ET ALLIÉ
« Votre Majesté peut se souvenir que, pendant les négociations pour le renouvellement de notre alliance (laquelle de nombreux avantages pour nos deux nations et le tort considérable qui en est résulté pour nos ennemis communs, démontrent à présent avoir
été sagement connue), eut lieu ee déplorable massacre des Vaudois , dont là cause , de tous côtés abandonnée et foulée aux pieds * fut recommandée par nous avec la commisération la plus ardente à sa bienveillante protection, Nous ne pensons pas que Votre Majesté, de son côté, ait mis d’indifférence dans cette œuvre pieuse et certainement humaine , en employant ce qu’elle avait d’autorité et d’influence sur le duo de Savoie : nous certainement, et plusieurs autres princes et autres États , par nos ambassades , nos lettres et nos prières, hous n'avOtts pas failli à notre devoir.
« Après ce massacre exécrable, qui ne respecta ni âge ni sexe, la paix fut enfin accordée , ou plutôt , sous le nom fallacieux de paix , une sorte d’hostilité déguisée. Les conditions en furent réglées dans votre ville de Pignerol ; conditions dures , mais que ces hommes malheureux, indigents, misérables, ayant souffert toutes les atrocités et toutes les persécutions , acceptèrent avidement. Encore si ce traité inique et cruel avait été respecté. Il ne l’a pas été ; chacune des clauses a été torturée ou éludée par des subterfuges et de fausses interprétations ; la foi jurée a été violée. Plusieurs de ces hommes sont expulsés de leurs antiques demeures ; à d’autres leur religion nationale est interdite ; de nouvelles taxes sont imposées ; une nouvelle forteresse, suspendue au-dessus de leurs