‹ Olivier Cromwell; sa vie privée ses discours publics, sa correspondance particulière. Précédés d'un examen historique des biographes et historiens d'Olivier CromwellChapitre 149 sur 257 · LIVRE II, CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE VIII

vent pas être des causes de tentation. Cependant ils nous servent trop souvent à cela. Que le Seigneur dirige vos pensées vers l’obéissance à sa sainte volonté ; qu’il vous donne la paix et le repos dans sa vérité. Priez pour votre très-véritable et très-affectionné « Serviteur en Dieu ,

Après ce sermon digne de Boudha , voici les bulletins d’Irlande , sommations , exécutions , terreurs , activité redoutable et infatigable :

Au lieutenant général Farrell t gouverneur de Clonmel.

* Cork, 4 janvier 1647.

« Monsieur,

« Ayant dernièrement reçu avis que plusieurs des principaux officiers de l’armée irlandaise envoyaient des ordres menaçants au gouverneur de Clonmel, pour les communiquer à lord Broghil , déclarant que si nous mettions à mort le colonel Wogan, ils étaient prêts à mettre à mort le capitaine Caulfield, — j’ai jugé à propos de vous offrir un échange égal de prisonniers, vous laissant le choix libre. Quand vous exécuterez cet échange, vous en trouverez de mon côté exécution juste et loyale.

« J’ai cru devoir vous faire connaître en outre que si quelqu’un pense m’imposer la condition de ne pas exécuter un homme aussi coupable que Wogan, — qui a non-seulement trahi son devoir et la confiance de l’Angleterre, mais qui a contrefait l’écriture du général , afin d’emmener ses soldats (qu’il avait séduits) au service d’une nation étrangère 1 , pour envahir l’Angleterre dont il avait reçu la solde et du service de laquelle il n’était pas congédié ; qui est entré en Angleterre avec cette dite nation ; et depuis, au mépris de son devoir , a pris les armes avec les Écossais * : — que dans ces circonstances donc , je le répète, je suis disposé aux échanges susdits; et qu’aussi je veux que tous ceux que cela concerne sachent que si l’on me refusait l’égalité d’échange , je suis résolu de traiter le colonel Wogan comme bon me semblera, comme ma conscience et mon jugement me diront de faire. Et que si , en conséquence de cela , il est fait le moindre mal au capitaine Caulfield , comme on en menace, je rendrai la pareille, autant que Dieu m’en donnera le pouvoir.

* En Ecosse , pour se joindre à Hamilton.

‘Ici Cromwell, comme il lui arrive assez souvent, laisse sa phrase suspendue. Il a oublié le second membre de cette phrase ; et il continue, pensant bien qu’il sera compris.

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