‹ OiseauxChapitre 49 sur 72 · LES ÉCHASSIERS A BEC GRÊLÉ · texte numérisé non relu

LES ÉCHASSIERS A BEC GRÊLÉ

Avec les Ibis commence la série des échassiers à bec long, raince et surtout grêle et presque cylindrique, tous sont des oiseaux friquentant les marécages ou les plages maritimes, ils se nourrissent de matière animale, principalement de vers, de crevettes et crevettines, d'insectes et de petits mollusques, ce sont surtout des coureurs quin'ont pas les pattes faites pour se percher.

Ibis falcinella — 1bis falcinellus (Linné) (pl. 19, fig. 9)

Taille 0,60, d’un brun roux, à reflets métalliques violets ou verdâtres, le milieu du dos, les aileset la queue plus foncés, bec et pieds brun noirâtre, iris brun ; la femelle est semblable au mâle, seulement un peu plus petite.

Les jeunes ont le plumage plus sombre, maculé de blanchâtre, ce n’est que vers l’âge de trois ans qu'ils revêtent la livrée d’adulte.

Œuf de 0,048 sur 0,037, d’un bleu vert d'eau assez foncé.

Cet oiseau ne fait guère que passer en France aux époques de migration ; comme ses passages sont assez réguliers surtout dans le midi nous avons cru devoir le signaler.

Courlis cendré — Numentus arquala (Linné) (pl. 19, fig. 10

Taille 0,58, d’un brun roussâtre clair avec le centre des plumes noir, la gorge et le bas du ventre blancs, sur le devant du cou et de la poitrine le brun fauve domine et les marques brunes sont longues, étroites et assez régulières, les deux sexes ne diffèrent que par la taille, les femelles étant un peu plus fortes.

Les jeunes ressemblent à leurs parents, le plumage plus cendré, le bec plus court et plus arqué.

Œuf 0,062 sur 0,049, d'un jaune ochreux verdâtre avec des taches grises et brunes.

C’est un oiseau très défiant, qui niche sur les bords marécageux garnis de plantes aquatiques, et émigre l'hiver ; sa chair est mangeable.

Courlis corlieu — Numenus minor (Linné) (pl. 19, fig. 11)

Taille 0,40 environ, brun dessus avec les plumes bordées de gris roussâtre, le dessus de la tête brun uni avec une ligne de petites taches blanchâtres au centre ; gorge et veutre blancs, cou et poitrine gris clair avec des taches brun foncé, longues et régulières au centre des plumes ; la femelle est un peu plus petite.

Œuf de 0 059 sur 0,047, d’un brun clair verdâtre avec des taches foncées.

Moins répandu que le cendré il est de passage régulier sur les côtes maritimes de la Normandie et de la Bretagne.

Barge commune — Limosa ægocephala (Linné) (pl. 20, zx. 2)

Taille 0,042, bec de 0,095 à 0,116 ; été: dessus de la tête brun, les plumes liserées de roussâtre, cou roux un peu plus cendré sur le dessus, dos brun cendré, varié de taches noires et rousses, aiies et queue noires vers l’extrémité, la base des plumes blanche, poitrine rousse avec des bandes brunes transversales plus ou moins apparentes, ventre blanc avec traits bruns et roux transversaux ; femelle un peu plus grande et une coloration moins nette,

Hiver: dans cette saison, le plumage est moins brillant, le roux brillant de la poitrine est mélangé de gris et de brun, la gorge et le ventre sont d’un blanc pur.

Œuf de 0,060 sur 0038, d’un vert brun avec des taches rousses,.

Elle niche dans les marais et émigre l'hiver.

BParge rousse — Limosa rufu (Brisson) (pl. 20, fig. 1) Taille 0,35, bec 0,08 ; été : dessus d’un brun noirâtre, les plumes bordées de roux sur la tête, le cou et le dos, de blanchâtre aux ailes, ces dernières noires, le bord interne des plumes vermicalé de blanc, queue blanche barrée d’environ dix traits noir brunâtre, toutes les parties inférieures d’un roux ferrugineux uniforme; la femelle ne diffère pas du mâle.

