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pour Brest, afin d'empêcher reiinemi de s*en saisir, conunt; effectivement il a pensé faire il y a deux ans, et pour assurer à même temps, les batteries du Goulet du côté de Gortfbaailles; c'est ce qui m'en fit proposer le retranchement» qui ayant été agréé» on y a travaillé l'année dernière ; il devait être soutenu d*un fort bastionné au moyen duquel cette gorgo se pourrait défendre comme une place; moyennant quoi toute la presqu'île se pouvait très>-bien soutenir. G& fort n'a pu ètref$iit, faute^dèt fonds ; mais le retràncbi^eiitesty à peu de chose près» achevé» et quand il le sera» il ne laissera pas de tenir en sûreté toutes les parties du Goulet qui en sont enfermées, et la rade et le port de (îamaret le seront aussi très-bien.
L'aiitre c6té du Goulet ne pouvant pas être fortifié parce . qu'il n'y a pas de gorge^à^uper» je n*ai pu faire autrement que de proposer séparément la fortification des trois principales batteries, dont la plus petite et la plus avancée de côté de la grande mer est celle des Minons, fermée par derrière en redoute avec un très-bon fossé et son rempart fraisé et gazonné. Il y a encorë des corp»de garde, hangars et mar gasins à faire de peu de conséquence, une traverse et deux pièces de canon à y ajouter.
La batterie de Léon n'a qu'une très-simple fermeture de maçonnerie flanquée d'une redoute de même qualité, qpt ^'est pas à pfreuve du canon, et qui n'eropèche pas que toute la batterie basse ne soit plongéè du mousquet des deux hauteurs attenantes de sa droite et de sa gauche; j'y ai tracé une enveloppe dé terre à laquelle on n'a encore rien fait» faute de fonds.
, Quand la batterie de Portzic sera achevée» elle ne sera pas moins considérable que celle de Léon» non par le nomr bVe de canons qiM ne s^ra 'pas si grand, matis pas la qualité
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du calibre, qui est plus gros, et qui bat irès-bien sur l'arrière, le tfàYersel Tavaûtdes vaisseaux. 11 y manque encofe dfiiècesy p6uir lesquelles pduiroir placer il sef a nâcessaire de faire ttike dépense dé iO^Mft Hvres, â causé d^un grand trcfti
qu'il faut revêtir avec soin et remplir de terre; outre quoi il y aura un magasin, un corps de garde, et quelque hangar à bâtir; son enveloppe est à demi faîte. Outre ces trois pièces absolument nécessaires à la sûreté de ce éété du tioulet» savoir : les liittous, lé Mingan et Portzie, il y a encore deux vieilles petites batteries, l'une de six pièces et l'autre de cinq, qui sont assez bien placées; mais elles ne sont ni fermées, ni assez considérabiçs pour mérUer qu'on y liasse une grande dépense^
\ Quand la batterie du Portaic sera totalemebt achevée, . elle contiendra 43 pièces de gros canon trës-aVantageusement placées sur l'endroit du Goulet le plus étroit.
Vis-à-vis du Portzic, et de l'autre côté du Goulei, est la nouvelle batterie de la pointe des £spa|[nofSy ouvrage trèsdiffldle auquel J'ai fait travailler grande partie de la campagne passée. Elle aurait été achevée si les fonds n^avàtent pas manqué; il y a encore pour 40 à 1*2,000 livres de dépense à faire, non compris les aflûts et plates-iormes des piècesqui sont tous faits au parc de la marine. Cette batterie doit contiMir 32 grosses pièces de 36 .livres .de balle chacuner, qui répondront à celles de Port«lc et.ferontjê même eftst sur le . Goulet et la rade.
