DES CHEMINS
Les chemins sont fort négligés dans le royaume , ce qui nait beaucoup au commerce. C'est encore une des parties qal ont le plus besoin d*ane réparatioD* Elle doit consish ter, 1* à dessécher, relever et afTermir tous les grands chemins royaux qui en peuvent avoir besoin , ce qui se foit en pavant eCfectivement ceux qui ne se peuvent affermir autrement^ tenant les autres secs par des fossés à droite et à fiaoche, et des égoats, et afifermissant et soutenant les chaussées étroites par des murs, des caiUoatages et pim^ railles, des bois et fascines, où ily en a en abondance, et en tenant les chaussées élevées \ entretenant les ponts, en en faisant où ils sont nécessaires et où il n'y en a point ^ eu comblant les ravins et abandonnant les vieux chemins trop enfoncés pour en faire de nouveaux» coupés dans les pentes des montagnes; adoucissant ceux qui sont trop raides, et ne souffrant pas quil i^en fasse au hasard , mais les régler Judicieusement , et les rendre et entretenir bien roulants et commerçables en tout temps, afin que les allants et venants ne soient pas forcés à s'en écarter pour éviter les mauvais pas et ae jeter à droite et à gauche» comme l'on £iit, où on gftte beaucoup de blé.
La largeur des chemins royaux doit être ordinairement de quarante pieds; les autres, qui servent à la communication d'un lieu à l'autre, sont pour l'ordinaire de dix , quinze à vingt {Meds Aip* ks bons paya; dans les mauvais ils ont quelquefiiisplusde quarante loises de large, parce qu on ne se soucie pas des terres. S'ils étaieiU bien imùBnM)dé^
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OISIVETÉS DE VAVBAir. 14^
entretenus, et qu'ils fussent bons et commerçables , on en gâterait bien moins, et le commerce en irait mieux. Il y a beaucoup de parties dans les chemins qui ne se peuvent accommoder qu'aux dépens du roi , et beaucoup d'autres qui le devraient ôtre par les communautés, chaque paroisse pour soi. Il ne faudrait que tenir la main, et c'est ce qui serait aisé si la levée des revenus du roi était une fois mieux » réglée , et que les choses fussent réduites dans l'ordre pro- i posé en ce mémoire.
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DES BOtS.
Je ne puis m'empôcher de dire que les bois qui font une dm plus considérables parties des revenus de ce royaume , le ptOÊ HÊi f et âoDt il est absolnment impossible de se pouvoir passer, ont été très mal ménagés depuis quelque teiDpé. Les ordonnances, qui d'ailleors sont belles et bonnes, ayant été négligées, chacun a coupé ses bois comme il Ta entendu, et la noblesse , s'étnnt engagée à beaucoup de folles dépenses, a été obligée à la coupe de toutes ses futaies , ce qui s'est fait sans ménagement et sans conduite; d'où s'ensait aiqoard'tiai que tout ce qui s'appelle bois à b&lir est extrêmement rare. G*est pourquoi 11 est d'une nécessité très pressante de réhabiliter les forêts et de réydller la vigueup des ordonnances. La quantité des^bâtiments de mer que Ton a faits a aussi considérablement diminué les bois; c'est pourquoi il serait très nécessaire d'examiner la consommation annuelle qui s'en fait sur les ports, soit pour bâtir des navires, faire des radoubs, entretenir les quais et Jetées, faire les bâtiments servant à la marine. La même chose aux places de guerre qui en consomment beaucoup en bâtiments de casernes, d'arsenaux, de magasins, portes, pontsleyis et palissades; et de tout cela en faire des étala comme de consommation extraordinaire , et les comparer à la coupe des forêts du roi smr le pied de 140 on 150 ans, et non plus ni moins, parce que ce n'est qu'à cet âge quelesboîs sont parvenus à une grosseur convenable qui ne sent point encore le retour i et par conséquent ils aoai de meilleur usage.
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Parce qu'il faut en môme temps avoir égard à la consommation et entretien des pays, j'estime que, tout bien examiné, il serait à propos de plaoter de nouvelles foréU (1) tus aodraiu les moîM propra à ia colture te lafram al laa plna à portée daa porta de ner qa'il aérait poaaible» aprèa <|iioi d*y établir taa ordonnances des eaux et forêts, et lee mieux faire observer que du passé.Il n*y a point d'Etat dans le monde où on fasse plus d ordonnances qu'eu France , ni de pays où on les observe moins, et cela par une noncbalanœ propre à la nation, dont cbaean alWBe àeaiaf de rimpaailé dea ebâtimenta qui ne tombent que sur les malheureux qui n*ont pas de quoi payer le moyen de lea éviter.