‹ Oisivetes de M. de VaudanChapitre 27 sur 81 · VIU · texte numérisé non relu

VIU

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Si on réduisait toutes les différentes coutumes en une, qui fût universelle, et la seule dont il fût permis de se servir. '

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Si 9 Dieu donnant la- paix à ce royaume , sa majesté fei-

sait sa principale application d'acqnîter les dettes de l'Etat, et de raffranchir de toutes les charges extraordinaires dont il est accablé à roccasion de la guerre présente et passée, sans antre .distraction que du payement des gens 4e guerre * entretenus y et des charges et dépensé^ absolfancnt nécesaaiifiStt ■ o

Si le roi établissait une chambre de commerce et de manufactures, composée de 4 ou 5 vieux conseillers d'Etat et d'autant de maîtres des requêtes qui eussent leurs corres» pondance&bien établies par toutes lés villes commerçantes de. ce royaume^ et dont la seule application fût de diriger ledit commerce, Taccrottre, le protéger et maintenir; recevant sur cela les avis des plus forts négociants, et entretenait de bonnes correspondances avec ceux des pays étrangers.

Si sa malesté» achetant toutes les salines du royaume» ffflrdait seulemem iea néeeMiM, 1» iWsmit''enf4rottier

de remparts et de fossés pour la sûreté, et y établissant des garnisons et magasins, pour de là distribuer le ^ aux étrangers et à tout le royaume» à un prix bien a^dessous de celui d'à présent» supprimant tentes les exemptions des

pays de frano^alé S0U8 des prétextes raisoiinables , et le

reod.'ini commun à loute la France, qui, sans être écrasée ' de son poids, le porterait aisément, et ferait V^nedes meil- . partie]» du reyea^ du roi. .

ieféé^ l«il]esvd«4ilii«0 et des gabelles, et idM 11^^ " '

les autres sortes d* impôts qui composent ses revenus, de tant d*afTaires extraordinaires qui abîment TEtat, <le tant de traitaatSy qui» .non contents de le piller par, mille voies indirectes» exercent encore sur hii une usure insuppcM* Me» erse-MBiplisseat dé biMà MgMfer^fiv ë#m«miteB voies, tandis que le pauvre peuple périt sous raccablement du faix.

va.

Si sa majesté, pénétrée enfin de la souffrance de ses sujets» prenait une bonne fois résolution d'y mettre fin» et d'améliorer leur tibïiditîon» en rendant l'imposition de ses revenus légale , ei i (j(K)rtfonnée aux forces de chacun,

. c'est-à-dire en imposant sur tous les fonds de terre, par rapport à leur revenu» sur les arts et métiers ^ par rap|)ort .à leur gain; sur les villes, ^r rapport au louage des mai- .son^; .^ur le bétaij» par rapport à son revenu j sûr le vin dçs cal>arets, les tabacs» les eaux-de-vie, le thé» le café» le ch(H colat, le papitîr timbré, et sur lu sel qu'il faudrait mettre à un piuSjbas prix, et le rendre marchand. Pius^ sur'Jes" .dousM^ieSi^ (;[u'4 fai^ir^it aussi ùter du. dedans idu royaume»

les reléguer sur la frontière, et les beaucoup modérer; sur les bois, les eaux, les vieux domaines; sur les gages et pensiona d'un cbacun, et euflu' sur tout ce qui porte rmnu et liit proit» sans exception de bien ni de penoutOy leloîit * préeédé d'une très-exacte et fidèle recherche et de tontes les connaissances nécessaires, lixant lesdites impositions sur le pied du vingtième des revenus de toutes espèces. Gela, unedlQia t^Aa^U ipvqd«iralti lunimuM êimmiÊfk^iàimÊ^' pmk Qlmge jà. l^St»t# |miv jrapiMiCtè lauigp^pi artaiifâ:

ppéseal, nlianijdeooui doii^weâa ^iperamie, puisque tout'

serait proportionnellemenl imposé'. Il n'y aurait plus ou très-pou de trais, ni de pillerie dans les levées; le peuple se maintiendx;ait, plus ^'^"m-^nî ^ fit jtjjuanfig diinii^,<iii|yr<MWi>

^ngtftront » Hi tmmimJmxwpmMt^^ a^tna foulé»

que de tout ce qu'ils soufifrent à présent, notamment s'il n'était plus question de tailles, ni de gabelles, ni d'aides, ni d;afiaifea.e3^ME|QtdJpaU de contra^«i|U||^

ni de vaaNkna» nîji'imuie anura noii¥eani|iAl||j^^ clmin poëtorai^ jouir au' paix de ce qui lui appartient saài ImiuSjkf*^^-

Xlf»

Et |KMir4)ûnohiiioii» ti touteacea penaéea pouvaient «xeiter la curiosité de sa majesté à en l'aire l'expérience , ne fût-ce que pour voir comme cela réussirait, il n'y aurait qu'à les mettre en pratique dans cette élection ». ou dans telle aiitre des plus petites du royauine qu'on voudra dioisir. Après quoi, ai le6.peu]ples a'^ trouvent bien» lea Voisina demandeiçont le même traitement , et il ne faut pas douter

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ifÊÊi ton pèvL de temps àptéèy t^ut le ifeyaiaMtw fit la mènit

d*autres à corrigéiv pour le soulagement des peuples et l écoDomie du royauine, qui rendraient ce (lays et tous ceux où elles aéraient jg^iquéaa» aiwyidant»y Imilea ei JUieniftl peuplée; onr ptwiAûf» IstifMfl^NéMi sHéHi mmiê

rier, plus forts, et pl«» capela^ de ftôMê Sk'^tÊm^i et 40 les élever» et beaucoup moins paresseux; d'où s'ensuivrait un grand accroissement de monde et de biens; el, comme ils auraient moins de terre à ciiltiTer, ils les cnHiveraient tontes el les cnhiveraient bien.

Atr surplus, cette reeiierelie n^é pas été ftiite par anean sentiment d'intérêt particulier, mais seulement pour don^ner une légère idée de ce qui se pourrait faire de mieux dans cette élection, et conséquenunent dans toutes les entras de la généralité» même dans tons les pays ^1 eem^ posent ce grand royanme, oè'le feenhéur et Taugmentation - des peuples suivraient de près un si juste établissement ; les revenus du roi en augmenteraient considérablement^ sans que jamais il s'y trouvât de non- valeur. Cinquante miire fripons» sans compter leors cronpiers» qui pillent im» . pnnément le royaume» et qui piofiui^t incessamment son nom par le maufais usage qu'ils en font» smient réduits à gagner leur vie et à payer comme les autres. Sa émnination deviendrait douce et désirable par tous les peuples foisins^ et les sjMns» sortant de Tétat pauvre et soufteien où Us sont pomr entrer dans un» plein -de bmibenr et dé ftiicité» s'aesroltraient à Tue d'csll» .et augmenteraient jsn même temps sa puissance par le nombre prodigieux U'boOH propres à la guerre» aux' arts» aux seienees» à la mar-

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