Hiver : les teintes du dessus sont plus cencrées, les parties inférieures blanches, le cou et la poitrine roux cendré avec de petites stries grises sur le devant.

Œuf de 0.055 sur 0,035, d’un gris roux avec des taches brunes.

Elle ne niche pas en France, mais passe régulièrement deux fois par an en bandes nombreuses,

Bécassine ordinaire — Scolopaz galinago (Liané) (pl.20, fix 5:

Taille 0,27, bec 0,065 à 0,070, dessus noir avec de petits poiuts fauves, sur la tête trois bandes de la même couleur, une au milien, les autres au-dessus des yeux, quatre bandes semblables sur le dos; gorge blanche, cou et poitrine fauve roussâtre avec des taches brunes, ventre blanc; les deux sexes sont identiques.

Œuf 0,040 sur 0,029, roux clair avec des taches bruues.

La bécassine ordinaire visite régulièrement nos contrées lors de ses migrations, elle arrive dans les départements du centre et du nord dès le mois de mars, quelques couples s’y fixent et élèvent une couvée, les autres continuent leur voyage, elles repassent en

automne et se répandent partout, dans les marais, sur le bord des cours d’eau, dans les forêts marécageuses ; elle est alors très grasse et fort recherchée des gourmets, mais elle est difficile à tirer, au moment où elle prend son vol, elle pousse un cri, son départ est saccadé, irrégulier, plein de crochets imprévus.

Bécassine ciouble — Scolopaxz major (Gmel) (pl. 20, fig. 3)

Taille 0,29, bec 0,065 à 0,070 ; cet oiseau ressemble beaüconp à la bécassine ordinaire, la description peut se rapporter l’autre, toutefois sa taille est plus grande, le ventre est rayé transversalement de bandes brunes sur fond blanc terne, tandis qu’il est d’un blanc sans aucune tache chez la bécassine ordinaire.

L'ensemble de l’animal est plus fort, plus lourd. Les deux sexes sont pareils ; ses œufs, une idée plus gros que la précédente, leur ressemblent beaucoup.

Nous ne la rencontrons en France qu’au moment des passages, l’hiver, elle est très commune dans les contrées marécageuses, on la chasse beaucoup, sa chair étant délicate, elle est difficile à tirer à cause de son vol saccadé plein de crochets irréguliers.

Petite bécassine — Scolopax gallinula (Linné) (pl. 20, fig 4)

Taille 0,19, bec0,040 à 0,044, dessus brun, vermiculé à: roussâtre à :C des reflets métalliques sous certains jours aux parties noires ; de chaque côté de la tête une bande jaune ochracée part du bec et se prolonge is: n'à la nuque, au-dessus de l’œil elle est divisée par une bande noire, sur le dos il y a deux bandes jau-

nâtres qui partent de la base de l’aile et se prolongent jusqu'à l'extrémité; un trait brun part du bec et rejoint l'œil, un autre traverse la joue ; gorge blanchâtre, cou et poitrine gris mélangé de brun et de roussâtre, ventro blanc; les deux sexes semblables

Œuf de 0,036 sur 0,025, jaune brun clair avec des taches diffuses et des points bruns,

Elle ne se reproduit que dans les régions les plus froides au nord de l’Europe.

Elle n’est que de passage en France, mais elle vient au printemps et en automne très régulièrement,

Elle est souvent désignée sous les noms de petite bécassine ou bécassine sourde, parce qu’elle ne pousse aucun cri lorsqu'elle prend son vol, elle est aussi moins difficile à tirer au fusil, parce qu’elle fait moins de crochets que la précédente,

Bécasse ordinaire — Scolopax ruslicola (Linné) (pl 20, fig.6)

Taille 0,35 environ, bec 0,08, dessus brun roux mélangé de noir et de gris, le dessus des ailes rayé de brun transversalement, front gris, trois bandes noires traversent la tête près de la nuque, la première commençant au niveau des yeux, dessous brun fauve rayé transversalement de brur. Les deux sexes semblables, la femelle seulement un peu plus grosse.

