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dao8 dea uavaux» qui étaient bora de proportion avec ses moyens.
Le canal mt »1k Um àfmê 'éà HSm pour que des
étrangers vinssent le visiter. « Les sages qui sont auprès du prince de Danemarck, dit C 1er ville dans son rapport de cette année et qui l'ont afiêistéLÀiil visite qu'il a faite de tous les travaux de la jonction des mers, ont laissé cette assurance en ce pays que, de toutes les choses qu'ils viennent de visiter pfir toute l'Europe, ils n'ont rien vU de 8Î béAu, de si grand < i de si admirable que notre rigole de dérivation, qui vient depuis la montagne Noire jusqu'aux pierres de Maurouse» dans un espace de 9 à 10 lieues. »
Chargé eu 1686 de foire l'inspection du canal» Vauban en examina avec soin tous les ouvrages, et y proposa différentes améliorations, dont plusieurs lurent exécutées. Le mémoire qu'il rédigea à cette occasion atteste toute l'étendue de ses vues et de ses connaissances dans l'art des constructions. U y rend Justice ^ l'auteur du projet du canal, mais il regrette qu'il n'ait pas été aidé comme il devait f être pour pointer son ouvrage à la peiicction. Voici le préambule de ce mémoire :
« Le canal de la jonction des mers est sans contredit le plus beau et le plus noble ouvrage de cette espèce qui ait été entrepris de nos jours^ et qui pouvait devenir la merveille de son siècle, 8*îl avait été poussé aussi loin qu'on l'aurait pu mener. L'utilité d'un travail de cette naluro, qui débouche par ses extrémités dans les deux mers, et qui traverse par de très^longs espaces lea meilleurs paya du monde, est Ineonoe»
(t) Bibtiolh. royale. Maaus. Colbert, n" 123.
vable, et son invention aussi bien que celle de ses rigoles, qui vont chercher les eaux si loin et par des pays si difBcile8> seront à jamais dignes de l'admiration des gens m6n6 les phts éclairés en ces sortes d'ottvrâges.
» Le bassin de partage et le réservoir de Saint-Féféol sont des pièces très-bien placées et absolument nécessaires à son usage; les sas et les écluses même en sont bien laites et bien distribuées; mais, par le plus grand malheur du monde» on n'a jamais entendu le fond de cet ouvrage» et Tentrepreneur, ^1 en a aussi été Tinventenr» n'a été ni ccmddît ni aidé emnme 11 le devait être. Aussi ce canal, qui s'était commencé sur de grandes idées, n*a pas été soutenu de même, et la crainte mal fondée d'un mauvais succès, jointe aux grandes dépenses qn'il aurait fallu faire pour lui donner la perfection requise» et à Fengagment d*une grosse guerre pandant laquelle les fonds ne firent pas fournis avec Tabondaiico nécessaire à un si grand ouvrai^e, lin ni (|ue tout se ralentit, ce qui ayant augmenté la mauvaise opinion qu'on en avait déjà» rentrepreneur fit comme il put pour se tirer d'affaire» ce qui Tobligea de se presser et de passer par-des* sus bien des précautions qu'il y avait à prendre, pour faire voir en meitnnl promptemeni l'eau dans le canaî, que cette entreprise n'était point chimérique, comme on la voulait faire passer» et qu'elle pouvait réussir» comme effectivement elle a fait» d*une manière à n'en pouvoir douter» puisqu'il y a passé plus de 2»000 bateaux, allant et venant de la Garonne à Agde et à l'étang de Thau, et qu'il en passe aciuellement tous les jours, qui portent des 12, 13, 14, 15, 16 et 1,800 quintaux de marchandises ; ce qui doit persuader les plus incré^ dules que l'on eût pu faire davantage» si Ton en eût mieux compris le mérite ; mais il est vrai aussi de dire que cet empressement et la disette des fonds y firent négliger quantité
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de choses qui lui sont présentement trè^-préjudiciables et qui peut-être n'étaient pas même entendues de ceux qui en ont eu la conduite, dans un temps que ces sortes d'ouvrages étaient inconnus et tout à fait ignorés en France. De sorte «loTit y • plut lieu d'aiimifer qu'on ait pu venir à houi de le rendre navigable par des pays si difficiles et dans un temps que Ton était si peu éclairé, qu'il n'y en a de n'avoir pu lui donner toutes les perfections nécessaires à sa durée et à sa Sûreté. Nous dirons ci^près ce qu'on pourra faire pour le mettre à couvert de tous les accidents qui peuvent rinooia» moder, d'une manière sûre et certaine qui le mettra en état d'être aussi bien canal d'ici à deux cents ans coimne il est présentement, après que nous aurons fait connaître les mesures et les lieux principaux de son passage. »
Après avoir décrit le canal, Vauban indique dans une première partie, les réparations dont il a besoin et les travaux à la charge de Tentrepreneur, alors le fils de Uiquet, qui restent à exécuter pour achever ce magnifique ouvrage et le rendre durable à perpétuité. Dans une seconde partie, il traite des augmentations qu'il conviendrait de faire au canal pour que tous les bâtiments de 90 pieds de long, pieds de large, et qui tirent moins de 9 pieds d'eau, pussent passer et repasser d'une mer à l'autre sans rompre charge. Ainsi les grandes barques, les tartanes et les pingues de la Méditerra* née» les bélandres de Ponant, les barques de Bretagne , les heus moyens, les sloops, les dogres, les flibots hollandais , les calques et tous autres bâtiments approchant de ces gabarits et du port de 100 à 110 tonneaux.
En 4691, Vauban agrandit encore son idée et rédigea le mémoire qui suit et qui est dans le tome i^' de ses OisiVBXte.
statut
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