LES TRAQUETS
Les traquets forment une petite famille bien homogène uu des caractères qui permet de les distinguer à première vue au milieu des nombreux becs fins voisins, ce sont leurs tarses toujours d'un noir profond. Ils aiment à se percher sur un point dominant, le pâtre et le tarier sont souvent sur les fils Télégraphiques, le long des voies des chemins de fer ; le motteux se tient immobile sur les plus grosses mottes de terre, s'élance de son. observatoire sur un insecte qu’il saisit prestement et revient à son poste ; ils recherchent les contrées arides, caillouteuses et sont tous des insectivores qui méritent toute notre sollicitude ; ils nichent par terre dans les brousailles, émigrent l’hiver pour aller dans les contrées plus tempérées.
Traquet motteux — Saricola ænanthe (Linné)
Taille 0,165. Mâle en été: dessus gris cendré, sourcils et eroupion blancs de même que la base de la queue,
un trait noir traversant les yeux : dessous fauve, ailes noires. é En hiver : le dessus est plus roux, dessous d’un roux = plus sombre. La femelle ressemble au mâle en biver, la bande qui traverse les yeux est moins nette et d’un brun roussâtre.
Œuf de 0,022 sur Ge 0,016, d'un bleu vert *. ÿ “a d'eau pâle.
Traquet eue. Ce traquet, q u’on appelle le motteux ou cul-blanc, reste toujours perché sur une pierre, une motte de terre, il court avec rapidité un peu comme les alouettes, il ne se met pas en bandes pour émigrer à l’automne, à peine quelques couples se réunissent-ils pour ces longs voyages qu’ils font par petites étapes.
Traquet stapazin — Saxicola stapazina (Temminck} (pl 13909)
Taille 0,15 (1), dessus roux enfumé, le bas du dos blane, ailes noires, les plumes les recouvrant bordées de roux, le tour des yeux, les joues et la gorge noirs, le dessous blanc roux plus foncé à la poitrine.
La femelle a les teintes du dessus plus brunes, ce qui fait que le sourcil se détache moins, le noir de la gorge est moins net, le ventre est plus clair, les ailes brunes au lieu d'être noires.
(4) La figure est un peu plus petite que nature, il a la même taille que l’oreillard qui est exact coinme dimension.
Œauat de 0,020 sur 0,015, d’un bleu pâle uniforme, parfois parsemé de tâches rousses.
Le traquet stapazin est plutôt méridional, l’été on ne le rencontre qu’au sud du Rhône, dans les plaines arides et caillouteuses où il niche dans les tas de pierres, dans les trous de murailles, il n’est pas commun.
Traquet oreillard — Saxicola aurila (Temminek) (pl. 13, fig. 7)
Taille 0,15, dessus d’un blanc roux, blanc pur au bas du dos, une large bande noire traverse les yeux, ailes noires ; dessous entièrement d'un blanc lavé de roussâtre surtout à la poitrine ; en hiver le plumage se rembrunit; la femelle lui ressemble, mais ce quiest noir devient chez elle d’un brun roux, les plumes qui recouvrent les ailes sont bordées de roux.
Œuf comme celui du stapazin, mais avec des taches plus nombreuses.
Cette espèce vit dans les mêmes contrées que le stapazin, il a les mêmes mœurs, il est peut-être un peu plus rare.
Traquet rieur — Saxicola leucura (Gmel) (pi. 13, fig. 8)
Taille 0,19, entièrement noir, sauf les plumes qui recouvrent la queue et la base de celle-ci qui sont d’un blanc pur;”la femelle lui ressemble mais le noir est un peu roussâtre.
Œuf de 0,024 sur 0,017, d’un bleu pâle souvent sans taches, lorsqu'elles se produisent elles forment une couronne vers le gros bout.
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D'un naturel sauvage et méfiant, il recherche les contrées les plus arides et les parties montagneuses, aussi ne le trouve-t-on en France qu’au pied des Alpes et des Pyrénées, où il ne séjourne que l'été, l’hiver il émigre vers le sud.
Traquet tarier — Saxieola rubetra (Linné) (pl. 13, fig. 6)
Taille 0,125. Mâle en été: dessus brun, les plumes bordées de cendré roussâtre, sourcils et deux taches sur les ailes d’un blanc pur, joues noires bordées en dessous de blanc qui s'étend jusque sous le bec, gorge et poitrine roux clair, ventre blanc sale: la femelle ne diffère du mâle que par les teintes plus enfumées et moins nettes.
En hiver : dessus brun, les plumes au centre bordées de roux et terminées degris,les parties blanches passent au roussâtre, la poitrine est pointillée de noir,
Œuf de 0,018 sur 0,043, d’un bleu verdâtre sans taches.
Le tarier est très répandu dans le centre et le nord de la France où il niche l’été ; à l’automne il devient très gras, se perche sur un point isolé, un chardon sec, la branche la pius élevée d’un buisson, le bout d’une palissade, et devient familier parce qu’il est paresseux, il fréquente les champs et les prairies.
Traquet pâtre — Saricola rubicola (Linné) (pl. 13, fig. 10)
Taille 0,12, dessus noir, les plumes du dos liserées de roux, celles recouvrant la queue blanches, une tache blanche sur les ailes et aux épaules, ailes et queue brunes liserées de roux, gorge noire, ooitrine rousse,
ventre blanc roussâtre sur les côtés; la femelle ne diffère du mäle que par les bordures rousses des plumes du dessus plus étendues, et le dessous d’un roux moins vif,
Œnf de 0,016 sur 0,013, d’un bleu verdâtre pâle avec des tâches roussätres parfois confluentes vers le gros bout. |
Le traquet rubicole paraît remplacer le traquet pâtre dans les contrées méridionales de la France, il a les mêmes mœurs que lui, paraît préférer les endroits où la végétation est abondante, ce sont les plaines de bruyères, les coteaux couverts d’arbres nains qui paraissent l’attirer davantage ; comme ses congénères c'est un insectivore émérite.