Œauf de 0,042 sur 0,095, d’un jaune ochracé avec des taches cendrées et brunes ou roussätres.

La bécasse niche en France, mais en petit nombre, elle est surtout commune à son passage d’automne du 15 octobre à la fin de novembre, lorsque l’hiver n’est pas très rigoureux, bon nombre d’elles se cantonnent

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dans les taillis, sur la lisière des bois et y séjournent presque tout l'hiver.

C’est un des plus fins gibiers qui existe, mais aussi l’un des plus diiliciles à chasser. Aux personnes que

Bécasse ordinaire

les détails de cette chasse si pleine d’attrait intéressent, nous couseillerons de lire l’ouvrage de Tristan-Audbert qui a été publié dans le journal ‘‘l'Acclimatation”’, puis . réuni en un volume finement illustré.!

CHEVALIERS ET BÉCASSEAUX Ces oiseaux varient beaucoup pour le plumage dans la plupart des espèces, celles qui ne se rencontrent en France que dans leurs migrations de printemps ou d'automne et c’est le plus grand nombre, sont à ces

4 La chasse à la bécasse par un chasseur de l'ouest, Tristan-Andbert, vol in-8 illustré: #4 fr. au bureau du journal ‘ l’Acclimatation ”, &6, rue du Bac, Paris.

époques dans des plumages plus ou moins mélangés où la livrée d'été se confond avec celle d'hiver, cette dernière gagnant peu à peu au fur et à mesure que la saison s’avance ; les décrire toutes c’eùût été étendre ce travail au-delà des limites voulues, nous mentionnerons donc la livrée d’été, puis celle d'hiver sans parler des mélanges qui se produisent souvent, mais les amateurs une fois prévenus, sauront apprécier les modifications produites par ies saisons dans le plumage de ces oiseaux ; la forme des becs et des têtes très exactement représentées aideront beaucoup à la détermination de ces espèces assez voisines mais cependant faciles à distinguer.

Chevalier arlequin — Totanus fuscus (Linné) (pl. 20, fig. 9)

Taille 0,30, bec 9,055 à 0,060, mâle, entièrement d'un noir cendré, le dessus tacheté de blane sale sur le dos et les ailes, le dessous des aïles blanc, les plumes recouvrant la queue et cette dernière noir cendré, barrée de blanc; les plumes du ventre à peine liserées de plane, celles des flancs et derrière les pattes avec des traits blancs en travers; le tour des yeux blanchâtre ; pieds rougeâtres, bec noir, la base de la mandibule inférieure rouge ; la femelle est presque semblable, les teintes moins nettes et plus de blanc aux plumes du ventre.

En hiver, les deux sexes ot le dessus d’un brun cendré quelque peu roussâtre avec les plumes du dessus des ailes marquées de petits points blanc cendré, côtés de la tête et gorge d’un blanc sale avec un trait qui va du bec à l’œil, dessous blanc sale tacheté d’une multitude de marques brun roussâtre plus grandes et presque en barres transversales sur les flancs,

Le chevalier arlequin ne se reproduit que dans les contrées du nord de l'Europe, il vient en France par petites troupes aux époques d’émigration.

Chevalier aboyeur — Tolanus griseus (Brisson) (pl.20, fig.8)

Taille 0,34, bec 0,047, d’un noir cendré en dessus, les plumes finement liserées de blanc, milieu du dos entre les ailes blanc, de même que les plumes qui recouvrent la queue, queue blanche avec des barres étroites brunes, tout le dessous blanc, le cou marqué de points bruns au milieu et de lignes de même couleur sur le côté, bec noir un peu rougeâtre à la mandibule inférieure, pieds brun verdâtre, iris noir.

La forme toute spéciale du bec de cette espèce permettra toujours de la distinguer du chevalier arlequin qu’il dépasse un peu comme taille,

En plumage d'hiver, les deux sexes ont plus de blanc sur le dessus.

