CHAPITRE V
Installation d’un nouveau parlement. — Discours de Cromwell, et explications de sa conduite.
On vient à bout de l’Irlande , et un nouveau parlement s’assemble; Cromwell, qui n’a point peur des parlements et qui les brise sans peine , installe celui-là.
Son allocution à cette nouvelle assemblée n’a pas moins de cinquante pages , elle mériterait d’être transcrite tout entière , tant il y a de clarté et de force dans l’enchaînement logique des idées et des faits. « L’Espagne , le catholicisme sont vos ennemis nécessaires , éternels, dit-il. L’Allemagne, le Danemark, la Suisse, ont les mêmes intérêts que vous. Sans doute il y a des Anglais papistes ; mais ce sont des Anglais espagnoles ; ils ne sont plus Anglais , ce sont vos ennemis. »
Comme dans le premier discours que nous avons traduit , des papistes il passe aux mystiques , aux quakers, aux utopistes, qu’il ménage un peu moins cette fois ; sa forte ironie est digne d’être citée.