‹ Oisivetes de M. de VaudanChapitre 53 sur 81 · CONTEE LA VALLÉE DB CASTEL-LÉON · texte numérisé non relu

CONTEE LA VALLÉE DB CASTEL-LÉON

Que si quelque chose tbrmait encore obstacle à la paix, le roi pourraii céder les 42ou43maQvais villages qu'il a dans le comté de Cerdagne en échange de GasteULéon et du cha-^ grin qui pourrait rester aux Espagnols de la perte de Luxembourg et (leMons, et raser Moni-Louis; Vilîelranchc qui peut passer pour urie place raisonnable^ pr«^s<'niement, eu égar(| à sa situation, pouvant très*bien suppléer à son défaut.

Ainsi sans affaiblir le royaiime, ni le commettre en nen qui poissé lui faire du mal après, le roi peut en foveur d'un traité de paix, sacrifier toutes Ces places de ki manière contenue en ce mémoire, moyennant quoi sa majesté épargnt ra toutes les troupes- de leur garnison faisant .82 bataillons et 34 escadrons avec tous les éiats-majors, vivres, et jmunîr tions» dont la dépense anouellie réelle et efiéctive nionie à plus de dix millions quatre cent miHe livres par an; ' '' : "-^

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Du surplus on ne propose pas ceci comme chose à devoir absolument exécuter, mais comme un bon choix à (aire des places qui nous sont à charge et les moins utiles et dont on 86 peut relâcher pour coïisenrer les autres sans préjudicîer k la sûreté du royaume.

'^Suît le détail des gamisom nécessaires dans l'es 23 places dénommées et qu'on épargnerait en rendant ou démolissant ces places; il monte à 82 bataillons et 34 escadrons, dont Vanban calculait la dépense ainsi quMl suit (1) :

lA dépense de 1)2 bataillons sur le pied ancien estimée à ^,000 lîy. par bataillon, revient à la somtne de T^TOS^^OdO liv.

Celle de 34 escadrons estimée à o5,0û0 liv. chacun fait 4,870,000

L'entretien des états-majors 4e toutes les , . places, les. hôpitaux, commissaires d'artille» rie, ôommîsâaires des guerres, fortifications;' munitions de guerre et de bouche comprises, estimé à la somme de

Total.

900,000 10,478,000 liv.

fi) Pour coin prendre coinmenl la suppression de 23 places pouvait produire une économie de 10,478,000 livres, il Caut savoir qu'il y a 150 ans on calculait le fond des troupeç à entretenir en France pendant la paix, uniqaemèoi'sor le nombre d*hommeg nécessaire poor^rder les plaees du rofanme. Tel létait alors le priiicl|»e. .A|i» jonrd'hui In.forc^ de f ariiiée permanffite Hl basée sur d*antre«(COQ* sidérations. AiraovÀTt

On peat kuBêi rendre ^ûte la Lorraine an diic^de ce nom, sous les conditions du traité de Marsal;. retenant Sarreloùis,'

Hombourg , Bitche ei Phaisbourg aVcc leurs <1(^pendances, réglant celle de Sarrelouis par la prévôté de Vaudrevange.

Idem, toute la Savoie, Montmélian démoli, et si Ton pouvait faire récbange du comté de Nicé^Gjln^ Pygneiol» la P^roQse, Ghflteaii-Daupbin et Suléè tonit dénoolld» je ^ois persuadé qa*on ferait une très-bonne affaire pour le roi, et quand même on ne les démolirait pas. je ne croirais pas J'affaire mauvaise pourvu que l'échange se fit.

Après tout ce que dessus» je dois avèrtijr que mon tntentictk n^estpas de proposer un délaissement facile des pltfces énoncées en ce mémoire cômmé cbose qui importe médiocrement à l'État, ni qu'on les doive légèrement sacrifier en faveur d'^n traité de paix, mais bien d'en faire connaître le mérite et Timportance, afin d'en procurer Iç ménagement et ^ue suivant les diverses conjectures qui se présenteront, on puisse avec aisance prendre le parti plus oonvenableau bien de l'Etat, ce qui sera bien plus facile quand on couuâiira bien la conséquence de ces places. '

Il est à. remarquer qu'il .y a trois grandes places dont il n'est pas parlé d^n§ ce mémoire sur le pied de restitutioii- ^ sur l^uelles les ennemis feront sans doute de fl^andes instances. Ges trois places- sont : Strasbourg, Luxembourg et Mons. La première, à mon avis, ne se doit non plus restituer que le faubourg Saint-Germain. Elle convient à la Errance parce qu'elle est en deçà du Rhin, et qu'étant fortifiéecommeelle est» c'est une barrière impénétrable aux Allemands. Cette considération seule suffit pour nous persuader qu'il faut tout mettre en œuvre pour se la conserver, même jusqu'à l'échanger contre Brisach qui esl au delà du .Ubin» où «Ile nous est^à ch^rne en toute manière san§ que

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