Œuf de 0,050 sur 0,033, roux clair, quelquefois gris verdâtre avec des taches brunes.

Il ne fait que passer en France au printemps et à l'automne.

Chevalier stagnatile — Toftanus slagnalihs (Bechstein) (pl. 20, fig. 7)

Taille 0,24, bec 0,038, dessus brun avec de grarles taches noires, les grandes couvertures des ailes rayées de bandes noires eu fer de lance, dos entre les ailes blanc, dessus de la tête et du cou avec des plumes bordées de blanc roussâtre; dessous blanc avee des taches noires au cou, à la poitrine et aux flancs où elles sont presque transversales ; bec grèle, crochu au

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bout, tout noir, pattes d’un noir rougeâtre avec une teinte verdâtre aux articulations, iris brun.

L'hiver, les deux sexes ont les teintes moins vives d’un ton plus uniforme.

Œuf de 0,042 sur 0,031, d'un jaune roux ou verdâtre avec des taches irrégulières brunes,

Cette espèce est assez rare en France, ses passages sont irréguliers.

Chevalier Gambette — Tolanus calidris (Linné) (pl.20,fig.10)

Taille 0,28, bec 0,042 à 0,045, dessus brun gris presque uniforme, légèrement varié de noirâtre et de blanchâtre sur le dos et les ailes, le dessus de la tête plus foncé avec les plumes bordées de roussâtre ;

dessous blanc avec des taches brunes au cou, à la MD

Chevalier quinbelte

poitrine et aux flancs, il n'y a que le miiieu du ventre Rs, As

qui n en à pas ou très pen, bec noir à la pointe, rouge

à la base, fort et trapu, comparé à celui du stagnatile ;

pattes rouge vif, iris brun,

En hiver, les deux sexes ont 1e dos blanc, les parties du dessus d’un ton plus rembruni,

Œufde0,047 sur 0,031, d’un roux parfois grisâtre avec des taches irrégulières, variant du noir au roux fonc.

Cet oiseau est l’un des plus répandus, surtout à l’automne, il est connu aussi sous le nom de chevalier rayé, il voyage volontiers en petites bandes et fréquente de préférence les bords maritimes vaseux où il trouve en abondance des vers, des petits crustacés, des mollusques, dont il se nourrit de même que tous ses congénères.

‘I! supporte assez bien la captivité si on peut le mettre sur les bords d’une pièce d’eau, et en lui donnant des vers et de la viande coupée en très menus morceaux,

Chevalier sylvain— Tolanus glareola (Linné) (pl.21, fig.1et2?)

Taille 0,22, bec 0,028 à 0,030, dessus brun foncé parsemé de taches blanchâtres, dessous blanc à la gorge et au ventre, d'un blane sale au cou, à la poitrine, avec des taches brunes plus intenses vers les épaules, bec noir, pieds jaune verdätre,

En hiver, les taches du dessus sont plus foncées et roussâtres, les flancs sont tachetés de brun, cette nuance étant généralement plus étendue.

I] ne se voit en France que par individu isolé ou par paire, et habite de préférence les marais dans l'intérieur qui sont garnis d’herbes et de roseaux, on le rencontre parfois en compagnie d’autres espèces.

Chevalier cul-blanc — Totanus ochropus (Linné) (pl.21, fig.3)

Taille 0,21, bec 0,033 à 0,035, dessus d’un brun unitorme ayant seulement quelques taches plus claires

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sur les ailes, dessous de la gorge hlanche, ainsi que le milieu du cou et de la poitrine, les côtés bruns avec des flammèches plus foncées, bec neir jaunätre vers la base, pattes verdâlres, iris brun.

En hiver, les teintes sont plus rembrunies, les taches moins nettes.

Le cul-blanc niche assez rarement en France, c’est plutôt dans les contrées boréales qu'il se reproduit, il se contente de nids abandonnés sur les buissons bas.

