SLR LES CAMPS RETRANCHES SOUS LES PLACES
Il faul floigneosemeni distinguer les dispositions et propriétés des camps retranchés sons les places, qui sont relatives aux mouvements extérieurs des armées d'avec celles qui tiennent à la défense propre de In place. En confondant ces objets Ton risquerait d'exposer peut-être l'un et l'autre.
Il faut obsenrer qu^nn corps d'armée occupant un camp retranché à l'appui d'une place a pour objet ordinairement de faciliter les combinaisons des mouvements des armées à Textérieur et d'y concourir avec elles. Mais si l'on venait à ne considérer un camp retranché que comme protecteur d'iine place forte, il s'ensuivrait ou pourrait s'ensuivre des inconvénients mineurs : le corps d'armée qui s'y laisserait enfermer appauvrirait la place de ses vivres; ne pouvant plus concourir avec la grande armée, celle-ci en serait affaiblie d'autant, et l'ennemi, |)rofitant de cet état de choses, prenant position contre Tarmée de secours affaiblie, séparant le corps qui occuperait le camp retranché de toute lelalion extérieure, le forcerait de dévorer promptement les restes de l'approvisionnement de la place; on sorte que les protecteurs ei les protégés, réduits aux extrémités de la faim, seraient forcés de céder sans coup férir.
11 suit de là que lorsqu'on corps d'armée occupant un camp retranché peut craindre une |iareille séparation, il doit se presser de la prévenir en abandonnant la place à ses propres forces, fille suffit dans ce cas pour tenir position et
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pour obliger Tennemi à déployer l'appareil de siège. Pendant ce lemps-là Tannée principale, renl'orcée de toutes ses réserves réunies et de tous les autres secours qui peuvent accourir de l'intérieur, se met en éint de profiter avec beaucoup d'avantages de l'affaiblissement nécessaire où l'ennemi est réduit par l'obligation d'assiéger et d'investir.»
« Lesderniers événements do Maubeuge paraissent confirmer cette théorie. On remarque en efl'el que le gros corps de troupe occupant le camp retranché a été complètement inutile à l'armée de secours, et n'a nullement concouru à la délivrance de la place; il l'a même exposée en vivant à ses dépens. En sorte que si notre armée de secours avait fait moins de diligence, si elle n'avait pas trouvé d'autres ressources pour arriver en force, et si une très-bonne conduite et des circonstances locales n'eussent favorisé des attaques vigoureuses en divers postes, c'en était fait de la place et du corps d'armée qui la ruinait en prétendant la proléger. »
« Il ne faudrait pas conclure delà que les camps retranchés sont inutiles; je dis seulement qu'ils doivent rester libres et indépendants. Voici le cas : si notre armée occupe un grand développement, si elle médite des mouvements et des entreprises, elle peut avoir besoin d'occuper Tattentiori de l'ennemi et de lui faire craindre l'offensive sur une grande étendue; de simples garnisons ne sulTiraieni pas pour remplir cet objet. Dans ce cas il lui est nécessaire de prési-nler lies corps détachés et de s'en séparer momentanément, et ceux-ci trouvent leur sûreté et leur consistance dans les camps retranchés à l'appui des places fortes ; mais ces mouvements doivent toujours se combiner de manière que ces corps détachés ne soient jamais enfermés, qu'ils conservent toutes les relations extérieures et les mesures de réunion. »
« Ainsi pour premier intérêt il faut que Ton mette la place
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en état d'être abandonnée à elle-même. Après cola, sur ce qui concerne le camp retranché, ce n'est paa précisément sur la ville quUI faut en oontidérer la retraite; oe peal bien étreen la triversanty ttiais non pour y rester ety causer u|ie obstnHh tion qui porterait à la perdition du tout; c*est*lHdire qu'on ne soutiendra le camp retranché que lorsque ses derrières en .seront libres et qu'on ne risquera pas d> être enfermé ; •ans quoi a'eel la plaœ seule qui devrait étia abandeonée à •HeHQdma* »
^ d by GoogI
PLACES D£ LA FRONTIÈRE DE FLANDRE 06 lêê campé retrunchéê iont le plus nécessaires.
Les places les plus exposées emre la Meuse et la mer sont : Dinani, Cliarlemont, Charleroy, Philipp«vllle» Uim^ Meoin, Ypro», Furaea «t Duokerque.
Xe t'ai eiaminée da* depuis; .elle ne vaut rien.