La grande batterie de Gornouailles n'est pas achevée; il manque encore beau'côup de maçonnerie à se» parapets et à . sçn revêtement» beaucoup de roc trè^s-dur à escarper et des bâtiments a faire qui démandent.qu'on y travèllle actuelle^ * . ment. Il y a une autre batterie à faire sur le petit rocher isolé, près du Capucin « vis-à-visdesMinouSyles tiiiettes entre
deux qui divisent la passe des navires et les obligent à ran- ' . * ger la côte d'un côté ou d*autre, et par eondéquent s'appro* cher de Fime dé eea batteriês. Gell6-ci aamit encore Ymn? tage de défendre l'entrée de la rade de Gamaret, de aorte
. qu'elle serait à deux usages. Celte batterie n'a pas été commencée, parce qu'il fallait s'assurer de ce côté par le retran- . , chement^ ce que Ton vient de faire. Ce serait présentement^ une des' meilleiirea chdfl^ 4u'cm pfUiat^ Goulet;' il y aurait moyennant cela trois bâtteriés principales de ce côté et autant de l'autre, savoir : celle de la pointe des Espaf,'nols, celles de Cornouaill' s et du Capucin répondantes et vis-à-yis des Minous, du Miugan et.du Portzic. Outre les troi& grandes de Gomouailles^ il y en à une aâtre de dix petites pièces près la pointe des i:spagnol^.mal |àile et asbez iptfl placée, une prèsla grande bat ter ié de Coi^onaîlle^, de cinq pièces, et une de sept sur la pointe de Kuiniou ; mais si les six grandes étaient achevées et en état» on pourrait se pas* ser de toutes les petites, qui aussi bien ne sont garnies que de pièces de iB.\
■ La batterie des fispagnots doit contenir - ' ^2 pièces; ' . Les deux grandes de Cornouailles jointes en-
semble * ' ' 49 ' ' ^
. £t celle du Capucin quand elle sera faite 31 ^ .
- \ v , Total du côté de GornoualUes. . 10^ pièces»
non compris leé deii^ iietites battmiéS' de la pointe d«s pagnolsoodeKufniofaw ' v
La batterie de Portzic étant achevée doit côn-
tenir , . ' ^ ' 43 pièct;b.
Celle de Léon • ' - 55
, Celle des Minous ■ . ^ V.
l^dncôféddLéoii/^
JNon compris les deux petitch balieries a supprimer qui uiontetit à 11 pièces de 18.
Toul du GQulet parfait 213 pièces.
QusAifité suffisante» à laquelle si on ajoute les petites à supprimer, le tout fera > 244 pièces.
€tu €Sauëei.
Le retranchemeiii de Rosoanvel a étéHait pour empêcher
i'eiMiemi de s'emparer de la presqu'île de AoscanveK qui,
vSupposé qu'il eût pu le faire, comme il s'en est peu fallu , il serait devenu par là maître de toutes les batteries de ce côté du Goulet, d'où partageant le (eu, il aurait faciliié rentrée . de ses vaisseaux dans la rade,, rendu Je. jjombacdement dé ' Brest inévitable, serait devenu inaltre absolu de la rade de Gamaret et de son port suffisant pour mettre commodément à terre tous les besoins d'une armée, et se serait trouvé possesseur de la presqu'île, où il lui aurai t été très-aisé de se faire un établissement sûr et faiçile à maintenir, dans lequel il aurait pu faire ses amas pour la guerre de terre et de mec» ce qui d'une part nous aurait rendu te port de Brest inutile, et de l'autre lui aurait donné IN'quivalent d'un pori ei d'une place dans le royaume capable de lui eu procurer l'entrée , c'est de quoi le retranchement gardé nous m^ira à cou Vert en nous assurant le derri^e de toutes 'les batteries de ca côté du Goulet et la presqu'lle-en même temps, ce qui fera encore une grande épargne au roi, parce qu'il ne sera pas nécessaire d'autres fortiûcations pour assurer lesdiies bat* teries» moyennant les petits retranchements di&posés sur l'autre c6té de la presqu'île» qui bordent la rade» et où on a
DR M.» BÊb Vt&UBAN. '81
aiuuMiailtobauerieb. Oa doanera sur itom^ (»aruti iUi 6uu étenciii6y oequi ooQtriiwierta (Niii«dérabl<»iii6Dt au soutien â» lorl 4ft nia Longue* •
An moyen de^oe vetrancMment il ne sera plus nécessaire d*uii campàGroson non plus qu'à Klerine, «ton pourra lever tout le canon delà côte de ce eôté et en remettre la gnrd^ aux milices gaFdeft<6tes du pays, fenfennant mutes les troupes réglées dans l'enclos du camp.
