‹ OiseauxChapitre 63 sur 72 · GROUPE DES PLONGEURS · texte numérisé non relu

GROUPE DES PLONGEURS

lattes avec une palmature complète......... .. . © Doigts libres élargis par une membrane...-......, Grèbe HN BEC AÉDrIMÉ: ee ae ces cite cou e B BecAlODE EL DOINIURS EEE TR DA BEC COULE ANION LES ERP Mergule 7. Bec aussi haut que long chez les adultes.......... Macareux Bec deux fois plus long que haut................. Pingouin Plumage noir uni sur le dos, blanc au ventre..... Guillemot Plumage varié, dos gris ou noir à reflets avec des DOLULSCDIA TES P eee ee. Flongeons

Ces oiseaux ont été bien nommés plongeurs; ce sont en effet des nageurs émérites, c'estsurtout en plongeant qu'ils cherchent à se dissimuler à leurs ennemis et c’est aussi grâce à la facilité qu’ils ont de rester longtemps submergés et de nager rapidement qu’ils péêchent les poissons qui flânent non loin de la surface. Leurs pattes sont placées si en arrière du corps qu’il leur serait presque impossible de se maintenir debout dans une position autre que la verticale, ce qui leur donne un aspect tout particulier et une démarche gauche parce qu’elle est difficile ; l’eau est donc leur élément de prédilection. Leurs ailes sont longues et étroites, mais puissantes cependant, car la plupart sont des voyageurs émérites ; il est vrai que suivant les plages et pouvant se reposer sur l'eau ils sout toujours à même de reprendre haleine.

LES GRÉÈBES

Les grèbes n’ont pas les paltes construites comme les autres palmipèdes, les doigts ne sont pas réunis par une membrane dans toute leur longueur, mais leur extrémité est élargie et si étendue qu'ils y trouvent une compensation suffisante pour nager aisément. Leur plumage lors de la saison des amours est agrémenté dans la plupart des espèces de huppes et de collerettes qui disparaissent l'hiver ; les plumes du ventre sont chez beaucoup d'un blane nacré qui les a fait rechercher pour la fourrure

Grèbe huppé — Podiceps cristutus (Lioné) (pl. 27, fig. 2,

Taille 0,55, tête noire dessus, avec deux huppes de plumes noires, blanche sur les côt s et en dessous, encadrée d’une collerette de plumes longues, rousses et noires ; tout le dessus brun, le dessous blanc nacré, bec brun verdätie en dessus, rouge en dessous, pieds verdâtres, iris rouge.

La femelle pareille, avec les huppes et la collerette moins développées.

Eu automne, ils n'ont ni huppe ni collerette,

Œuf de 0,055 sur 0,035, d'un jaune roussâtre couvert d’un enduit craÿeux blanc qui tend à disparaitre pendant l’incubation,

C'est avec le ventre de ce grèbe qu’on fait ces fourrures blanches nacrées qui sont si jolies, on leur fait

une chasse acharnée pour obtenir leurs dépouilles aussi l’espèce tend-elle à devenir rare, autrefois elle était répandue dans tous les marais, on la voit rarement maintenant excepté aux passages d'automne ou dans les hivers très rigoureux,

Grèbe jougris — Podiceps grisegena (Bodd.) (pl. 27, fig, 1)

Taille 0,38, tête noire dessus, avec deux huppes,gris cendré partout ailleurs, cette partie formant collerette, dessus du corps brun, les plumes bordées de roux brun; cou et haut de la poitrine roux de rouille, ventre blane parsemé de taches brunes, flancs bruns, bec orange à la base et en äessous, noir dans le reste, pieds verdâtres, iris rouge brique.

La femelle ne diffère du mâle que par sa coloration moins vive ; le ventre est entièrement blanc.

En hiver, pas de taches au ventre chez le mâle, ni huppe ni collerette dans les deux sexes.

Œuf de 0,050 sur 0,033 jaunâtre ou verdâtre, la coloration s'accusant pendant l’incubation.