Celle qui est entre la Meuse « la Lesse, la (a'IIc , le vallon de Froidevau ei le château de Celle est excellente ; je l'ai visitée.
Entre Sautoiir et le chemin de Marieobourg , les châteaux de fCeotllIe, Samars et les bots, H y eti a une qui se peat soatenir par 20.000 hommes» étant pourvue de ses besoins.
Il yen a une à Ciiarieroy entre la Sambre et le piélon sur la ^nde hauteur des bois de Darmé« qui serait cKcelleute, s'il n'y avait pas 4 k 500 arpents de bois à défricher.
Il y en a une li è.^-bonue, mais UD peu él I i I èe vers la tombe de Btons-sur-Marchienne , entre l'Heure et la Sambre, les bois et la place. Elle est hoiiin" pour tout ce qu'on y vouiira mettre àii-dessou^ de âO,000 hommes.
SUe est Irès-excellente, il sufftnd*oeeaper U PicUddi poorw
Il y a une situ.itiuD propre peur un camp fortifié à Dinint,
entre le ruisseau de Tavier et le vallon de FroicJevan, la rensede Jemechenne et la place» qu'on dit être bonne.
Il y en a encore plusieurs autres plus avancées vers l'ennemi ou sur les autres Côtés delà place, où on peut camper avant de se renfermer dans le camp.
Il y en a une t rès-bobbe A Charfemont sur la hauteur de Ravecine de l'autre coté de ta Meuse et même une autre sur la petite bautèof deTant la place :
celle-ci capable de 7 à 8 bataillons campés bien à Tétroit, mais Tautrc est bien plus ample.
Je n'en sais point à Philippeville (le bien propres» si ce n'est vers Sautour.
Il y en a une à Cliarleroy du coté des petits étangs, mais elle est très-petite et trop acculée sur la place; on y en trouvera u«it* antre plus étendue sur le sommet d!i bols de Darmé qui pousserail !a c ncouvallatiou bien loin el q ui se pourrait fai re bon n e, mais elle est de très-difficile exécution à cause des défriche* ments qu'il y faudra faire.
On en pourrait trouver une bonne à H»ns en oceopant le
ra contenir <!e|mis I5.(MH> honimcs ni sus; quo si ou voulail occuper toutes les petites bau«> tears jusqu'à Niml, elle en pour* rait contenir jusqu'à 90,00u,
faut le porter à quelque SO toisesan delà des dernières baîes
du village de Frcsne, la gauche sur l'Escaut, la droite sur le rieu de Fresne, le retourner eu poteuce du côté du bas Escaut nisantface à Yalencienncs. Il est bon pour 10 à 12,000 hommes.
J'ai revu la situation de Tournay; elle est très-sùreje retranchcmeut un peu sous le canon , mais on peut garantir le camp et s*en mettre è couvert. 10, 12 à 15,000 hommes s'en peuvent Irès-bicn accommoder.
J'ai revu aussi celle de Meniu* il faut la porter jusqu'à l'extrême portée de canon de la place et y fsire des épaulements.
Êntrela Deiile, la ville de Lille, la Marque er l'inondinion de Fives, il y a une Irès-bonne situation, meitaot la droite à Téglise de Fives, la gauche à la Marque, sc?ontonant sur le haut et faisant face à Tonrnay : celleci pour 12» 15 à20,000 hommes.
Il V en a une autre derrière la citadelle entre les deux bras de la Deule. trè^ sive, mais petite et capable de 5 à 6^000 hommes.
luniil l'ariseU't l«* reste delà liauteurqui s éieiid du côté de Nimi, laissant la Haine et le défile du pont d'Aubourg et le bois d'Havrai devant soi : celle-ci est un peu ample, mais le terrain est bon el ou !e peut couper en deux.
Il f en a encore une excellente à Cundé du cdté de Fresne.
Une médiocre à lournay,
et une très-boune à Menin entre la petite inondation de Guelve et la Lys.
Plusieurs à cboisir à Lille^
et à Ypres, entre autres relie d'entre la ville et Bousiugue»
mettant la droite sur ladite ville ef la gaucbc audit Bouzingue, le canal devant soi. Elle est fort commandée mais on peut reculer le eamp des troupes et accoQDmoder le bord du canal en parapet avec de bons épaulemenis en seconde ligno.
11 y en a une bouue a la Kenoque, une excellente à Fumes et nuB trè»-excel1ente à Dunkerque; il ne faut que les accommoder, les bien fortifier et les garnir à propos du nombre de troupes nécessaires quand on en aura besoin. -
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