‹ Ombres chinoisesChapitre 36 sur 98 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

CLAUDINE

Ainsi me voici libre de mon sort ! Qu'est-ce que je veux ? Je ne veux plus être servante, c'est entendu ! Cependant ma maîtresse était bien bonne, mais ça lui était facile, elle faisait ce qui lui plaisait, elle commandait et on lui obéissait. Il est vrai qu'elle n'était plus jeune, mais qu'importe ! Il est vrai qu'elle avait des douleurs par tout le corps, mais elle savait les soigner. Elle avait de l'argent pour tous ses caprices, aussi les gens du village l'appelaient la bonne damC; ce qui est très flatteur. On lui faisait des cadeaux, on venait la visiter, elle était très considérée. Ma foi, tant pis ! Je voudrais bien être à sa place. Je vais demander cette faveur à ma marraine. (Elle entre dans le pavillon.)

Page 1