‹ Olivier Cromwell; sa vie privée ses discours publics, sa correspondance particulière. Précédés d'un examen historique des biographes et historiens d'Olivier CromwellChapitre 222 sur 257 · LIVRE III, CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE VII

rence de réciprocité et sans le moindre avantage pour nous?

« C’est pourquoi, si l’on ne veut pas écouter ceci, je désire que l’on fasse le calcul pour nous payer, et que l’on nous donne satisfaction pour les grandes dépenses que nous avons faites avec nos forces navales et d’autre manière , dépenses que nous avons encourues honorablement et honnêtement pour remplir les engagements que nous avions pris. Enfin on doit se mettre en peine de nous rendre nos hommes — car nous espérons les employer beaucoup plus utilement que là où ils sont.

« Je désire que nous puissions savoir ce que dit la France et ce qu’elle fera à ce sujet : nous serons toujours prêts, en tant que le Seigneur nous assistera, de faire ce que l’on peut raisonnablement attendre de notre part. Et vous pouvez aussi dire en outre au cardinal que nos intentions, comme elles l’ont été, seront de lui rendre tous les services en notre pouvoir, nécessaires à avancer les intérêts qui nous sont communs.

« Pensant qu’il est important que cette dépêche vous parvienne vite, nous vous l’envoyons par exprès.

« Votre ami sincère ,

« Olivier , P. »

Aussitôt après, il reprend la plume et écrit encore :

âio

A sir William Lockharl , notre ambassadeur en France.

« Whitehall, 31 août 1657.

« Monsieur ,

« Après la lettre que nous vous avons écrite , nous désirons que Dunkerque soit votre but plutôt que Gravelines , et nous désirons beaucoup mieux Dunkerque; — mais l’un des deux plutôt que rien.

« Nous ne manquerons pas d’y envoyer , aux frais de la France, deux de nos vieux régiments, et deux mille hommes de pied , si besoin est , — mais à Dunkerque. Je crois que si l’armée est bien retranchée , et que l’on y ajoute le régiment à pied de La Ferté, nous pourrons laisser à la plus grande partie de la cavalerie française la liberté d’avoir l’œil sur les Espagnols, — n’en gardant que le nombre nécessaire pour soutenir l’infanterie.

« Et comme ce mouvement empêchera probablement les Espagnols d’assister Charles Stuart dans toute entreprise contre nous , vous pouvez être assuré que, si l’on peut avec quelque raison compter sur la coopération des Français, nous ferons de notre côté tout ce qui sera raisonnable ; mais, si en définitive les Français sont tellement faux envers nous que de ne pas vouloir nous laisser prendre un pied de l’autre côté

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