‹ Olivier de Clisson, connétable de FranceChapitre 2 sur 60 · II INTRODUCTION · texte numérisé non relu

II INTRODUCTION

nesse. En effets ses deux volumes sont moins une biographie qu'un assemblage de renseignements sur Clisson, assemblage touffu, mal disposé, où l air et la lumière font défaut.

Les connaissances, dont l'auteur fait preuve, sont d ailleurs fort incomplètes. Il ne connaît guère que les historiens bretons. Des Archives de la Loire-Inférieure, de la collection Bizeul elle-même, un des trésors de la bibliothèque de Nantes, il soupçonne à peine V existence. Encore moins a-t-il exploré les nombreux dossiers et manuscrits accumulés aux Archives et à la Bibliothèque nationales. Là se trouvent pourtant des sources presque inépuisables de renseignements et de richesse historiques. C'est ainsi que le manuscrit. 789. (C D. T., de la Bibliothèque nationale contient, à lui seul, plus de 80 pièces réunies sous le nom de Clisson. Quelques-uns de ces documents sont même des originaux assez curieux.

Beaucoup de vieilles chroniques, écrites vers V époque où vécut Clisson, ont aussi été découvertes et en partie publiées depuis l apparition du livre de La Fontenelle.

Citons, parmi tant d autres : le volumineux poème de Cu Atelier', histoire côtoyant de trop près la légende, mais pleine d'intérêt par sa saveur, ses renseignements curieux, sa couleur locale ; la Chronique Normande et la Chronique des quatre premiers Valois, œuvres pjeu originales, mais assez exactes,' la chronique en prose de Bertrand du G iiesclin,. qui se rapproche déjà plus de l histoire véritable que le poème de Cuvelier. Toutes ces œuvres savamment publiées et annotées sont désormais à la disposition des liistoriens, qui peuvent éga-

• Il fut composé pendant que Clisson était encore connétable. Depuis lu Olivier connestable esliz, Celui qui de Cliçon maintient les edefis. (V, 33,785.)

INTRCDUCIION III

lement bénéficier des travaux considérables de Siméon Liice, de Léopold Delisle, d' Ernest Petit, de Kerwyn de Lettenhove et de plusieurs autres savants, qui ont jeté tant de lumière sur les règnes de Charles V et de Charles VI .

Peut-être nest-ilpas inutile, pour ceux qui voudraient contrôler nos références, de donner ici certaines indications bibliographiques relatives aux ouvrages que nous mentionnerons.

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