Œuf de 0,03S sur 0,027, d'un jaune ochracé avec des points bruns.

On le rencontre surtout à l'automne, il voyage par pelites bandes le long des rivières, sur le bord des marais et aussi sur les rives maritimes, il est très répandu partout.

Chevalier guisnette — Totinus hypoleucos (Linné) (pl. 21, fig. 4)

Taiile 0,18, b°e 0,098 à 0,095, dessus brun uniforme, sur le dos les plumes légèrement marquées, sur le bord, de taches noires et jaunes mais circonscrites : les plumes qui recouvrent les ailes vermiculées transversalement de roux clair et de noir, le dessus et les côtés de la tête marqués de petits traits noirs dans le sens des plumes, dessous blanc uniforme, les côtés du cou et de la poitrine bruns, bec noir cendré, pattes verdätres, iris brun.

Œuf de @,635 sar 9 025, d'un jaune ochracé avec des taches petites et d’un brun plus ou moins roux.

La guignette est très répandue surtout à l’automne, et le long des plages maritimes, c’est un gibier rechereht à cette époque de l’année où les oiseaux sont bien replets ; il est difficile à tirer à cause de son vol saccadé

et de son caractère farouche, qui le fait fuir au moindre bruit suspect.

Chevalier combattant — Machetes pugnar (Lina® {51.21 fie 9)

Mâle : taille 0,30, femelle: 0,25, bec 0,035 à 0,040; mâle au printemps : sur le derrière de la tête, deux touffes de plumes plus ou moins distinctes, le devant de la gorge avec une masse de plumes longues formant collerette ; ces deux parures variant à l’infini comme coloration du noir uniforme au blanc pur, passant par le jaune, le roux et le brun, tantôt uniforme, parfois variées de tontes les colorations avec des dispositions se modifiant toujours d’un sujet à l’autre; au dessus: le reste du corps noir avec des macules roux vifet des taches blanchâtres, ventre varié de noir, de blanc et de roussâtre ; entre l’æit et le bec il y a des caroncules charnues, bec variant du jaunâtre au noir, pieds jaunâtres, iris brun.

Le reste de l’année, ils n’ont plus les parures ni de caroncules charnues à la tête, ils sont le plus souvent bruns en dessus variés de noir et de roussâtre, blanc en dessous et tachetés au cou et ressemblent alors beaucoup aux femeiles, dont ils diffèrent cependant par la taille.

La femelle est beaucoup plus petite que le mâle, dessus brun cendré, tachetée de noir à reflets et de roux, dessous plus clair, ventre blanc, bec noir.

Œaf de 6,043 sur 0,032, d'un brun olivâtre ou verdâtre, semé de taches brunes ou noirâtres plus prononcées vers le gros bout.

Ces oiseaux, dès qu’arrive le printemps et que les mâles ont terminé la mue qui leur donne leur parure,

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font de ja bataille un exereice continuel, mais ce son des duels où rarement le sang coule, leur bec rond et émoussé, peu robuste, n’en fait pas une arme bien terrible, protégés par l’épaisse collerette de plumes, de la gorge et de la tête, l'adversaire ne peut blesser bien fort son ennemi.

Ce sont des oiseaux qui supportent très bien la captivité et sont fort intéressants à observer par leur humeur batailleuse.

Bécasseau maubeche — Tringa cunalus(Linné) (pi.21, 63.6)

Taille 0,25, bec 0,030 1 0,035; été: tête ei dos noirs avec des taches rousses, sous caudales blanches avec des raies transversales noires et des taches rousses ; remiges grises finement bordées de blanc. Les côtés de la tête et le dessous roux de rouille vif, le ventre blanc. mêlé de roux en arrière des pattes, des taches triangulaires noires vers le bout des plumes.

En hiver, ces oiseaux changent considérablement de couleur, la disposilion des taches est la même pour ce qui regarde le noir, mais les teintes sont moins profondes et plus grises, le roux n’existe plus, il est remplacé par du gris cendré dans les plumes du dessus et au cou, par du blanc pur à la poitrine et au ventre.

