CHAPITRE VIII
Conspirations royalistes étouffées. — Succès définitifs et prépondérance assurée du calvinisme en Europe.
Malgré Cromwell et Mazarin, l’Espagne et Stuart essayent encore de lever la tête. Don Juan d’Autriche promet dix mille hommes aux catholiques ; les marchands hollandais , calvinistes au fond de l’àme , mais jaloux du commerce anglais, prêtent pour de l’argent vingt-deux vaisseaux aux ennemis de Cromwell. On tente, par tous les moyens, de rendre à Charles Stuart le trône de son père , et de renverser le puritanisme et le Protecteur.
Les cavaliers de Londres sont donc prêts à marcher pour le roi. Une espèce de fermier qui arrive de Flandre , « le chapeau couvert d’une toile cirée , un l>onnet par-dessus, avec une petite valise roulée derrière lui sur la croupe de son bidet, » trotte de Colchester à Stratford-at-Bow, s’arrête dans les plus humbles auberges, « boit de l’ale chaude avec les fermiers, joue au tric-trac avec eux, » et n’éveille aucune défiance. Il vient soulever l’Angleterre pour le roi Charles ; c’est le