‹ Olivier Cromwell; sa vie privée ses discours publics, sa correspondance particulière. Précédés d'un examen historique des biographes et historiens d'Olivier CromwellChapitre 150 sur 257 · LIVRE II, CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE VIII

Au gouverneur du château de Cahir, ceci.

a Devant Cahir, 24 février 1649.

« Monsieur ,

« Ayant amené mon armée et du canon devant cette place, j’ai jugé convenable, — selon mon habitude quand je fais sommation, — de vous offrir des conditions honorables pour des soldats , savoir : que vous pourrez sortir de la place avec armes et bagages , enseignes déployées, à l’abri d’injure et de violence. Mais si vous me forcez à pointer mon canon contre vous , vous devrez vous attendre à toute la rigueur habituelle en pareils cas.

« Pour éviter l’effusion du sang , ceci vous est offert par

« Votre serviteur,

Pendant une courte apparition à Londres, il songe encore à protéger ses amis :

Pour l'honorable sir James Harrington , chevalier, membre du conseil d’État, ces lettres.

« Londres, 9 juillet 1649.

«i Monsieur ,

« Vous voyez par l’incluse les grandes pertes que

le comte de Thomond a «prouvées dans ces derniers troubles , et à quels embarras lui et sa famille se trouvent réduits en conséquence. Vous jugerez que la modestie de ses désirs est telle qu’elle peut certainement bien mériter d’être prise en considération. Je suis persuadé que ce qu’il cherche n’est pas son intérêt personnel ; il veut préserver de la ruine la fortune de son gendre et de sa famille.

« Si les effets de la faveur de la chambre tombent sur lui , ne fût-ce qu’en cette chose , il est très-probable que cela obligera Sa Seigneurie à joindre ses efforts pour la paix et la tranquillité de la chose publique , ce qui ne serait pas un mauvais service pour l’État et serait peut-être plus avantageux que d’exiger de lui l’amende avec la dernière sévérité. D’ailleurs, en montrant votre empressement à lui rendre service en cette circonstance , vous obligerez beaucoup ,

« Monsieur,

« Votre affectionnné serviteur,

De retour à Dublin , il étend la même égide sur les puritains :

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