Œuf 0,039 sur 6,030, d’un gris verdätre mêlé de roussâtre, avec des taches d’un brun plus ou moins foncé, surtout au gros bout où elles se réunissent et forment une couronne.

Le canut ne niche pas en France, mais il nous arrive dès le mois d’août et passe une partie de l'hiver sur sos plages maritimes, on le voit donc à peu près dans tous les plumages ; il ne se trouve le plus souvent que par couple ou même par individu isolé.

299 HISTGIRE NATURFLLE DE LA FRANCE

Fravasseau violet — Trinça maritema (Brian) (pl.21, fig.5)

Taille 0 21, bec 0,630 à 0,032, cette espèce varie beaucoup suivant la saison, mais elie est facile à distinguer par son bec toujours jaune ou rongeâtre vers la base, le doigt médian plus long que le tarse, et les teintes noir brun du dessus.

Eté: dessus d’un noir queïque peu violet avec les plumes bordées et tachées transversalement de roux ; dessous cendré clair, strié de noirâtre sur la poitrine et marqué de taches longitudinales plus claires sur les côtés du cou et les flancs.

Hiver : dessus d'un noir brun avec les piumes bordées de gris, le tour du bec cendré, gorge blanchâtre, poitrine cendrée, les plumes liserées de blanc, ventre blane avec les flancs et les sous-caudales marquées de taches songucs cendrées .

. Œuf 0,036 sur 0,024, gris olivâtre avec taches rousses et brunes plus fréquentes vers le gros bout.

FSécasseau cocorli — fringa subarcuata ({Gmel) (pl. 21, fig. 8)

Taille 0,20, bec 0,029 à 0,050; été: dessus brun foncé mêié de roux et de gris cendré, le roux dominant derrière le cou, ailes grises avec des plumes bordées de blanc, sus-caudales blanches avec des taches transversales brunes ; tout le dessous roux de rouille, les plumes terminées de blanc etde brun, le blanc dominant au ventre, sous-caudales avec une ligne anguleuse iransversale brune

Hiver: la couleur rousse n'existe plus à cette saison, le dessus est d’un brnn cendré avec le bord des plumes pluselair, les sus-caudiles sont entièrement blanches, le

front, les sourcils, la gorge et tout le dessous sont d'un blanc pur excepté la poitrine qui est cendrée.

Il ne fait que passer sur nos côtes maritimes et ne se reproduit pas en France,

Izécasseau brunette — Tringa cinclus (Linné) (pl. 21, fig. 7)

Tailie 0,19, bec 0,030 à 0,037; hiver: dessus cendré, les plumes de la tête marquées de brun au centre, les taches du cou plus claires, les ailes brunes, les plumes bordées de gris, les sus-caudales latérales blanches, les médiaries brun foncé, tout le dessous blane, la poitrine mêlée de gris clair avec des taches rares, parfois roussâtres, et une petite tache noirâtre au centre des plumes.

Eté: dessus noir, les plumes bordées de roux, remiges brunes excepté les plus longues des secondaires presque entièrement blanches, croupion et sus-caudales médianes brun cendré, les sus-caudales latérales blanches, gorge, devant, côtés du cou et poitrine d’un blane gris avec des taches noirätres plus fréquentes à Ja poitrine, abdemen noir brun ; bas ventre, grandes plumes des flancs et sous-caudales blanc pur, bec et pieds noirs.

Œuf 0,035 sur 0,026, roux ou verdâtre avec des taches roussâtres couvertes de petites taches brunes, plus nombreuses vers le gros bout.

Bécasseau minute — Tringa minula (Leisler)

Le bécasseau minute est très voisin du bécasseau temmia, le caractère essentiel qui permettra de distinguer ces deux espèces existe dans la queue, les

rectrices médianes sont plus longues que les latérales chez le temminck, tandis qu’elles sont aussi longues chez le minute et ce sont celles intermédiaires entre les médianes ct les latérales qui sont plus courtes.