Il est très rare en France dans sa livrée de printemps parce qu’il séjourne peu dans notre pays, il y est surtout de passage à l'automne.

Gtrèbe oreillard — Podiceps aurilus (Linn.) (pl. 27, fig. 8)

Taille 0,35, tout le dessus noir, une huppe sur la tête une et collerette rousse de plumes eflilées sur le côté, cou blanc devant, mélangé de plumes brunes dans le haut, ventre blanc nacré, flancs bruns, pieds verdätre foncé, iris rouge; les deux sexes semblables.

FAMILLE DES PALMIPÉDES 283

En hiver, pas de huppe ni de collerette,

Œuf de 0,045 sur 0,030, bleuâtre passant au roux brun pendant l'incubation.

Le særèbe oreillard fréquente les marais et les étangs, il est surtout de passage en France et se tient dans les grands cours d'eau, où il est assez commun.

[l existe une espèce très voisine de celle-ci, le grèbe à cou noir Podiceps nigricollis qui ne diffère que par une taille un peu plus considérable et les plumes noires formant collerette au-dessus et au-dessous de la tête un peu plus longue.

Grèbe castagneux -— Podiceps manor {Lath } (pl. 27, fig. 7)

Taille 0,95 ; tout le dessus noir, foncé à la tête et au cou, verdâtre sur le corps, gorge noire, devant du cou roux de rouille, poitrine et flancs brun roux, ventre gris luisant, bec noir, jaune à la pointe, pieds noir verdâtre, iris brun rouge; les deux sexes semblables.

En hiver la gorge et le ventre sont presque blancs, les côtés du cou brun roux de même que les flancs.

Œuf de 0,037 sur 0,026 blanc sale devenant roussâtre pendant l'incubation.

C'est la plus petite espèce du genre et aussi la plus commune, il niche surtout dans le nord et se montre partout l'hiver.

Plongeon imbrim — Colymbus glacialis (Linné.)

Taille 0,75, tête et cou noirs à reflets métalliques verts, une bande étroite transversale à la gorge, formée par des traits verticaux blancs, une autre tache ana-

lozue en dessous, plus large en arrière où elle est interrompue, dos noir parsemé de taches blanches plus larges sur les couvertures des aiies, ventre blanc, bec

noir, pizds bruns, iris rouge.

1774 À $ MS ERRR Plongeon imbrim.

Femelle seulement plus petite que le mâle,

En hiver, le dessus est brun noirätre, les taches sont cendrées, pas de bande à la gorge, tout le dessous blanc, les bords bruns.

Cette grande espèce est rare en France où on ne la rencontre guère qu'en plumage d'hiver pendant l'époque des migrations.

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FAMILLE DES PALMIPÈDES 985 Plongeon lumne — Colymbus arelicus (Linné.)

Taille 0,70, dessus de la tête et du cou cendré foncé, dos noir avec des raies blanches sur les couvertures des ailes, gorge et devant du cou violet foncé à reflets métalliques, une bande de petites taches blanches sous la gorge, une autre bande analogue en dessous, plus large en arrière où elle est interrompue, poitrine et flancs blancs, côtés de la poitrine avec des traits noirs, bec noir, pattes brunes, iris roux de rouille.

En hiver, le dessus est brun gris, le haut du doset les couvertures plus claires, ces dernières avec des taches blanches, poitrine et ventre blancs bordés de brun.

Cet oiseau ne fait que passer en France l'hiver aussi ne le rencontre-t-on que sous ce plumage, et encore est-il rare,

Plongeon catmarin — Colymbus septertrionalis Linné) (pi. 24, fig. 4)

Taille 0,60, partie antérieure de la tête, gorge et côtés du cou gris cendré, derrière de la tête et du cou noir verdàtre avec des raies noires et blanches, devant du cou roux marron, dessus du corps brun foncé avec des taches blanches dans Je haut, devenant des raies sur les couvertures des ailes; poitrine et ventre blancs bordés de bren foncé, bec noir, pieds verdâtre foncé, iris rouge foncé.

La femelle est pareille.