Du côté de Léon, chacun des forts gardant sa batterie, on pourra lever les carnpsduConquei ei de Beriheaume, et réduire le tout à 100 hommes dans la batterie des Minous». 400 dans celle de Léon, et autant dans celle de Portatc aveft quelque petit détachement à Beriheaume et aux petites batteries, de Guini et de Neuen. On pourra même choisir la moitié df^ ces corps, à qui on donnera un sol par jour eu augmentation de solde pour servir au canon en cas de besoin, pour Tefiet duquel on pourra leur faire faire l'exercice de deux ou trois jours l!un. Observant la même chose 4u eftté de iConKiuaiiles» on épargnera la solde d*un grand nomr bre de canonniers, ainsi que nous le ferons voir ci-après.
L*effet de ces forts, joint à celui du camp retranché de Ro&canvel , nous mettra en état de pouvoir garder les deux côtes du X^oulet, quand bien rennemi serait entré dans la rade et quand il ferait descente de 6 à 7,000 hommes au Co»quetou i Morgau en intention de prendre les batteries par derrière et de se rendre maître de l'un des côtés du Goulet ; iln*y pourrait réussir sans y mener du gros canon et attaquer lesforts elles retranchements dans les règlos, auquel cas tout le pays aysnt. loisir do s'assembler, il n'y ferait plus jbon pour lui.
De l'établissement deces fortset du retranchement s'ensuivra encore, que si, au mépris des batteries du Goulet, l'en-
nemi entrait dans la rade avec une ai mée,outre que les veBtB n'y sont pas de commande pour en sortir quand on vent, continuant la garde du Gouletet desenvirons de la rade» l'ennemi ee trouverait assiégé et privé des fifratchissemeats dont il pourrait avoir besoin , parce qu'tuctttt vaisienn ne lenf en ^urrait porter sans essuyer tout le feu des batteries, et supposé que les vents devinssent favorables, l'armée n'en pourrait non plussortir sans essuyer encore une fois le même feo; de sorte qu'à bien eonsiéérer le Gouiet dana la perfection qu'on peut donner à ces sortes de iMtteries» on ne peut disconvenir qu'il n'y a qu'une résolution toile et déterminée à ae perdre qui puisse porter l'ennemi à hasarder une telle entreptiae. Je dois encore ajouter ici que, supposé Tennemi entré en rade, on se pentaisénent conserver des communications par teffo et par ean au Portwo et du Portai© à tonies les batteries def d«^^l!«é« du Goulet, par terre^ «w faisant un chemin du Portzic à la ville le long de la côte où il y a déjà un petit sentier, y «joutant quelques logements de |||j|^|||j|É||j^^ et une batterie de six
^eèB^ à péo pS^^ltt milieu de la diatmeé» pour battre sur la rade et croiser avec la ville et le fatale. OnéBOOriera de là les chaloupeset petits bâtiments qui iront de Tan à Pautre, et de là au surplus du Goulet. Pour conclusion, nos terœsrépandues et Séparées dans tous les camps des années précédentes, et par conséquent tiès-faibles, se trouveront ramassées et comme rassemblées toniee au Goulet, dane des postes très-avantageux, qui sont les véritables lieux qn'U hni défendre; moyennant quoi, le premier ménage qui en résultera sera de n'avoir plus besoin de cavalerie ni de dragons aux environs de Brest, ce qui sera une épargne considérable : le deuxième sera dé pouvoir lever tontes les batteries de la côte quisoni hors du Goulet, exceptécelle deCéMm,de rislei
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et de Kmorvan, de Saiiil»'-Barbe, de Saint-Matthieu et du Château de Bertheaume, celles des environs de la grande rade et deja tour de Gamaret et les six grandesdu Goulet, supposé les forts achevés; moyennant quoi^on épargnera la solde d'un très-grand nombre de canonnière qu'il faut entretenir cinq mois de l'année, réduisant leur déposition à ce qui suit :
4^ lever tout le canon et les plates-formes des batteries supprimé^ et les rapporter à Brest ou dans les forts ; 2" faire
