‹ Olivier Cromwell; sa vie privée ses discours publics, sa correspondance particulière. Précédés d'un examen historique des biographes et historiens d'Olivier CromwellChapitre 206 sur 257 · LIVRE III, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE IV

entre Worcester etEdgehill. Ce pauvre poète est « bien déchu » en 1655, « bien vieilli, mais toujours élégant ; » il se cache à Norwich chez un gentilhomme auquel il « apprend la littérature pour trente louis par an , >» seule pitance qui reste à cet ancien élève de Cambridge , avocat spirituel , plus royaliste que le roi et plus célèbre alors que Milton. A sa muse tantôt érotique et tantôt grossière on devait la chanson célèbre que les cavaliers avaient si souvent répétée dans leurs marches :

En avant , chenapans bibliques ! -,

Gredins bénis , montrez du cœur !

Anglais, cavaliers, catholiques Fuiront à votre seule odeur, etc., etc.

Le chef d’une fraction de ces « chenapans bénis , » le général presbytérien David Lesley, avait déjà fait Cleveland prisonnier à Newark, et, au lieu de lui décerner la couronne du martyre , il l’avait renvoyé avec ces mots : « Laissez aller ce pauvre diable débiter ailleurs ses chansons ! » Cromwell en fit autant et ne fut pas moins magnanime que Lesley.

Les anabaptistes , les papistes , les conspirateurs à surveiller ; Blake , Montaigu et les amiraux à diriger ; les protestants piémontais à protéger, n’empêchent pas le protecteur d’établir l’ordre dans ses finances personnelles , de vendre et d’acheter , de mettre ses

propriétés en état comme du temps où il demeurait à Saint-Yves. Il veut vendre le domaine de Newhall , et il écrit à son fils Richard comme à son héritier :

A mon Jils Richard Cromwell, écuyer , à Hursley, cette lettre.

« Whitehall, 29 mai 1056.

« Mon fils ,

« Vous savez qu’il y a toujours eu parmi nous désir de vendre Newhall , parce que depuis quatre ans il n’a rapporté que peu ou point de revenu, et je ne vous ai jamais entendu dire qu’il vous plût comme manoir.

« Il paraît que l’on peut trouver un acquéreur qui en donnera dix-huit mille livres sterling. On placera cet argent où vous voudrez, chez M. Wallop ou partout ailleurs, et l’argent sera mis entre les mains d’un fidéicommis chargé de le placer ainsi : ou je vous constituerai Burleigh, qui rapporte près de mille trois cents livres 1 par an, outre les bois. Waterhouse vous donnera tous les autres détails.

« Je suis votre père affectionné ,

« Olivier P. »

• Au-dessus de cette somme est écrit ? 1 260 livres.

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