‹ Olivier Cromwell; sa vie privée ses discours publics, sa correspondance particulière. Précédés d'un examen historique des biographes et historiens d'Olivier CromwellChapitre 104 sur 257 · LIVRE II, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE III

« Si vous laissez de côté ma lettre et toute pensée de moi , je n’espère plus de secours.

« Priez pour

« Votre sincère ami et serviteur,

« On ne prend aucune précaution pour faire subsister les forces de cavalerie et d’infanterie que l’on a levées et qu’on lève en ce moment pour milord Manchester. Il n’y a personne de capable d’organiser la chose. La troupe se dissoudra si personne ne vient au secours. Les conseils faibles et les actions faibles détruisent tout! (deux mots rayés) : — tout sera perdu, si Dieu n’agit pas pour nous ! Souvenez-vous que c’est moi qui vous le dis. »

Malgré cette détresse , il ne se laisse pas imposer ; il ne permet pas qu’un seul fragment de son autorité lui soit enlevé , et l’on peut voir par la lettre suivante , qu’il est vraiment et complètement roi de sa province ; si la phraséologie en est un peu embrouillée, le sens en est clair.

Pour mes nobles amis du comité de l’Isle d’Ely, présentez ces lettres.

« Lincoln, l ,r septembre 1644.

« Messieurs ,

« J’apprends que vous avez récemment relâché

quelques personnes incarcérées par le major Ireton et le capitaine Husband , ainsi qu’annulé une mise en prison par mon ordre du capitaine Castle, — toutes personnes placées en état d’arrestation dans des cas clairs et indispensables, ainsi qu’il m’a été représenté ; beaucoup de faits les signalaient comme étant aussi véritablement nos ennemis qu’aucun de ceux que nous avons pris et rendaient nécessaire de s’assurer de leurs personnes.

« J’ai donné au capitaine Husband l’ordre de les faire réintégrer entre les mains de Richard White , chef de ma maréchaussée. Et je vous prie bien, à l’avenir, de ne pas empiéter sur mon autorité jusqu’à relâcher soit eux, soit tous autres emprisonnés dans le même cas par moi-même ou par mes représentants, les chefs de la garnison , — jusqu’à ce que moi-même ou quelque autorité supérieure trouvions juste de les relâcher et donnions un ordre permettant leur élargissement. Car je le déclare, je ne veux pas prendre une telle responsabilité pour la compromettre , ni engager si puérilement ceux qui sont sous mes ordres.

« Je tiens pour nécessaire de profiter du moment présent où nous sommes maîtres du pays et n’avons pas de troupe ennemie près de l’IIe, et d’économiser tout ce que nous pourrons sur les dépenses pour l’employer à l’érection de fortifications qui la

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