; camper les quatre. bataillons de troupes réglées derrière le retranchement de Roscanvel , duquel on fera les détachements nécessaires pour servir aux batteries de c*^ côte, conjointement avec les canonniers de milice sous la conduite des maîtres canonniers de la marine ; on pourra dans besoins renforcer ce camp de deux ou trois bataillons de
. ^lices choisies; 3**du cOté de Léon» mettre ^^l^tsillon de la marine dans le Portzic» un dans le Mingan, et uâe compagnie dans la redoute des Minous, ce qui fera neuf compagnies, el u ne d i x ième en détacbemen i à Bôrtbea urne et ^uj^ batteries de Guini eldel>(even, qui. sg[m^tées:à deux aiifià^ psttre dans les forts de nie Longéç, dans la batterie de Plougastel et dans celle du Corbeau, feront douze en tout, qui, jointes aux deux bataillons nécessaires à Brest, feront vingt compagnies, qui esi|^ peu près ce qui réside au dép^|^(||^^t [de Brest; et comme la plupart des solda||^de o^bes^t joatruits au service du canon , ^^*y aura dai^s les besqios qu'à en employer la moitié pour servir celui 4<ss^haUfr|M; que s'il en manque quelqu*une, on pourra faire garder le fort
^|)erjle Longue par un délarhemenuie Koscanvel et lesbatte-
,,^1^ ,dfl|,Plpugastel el du Gorbeau, p^i;,ies milices de cette paroisse et de celle de Dirnon qui n*en est fàè loin ; ^e si les compagnies de la marine se trouvaient embarquées, coime
n'y aurait pas pour lors grand péril pour le |^let|^on
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pourrait partager les trou|)es de terre en deux, eten'mettre une portie à l'im des côtés du Goulet . et Vautre de Vautre ,
observant qu'on peut tirer deiiv ou trois mille assez bons hommes des quatre capitaineries gardes -côtes plus prochaines, pour servir de renfort à la garde du Goulet, et même de la ville en cas de besoin; 4*" pour garnir les batteries du Goulet et toutes celles qtii resteront sur pîed , de canonniets nécessaires au service du canon; j'ostinie qu'il suffirai! de 38 maîtres canonniers, 109 seconds et 217 aides, revenant à 364 canonniers gagés; qui est moins de plus de 1,200 qu'il n'y en avait Tan passé, quoique très^mail garnies.
Nota. Qu'il snfOra des àeux tiers de ces canonniers poiur f hiver, n faut ajouter à ce que dessus les canonnrîers de milices à raison de sept hommes par pièce; mais parce qu*il n'y a pas lieu de s'en fier tout à fait à eux; parce que, quoique adroits et bien instruits, ce sont des paysans peu accoutumés au feu, et qui, ne recevant point de solde, sont peu affectionnés , et pourraient n*être pas fort exacts dans un jour d'occasion, je suis d'avis d'y joindre deux soldais par pièce, qui seront exercés, et à qui on donnerait un sol par jour pour cela, tant que la campagne durerait, ce qui n'ira pas à trois pistoles par jour, moyennant quoi les batteries se trouveraient très-bien fournies de monde. Il serait juste aussi de donner deux sols aux canonniers de milice comme à ceux de Sainl-Malo, toutes les foisqu' ils se présenteraient à l'exercice, qui pourra se réduire à deux lois le mois , et huit sols par jour et le pain, toutes les fois qu'ils seront retenue aux batteries pour cause d'ennemi ; ce sera donc seize fois deux sdls ou 32 sols chacun qu'ils recevraient én huit mois de tèmps qu'ils auraient comparu aux exercices de deux l'ois par mois, ce qui monterait à 3,360 livres pour toute une année; que si on voulait qu'ils y allassent tous les dimanches (Chose que
DB M. m TAUBAR. tt.
je ne crois pas nécessaire , il en coûterait le double. A IVgard de huit sols et le pain, comme cela ne doit arriver que i|aand on aura Heu de craindre l'entrée des ennemis dans la rade » on peut s'assurer que cette dépense sera très-rare . et que peut-être n*aura-t-on jamais lieu de la faire.