Taille 0,13, été: dessus noir taché de roux, les plumes liserées de cettecouleur, sus-caudales médianes brunes, bordées de roux, les latérales blanches maculées de brun; cotés de la tête, devant du cou et poitrine brun roux avec des taches plus foncées au centre des plumes surtout à la poitrine, gorge plus claire, abdomen et sous-caudales d’un blanc pur, les rectrices médianes brun très foncé, les suivantes plus claires, les latérales blanches.

Hiver : le roux disparait en cette saison, les teintes noires deviennent enfumées, toutes les parties inférieures sont d’un blanc pur, les côtés de la têteet Îla poitrine sont cendrés avec des taches plus foncées au centre des plumes.

Il n’est que de passage en France.

Bécasseau temmia — Tringa Temminchi (Leisl) (p1.21, fig.10)

Taille 0,13, cette espèce ressemble considérablement à la précédente, les tâches foncées de la poitrine sont plus ovales chez la précédente que chez celle-ei, qui les présente plus longitudinales, le caractère essentiel de la distinction c’est comme nous le disons, plus haut, la longueur relative des plumes rectrices; le temmia a la queue manifestement étagée, les plumes médianes étant plus longues que les latérales de sept à huit millièmes.

C'est aussi un passager qui se reproduit dans les contrées boréales de l’Europe.

Becasseau des sables — Tringa arenaria (pl. 22, fig. 5.)

Taille 0,13; dessus gris varié de brun et de blane, couvertures des ailes brunes bordées de blanc, dessous blanc, pieds noirs, doigt médian d'un quart moins long que le tarse, iris, bec noir, En été tout le dessous roux,

Cet oiseau varie beaucoup, il passe en hiver. Phalarope platyrhinque — Phalaropus fulicarius (Linné)

(pl. 22, fig. 4)

Taille 0,93, bec 0,022 à 0,093 ; mâte, été: dessus noir, les plumes du dos largement bordées de roux clair, la gorge noire, le devant du cou et tout le dessous roux, queue brune bordée de roux, les deux plumes médianes plus foncées ; la femelle ressemble au mâle, elle a les plumes du dos moins largement bordées, les couvertures des ailes frangées de blanc gris, elle est un peu plus grande.

En hiver: le dessus de la tête est gris clair avec le derrière plus foncé, des sourcils bruns presque noirs, tout le essus est cendré avec les plumes fran-

en

ées de blanchâtre, le devant du cou et tout le dessous d’un blanc pur.

Ce qui est surtout remarquable chez cet oiseau, c’est la patte qui a des menbranes qui élargissent les doists, elle est d’un brun verdâtre, l'iris est brun foncé.

Le phalarope ne se rencontre qu’au moment du passage et particulièrement sur les côtes maritimes où il n’est pas très rare certaines années, mais ses visites chez nous sont assez irrégulières.

Palle de phalarope

Les oiseaux qui composent ce groupe sont tous des nageurs qui fréquentent tout naturellement les contrées maritimes ou les rivières et les étangs, quelques-uns même ‘sont des voiliers de premier ordre, aussi les rencontre-t-on fréquemment en pleinemer, très loin des côtes.

Leurs pattes ont les doigts réunis par une membrane ou palmure qui leur sert de rame, leur plumage est dense et serré, d’une nature grasse, qui nepermet pas à l’eau de pénétrer jusqu’à la peau.

Ils se nourrissent de poissons, de coquillages, de vers, et quelques-uns, comme les cygnes, les canards, mangent des plantes aquatiques ; il en est même, les oies entr'autres, qui broutent volontiers l’herbe des prairies.

Cette famille comprend quelques types aux longues pattes qui forment le passage bien naturel entre les échassiers et les palmipèdes, comme j’avocette, l’échasse et le flamant, dont les tarses sont d’une longueur telle que ne les désavoueraient pas les plus vaniteux des échassiers ; d’autre part, leurs pattes ayant les doigts réunis par une membrane, nous avons donc cru devoir les ranger dans la famille des palmipèdes.

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