‹ Oisivetes de M. de VaudanChapitre 41 sur 81 · VI · texte numérisé non relu

VI

Faire dénombrement de tout ce qu'il y a de charpentiers, charrons, menuisiers, couvreurs, tourneurs, calfals, perceurs, cordiers, et généralement de tous les arts et métiers les plus propres à l'extinction du feu , y joindre des matelots, s'il est nécessaire, pour faire des brigades de trente ou quarante hommes chacune , à la suite desquelles on mettra un ou deux bourgeois de considération , et même des officiers, s'il est besoin, que nous appellerons brigadiers, lesquels seront distribués en autant de quartiers qu'il y aura de brigades, observant de faire celles des quartiers plus exposés au feu, plus fortes que les autres, parce que vraisemblablement elles auront plus d'affaires.

On pourrait mettre à la suite de ces brigades des capucins, ce sont les religieux mendiants dans les Pays-Bas,

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qui, d'obi igaiion , courent à l'pxlinction du leu quand il y en a quelque pan» et s'en acquittent ordinairement fort fu^„.|Mifee que l'aumône redouble après.

I tra.

Séparar toutes les maisons de la lilld en six quartiers et les bâtiments de la citadelle anssi, et y établir les brigades

de la ville pour prendre garde au feu et Téteindre quand i! s'allumera , avec ordre à chacune de poser doubles sentinelles à Fentour et dans le milieu des quartiers, pour observer la ehute des bombes et courir où elles seront tombées^ éteindre ce qu'elles pourront avoir allumé, aussitôt qu'elles auront fait leur effet, et défense à ceux d*un quartier d'ailler au secours de l'autre sans un commandement exprès du supérieur, à peine d'une grosse amende» sous quelque prétèxtoai raison qnece puisse être,

La marine» de son côté, fera choiir d^une certaine quantité

de gens du port et de l'arsenal qui , de leur part , observeront le même ordre que dessus ; les prêtres seront chargés de la conservation des églises, de même que les religieux et rdigieuses, avec quelque nombre d'bonunes qu'il faudra leur donner pour leur aider.

A l'égard de la citadelle , faire autant de brigades qu'il y aura de quartiers, de dix ou douze soldats chacune, choisis de la garnison pour prendre garde au feu, observant de leur donner à tontes de bons officiers jpour les commander , et

ifâvoirimeréBmeeor la plioe, qui posm destentinelles

sur tous les coins de rues, pour arrêter les coureurs qui ne voni au feu que pour chercher à prendre.

i XL

Faire inroYisioii de aeaax et paniers d'osier goudroanéSy d'éoheiles» oroehets» haches, marteaoxt seringaes, s*il y en a 9 fourches de fer, perches, cordages , etc., pour les distn%

buer aux brigadiers, lesquels choisiront des lieux, chacun dans son quartier, dont ils auront la clef pour les mettre à couven et pour, dans le besoin, les distribuer à leurs bri* gades.

Pake amas de toutes les futailles qu'on pourra trouver,

les arranger et les défoncer chacune devant sa porte, en sorte qu'elles se touchent , et que tout le devant de chaque

«maison en soit bordé; les remplir d'eau qu'il faudra entre** tenir, et si c'est un temps où il y ait apparence de pluie, barrer les ruesayecdufnmfer poory retenir Tean; sinon, et

* encore mieux, établir quatre ou cinq brigades de menus gens, valets et servantes, menés par quelques bourgeois d'autorité^ qui ne feront autre chose que de porter de l'eau en file aux endroits où il y aura du feu allumé, le tout en silence et sans bruit, et afin que cela se fosse mieux, obliger chaque maison d'y fournir une personne.

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