SCÈNE YIII VALENTIN, LARISETTET
VALENTIN
Venez ! Venez ! 11 sera peut-être trop tard.
Le crime de Saini-Just iil
LARISETTE.
Ah ça, mais vous n'avez pas bientôt fini de me faire courir comme ça? Vous oubliez que j'ai des bottes neuves.
VALENTIN
Il s'agit bien de bottes ! la victime, c'est Monsieur Bedonnet, votre juge. Il est là dans la maison. Entrons ! Nous pourrons peut-être le sauver !
LARISETTE.
N'allons pas si vite ; tout cela n'est pas clair ! Voyons, vous dites que le juge, M. Bedonnet, est assassiné?
VALENTIN
Non, pas encore !
LARISETTE.
Eh bien, il faut attendre.
VALENTIN
Mais non, malheureux ! Il ne faut pas attendre. Quand le crime sera commis, il sera trop tard ! Entrons !
LARISETTE.
Pardon ! Je connais mes devoirs, je n'ai pas le droit de violer un domicile.
Ah ! quelle tête carrée ! Eh bien, restez là, j'entre sans vous.
LARISETTE.
Je vous le défends ! Vous êtes mon prisonnier.
VALENTIM.
Prenez garde ! Je vous rends responsable de ce qui va vous arriver. {On entend des cris dans la maison.) Malheureux ! Le crime est consommé !
LJkRlSETTE.
Maintenant je connais mon devoir ! Ces cris sont sédi-
lieux. Je vais faire la perquisition. Je vous autorise à m'accompagner. {Il entre dans la maison.) VALENTiN, accablé.
Maintenant, c'est bien inutile.