir, iris brun.
La femelle semblable.
Œuf de 0,002 sur 0,015, d’un blanc sale avec des taches rousses plus nombreuses vers le gros bout.
Le gobe-mouches ou bec figue est très commun par toute la France, l'automne au moment de son départ il est très gras, dans cet état c'est un mets recherché des gourmets ; il se perche volontiers sur les poteaux isolés, les branches mortes, et ouvre ses ailes très souvent comme s’il allait s'envoler ; il arrive en France vers le mois d'avril et enrepart en octobre, il se nourrit surtout d'insectes ailés qu'il gobe avec beaucoup d’habilité en les poursuivant au vol; il place son nid dans les arbrisseaux, toujours assez près de terre.
Gobe-mouches noir — Muscicapa nigra (Brisson) (pl.10,fig.10)
Taille 0,14, dessus noir, excepté le front, et deux grandes taches sur les ailes, dessous blanc pur.
Chez la femelle, les parties du dessus sont brunes, le dessous est d’un blanc moins pur ; les deux pennes latérales de la queue sont marquées de blanc exté-
rieurement dans les deux sexes, première rémige plus courte que la quatrième.
Œuf de 0,918 sur 0,012, d’un bleu verdâtre.
Le gobe-mouches noir est commun surtout dans le midi de la France, il arrive dans le courant d’avril et repart vers septembre, il se tient de préférence dans les taillis sur les lisières des bois, se nourrit d’insectes ailés et devient très gras vers l'automne comme le becfigue, aussi est-il apprécié à son égal comme gibier.
Gobe-mouches à collier — Muscicapa albicollis (Temm) (pl. 10, fig. 9)
Taille 0,14, mâle, au printemps comme le gobemouches noir, mais avec un collier d’un blanc pur au cou, première rémige égale à la quatrième, en hiver il est brun en dessus, le collier un peu plus clair souvent à peine indiqué, dessous blanc sale, il ressemble beaucoup dans cet état à la livrée de la femelle en toute saison.
Œuf de 0,018 sur 0,012, d’un bleu verdâtre sans taches.
Cette espèce est la plus rare des trois, on la dit très répandue en Lorraine et de passage irrégulier dans d’autres contrées de la France, elle fait son nid dans les arbres creux et se tient volontiers à la cime des plus hautes branches.