En hiver, tout le dessus est gris foncé avec un grand nombre de petites taches blanches; tout le dessous est blanc bordé de brun gris, il n’y a pas de tache rousse en haut du cou,

Le plongeon catmarin est commun en hiver sur les bords de la Manche et de l'Océan; l'été il habite les régions boréales.

Guillemot troile — Üria froile (Linné.) (pl. 27, fig. 3)

Taille 0,43, tête, cou et tout le dessus du corps noir de suie, plus brun sur la tête et le cou, dessous blanc pur avec les flancs tachés de noir.

La femelle pareille,

En hiver la gorge et les côtés du cou sont blancs variés de brun sur les bords (voir la figure).

Œuf de 0,085 sur 0,050, gris, brun ou verdâtre, avec des taches ou des traits bruns ou roux, très variables,

Bien que se produisant sur quelques points de l'Océan, cette espèce est difficile à obtenir en plumage d'été, mais l'hiver des bandes nombreuses, venant des régions arctiques, parcourent nos côtes de l'Océan.

Guillemot grylle — UÜria grylle (pl. 27, fig. 9)

Taille 0,35, entièrement d’un noir uniforme avec un miroir blane formé par les couvertures des ailes; bec noir, pieds rouges, iris brun.

La femelle est un peu plus petite, la teinte noire rembrunie.

En hiver (voir la figure), dessus varié de noir et de blanc, gorge, cou, poitrine et ventre blanc pur ainsi que les couvertures des ailes.

On ne le rencontre en France qu’en hiver, le long des côtes maritimes; l’été il fréquente les régions boréales.

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Mergulle nain — Mergulus alle (Linné.) (pl. 27, fig. 10)

Taille 0,22, tête, cou, tout le dessus du corps noir ; poitrine, ventre blanc pur, bec noir, pattes brun verdâtre, iris noir.

Femelle un peu plus forte, mais semblable.

En hiver, la gorge, le cou et Les côtés de la tête sont blancs (voir figure.)

C'est un oiseau des régions arctiques qu’on ne rencontre en France le plus souvent qu'après les tourmentes d’équinoxe d'automne.

Macareux moine — Fralercula artica (Linné. (pl. 27 fig. 6)

Taille 0,30, dessus de la tête, cou et parties supérieures noirs, côtés de la tête gris cendré, tout le devant d’un blanc pur, bec très haut, déprimé, noir bleuâtre à la base, rouge à la pointe avec trois bourrelets jaunes à la mandibule supérieure, deux à l’inférieure, un bourrelet gris cendré à la base du bec et un autre orange à la commissure du bec, bord des paupières orange, pieds rouge orange, iris blanc. La femelle est pareille, le bec est moins brillant.

En hiver, ou mieux après la saison des amours, toutes les teintes du dos et des joues s'assombrissent et se confondent presque, les ornements du bec disparaissent presque complètement.

Œuf de 0,058 sur 0,043, blanc sale, souvent couvert d’un enduit roussâtre.

Ce curieux oiseau à cou très court, à bec singulier, se reproduit sur quelques points de la Manche et de

vas

l'Océan, mais c’est surtout à l'automne qu’il arrive en grand nombre sur nos côtes, les marins bretons les prennent parfois en grande quantité dans les filets à maquereaux.

Pingouin tarda Alca lorda (Lina.) (pl. 27, fig. 5)

Taille 0,38, lête, cou, tout le dessus d’un brun de suie uniforme, tout le devant blanc mat, une fine ligne blanche va du bec à l’œil, bec déprimé, noir avec des sillons profonds et une ligne blanche transversale sinueuse; femelle semblable, pattes noires, iris brun ; en hiver les {eintes sont moins intenses et moins uniformes, un miroir blanc sur l’aile.

Œuf de 0,075 sur 0,048, d’un blanc sale avec des taches et des points plus nombreux vers le gros bout.

Cet oiseau ne niche que sur quelques points en France, dans les trous des rochers, il pond un seul œuf; à l’automne, par les forts vents nord-ouest, on le voit en grand nombre sur nos côtes où il est capturé souvent dans les filets des pècheurs.

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