Je ne dis rien des bombardiers, qui ne sont pas autrement néci^ssaires au Goulet, parce que les vaisseaux n'y doivent pRS arrèier, mais bien dans tous les endroits qti^i sont à portée , dn motiillage.
De tout ce que dessus résulte : qu'il faudra moins de
troupes à la délnnse du Goulet que ci-devant, et qu'elles seront plus avantageusement postées, et le Goulet beaucoup plus assuré quUl ne saurait être de toute autre façon; 3° qu'il, en coûtera beaucoup moins du côté des troiq>es réglé^, parce qu'on pourra épargner la cavalerie et les dragons;, 3° incomparablement moins pour lescaiionniers, puisqu'il eu faudra plus de 1,200 df^ moins, ce qui fera une épargne de 120,000 livres par campagne» et la cavalerie plus de 30,000. . Ainsi on .peut compter que, sans y comprendre les officiers» cette épargne ira à plus dei60,000 livres par an, et le Goulet sera incomparablement plus sûr et mieux gardé qu'il n'est; mais il en faut faireachever les ouvrages commencés et perfectionner incessamment les batteries et les forts.
Pour la garde ordinairede ces forts» oii la pourra faire par HIMdouaalne d'estropiés de la marine, en temps de ptfix, en leur donnant un sol ou deux de solde de plus , et par des gardes ordinaires en temps (h) guerre, comme celle du Mingan. 11 suffira qu'on donne une double paye aux maîtres ca* ^onniers r^idanta, pour en être les con<ûdfges» et preiidre garde que les gardes n'y gâtent rien sans en donner avIs} nais quand il s'agira d'y faire camper, il y faudra mettre de vieux capitaines des vaisseaux pour y commander la ma-
m OISIVETÉS
nœuvredu canon; si mieux on n*aiinedonnel* ce commandemeni aax commandants plus expérimentés des bfttailtons. Quoi qu'il en soit, je suis d*avis que le comniHndèMem de ^ tout ce qui appartiendra aux batteries soit loujours donné à de vieux officiers de marine, à cause du canon qui ne peut être là fourni de ses besoins, ni bien exploité que par eux.
* A l'égard de là côte, elle sera beaucoup plus'exposéequ^elle ' n'était auparavant , parce qu'elle ne sera plus gardée par les troupes réjçlées; mais, outre qu'elle n'est pas de la con-' séquence du Goulet à beaucoup près, on pourra la départir aux milices gardes-côtes, faisant un peu resserrer lâ capi»' tainerie de BrezaI sur la gaucbe et celle de Mineven sor la ' dh>ite, afin de remplir le vide des capitaineries de Gôtandon et de Lezureck, dont on a tiré quantité de canonniefè de milice pour les batteries. '
Il faudra ordonner tous les ans la réparation des retranchem^ents de la côte par les paroissés à qui ces reirancbements ont été départis, et les achèvements de quelques en^ droits qui ne sont pas encore retranchés, duivant les ordres
que j'en ai établis et oui ont été approuvés de Sa Majesté; du surplus il n'y aura qu'à suivre l'ordre des gardes, telles qu^elles ont été réglées en dernier lieu.
Au reste il ne se peut que dans Tacbèvement ,et 1« garde dèà forts et batteries énoncés en ce mémoirè , lâ terre et la mer n'y soient fort itaélangées: la terré pouf le travail, la gandé et le service du canon , suivant les besoins et les lieux qui feront occupés par les troupes de terre; et la mer pour la même chose, notamment pour le principal service des bat* terîes , en quoi les canonniers et soMits de la marine êtuit beaucoup plué adroits que cenx de terre; outre que t\ un vent dilii^enter les ouvrages, il en faudra nécessairement tirer les jKitulres nécessaires àrompre le roc, les plate»*for«