‹ Ombres de femmesChapitre 7 sur 14 · I- aux · texte numérisé non relu

I- aux

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sun ii'- de douleurs lorhnm Ile qui .'i Lamar-

tine donna et reprit sa mère. S Victor Hugo donna i éprit SOII enfant !

Il était une fois, — oe Iran i i la ras>

niered'un te, il était une fois ud jardin immense,

que nul ne cultivait dopais des années, et qui avaii pris, avec le temps, un aspect de forôl n hantée*

Les allées disparaissaient sous les h

les churmilles formaient des fourrés impénétrabl* •-;. la moLissi- verdissait les vieux troncs el s'étendai

de reloura, sous l'ombre des arbres centenaires, Us plantes grimpantes jctaicnl de liranchc en branche leurs volutes embaumées que la brise faisait ondo Un soleil éclatant, lîîtniutà travers les ramures, posaitses touclns de lumière dans le calice ou ver boutons d'or débordant des plates-bandes. Au foc l'enclos, un puisard desséché, entre sou rerapai broussailles el d'épines fleuries, semblait le eh. de quelque Belle au bon dormant.

i .• s branches avaient de profonds murmures, comme les orgues d'une cathédrale, les feuilles nouvelles chuchotaient en se racontant des histoires, les abeilles bourdonnaient affairées, mille ins invisibles criaient dans le gazon leur joie éphén de vivre; merles, pinsons, bergeronnettes lançai ven I'h/iii- leurs trilles brillantes. Tout était musique !•' chan ions dans ce domai in . tout, jus •

in nom harmonieux : les Feuillantines; jusqu'aux

•titr-s voix claires, aux rires | s enfant

allaient, * légers coxttttM déjeunes daims. »

(. '••!. lir-ni trois garçons, trois frères, petits-fils d'un teouisier, Sis d'un officier le fortune, alors eolonel, .lus tord le général comte Léopold Hugo. « Vite! était l'.iiin', . » puis veaail Eugène, el l<- dernier, or, mi bambin malingre ci souffreteux, qui, ipparenee chétive, n'était pas le moins it aux courses fit aux escalades..., Les belles i f;iis,-iii dans ce milieu de déliées ! Quelles lerveilli'* on savait y découvrir, même si elles uenl jamais existé I C'est que chaque ftma d'enfant revit a son tour, devant les beautés de la naturel nu ci h-, ;u lui initions de l'homme aux premiers jours du monde. Lequel de nous ne garde ■ huis les trésors du passé, son jardin des Peuil- .11 ii ; lequel, à certaines heures, l'îmasn

tion m: retourne, prise iI'uih.- publiante nostalgie, trame paradis perdu?

Aux congés, deux nouvelles recrues venaient s'ajouii s petits Hugo pour touiller les profoiui'

du puisard ou dévaliser les treilles n' *ous les grappes mûres : un garçon qui se nommait aussi Victor, m Idèl -

Cette filleiie était la grande favorite des écoliers. Be pliait si docilement à leurs caprn toujours ] ûoir dans certaine limuetle

■t vermoulue et & se laisser bai 'ii\

les gamins l'enli ni au triple galop

ara des destinations inconnu

LU

Mais <:c que Y il encore, c'était

hisser sur une escarpolette où il montait .> . . hop '■ ils étaient partis pour leur course dazu les airs. muet allait pi ocore plus vite, jusqu'à

ce qu'on atteignit le feuillage des arbres qui fi

i connue .m vent Adèle, tremblante, prise de vertige, s'accrochait A lui, rermail les yeux et implorai!, suppliante i

— Oh! noo, non ! Pas si haut !...

Pas si li. mi. !... Pauvre petite 1...

Lorsqu'on <•" avait assez de la balançoii

sait a la guerre. Chacun s'armait d'un échalas de jardinier, on se séparait en deux camps adverses, une bande grimpait sur la niche aux lapina, l'autre lui donnait l'assaut ; c'étaient de» bousculades, des combats corps à corps, des cris de sauvages

On s 'échauffait si bien que nul n'entendait les brindilles sèches tapissant la iuous.se craquer sous un pas qui sa rapprochait. Chaque combattant bondis» saisi de surprise, et restait médusé, sa lance en arrêt, lorsqu'une voix de femme retentissait ileni-p le groupe.

— Oh ! les méchants garçons! Les affreux garnements! s'écriait-elle éplorée. .le vous v prends encore, avec vos horribles bfllons pointus, moi qui vous

tant défendu d'v loucher !

Déjà, le petil Victor, reprenant son sang-froid, courait se jeter dans les bras de la nouvelle venu. , il l'arrêtait d'un baiser :

— .Ne te fâche pas, maman.... C'est pas des

îs bâ-

tons, c'est des piques;.*. Il faut bien que qous ayons quelque chose pour chasser tes ennemis !

— Battez-vous à coups de poiu

mère, cela, je vous le permets, mais laissez-moi ces entendez? Tout de suite, c'est trop dangereu

Victor esquissait une moue désappointi

— Ce Sera bien moins amusant, les coups de pou maman : oo ne ponrni plus se crever les yeux !

Pourtant, les enfants s'empressaient de remettre leurs ormes où ils les avaient prises, car ils savaient) par expérience, que leur mère ne plaisantai! pas avec l'obé

Etrange Femme que celte comtesse Sophie Hugo!

Pilla d'un armateur de Nantes, appartenant à une famille extrêmement dévote, de pur sang vendéen, elle trouvait moyen d'âtre à la l'ois plus vnltairienne que Voltaire et plus royaliste que le roi, élevait ses fils à la baguette, exigeant une soumission, une respect absolus, mais ne gouvernant en eux que ce qui

itif et. matériel, et laissant leur intelligt leur conscience se Formel toutes seules, au petit bon-

h'-iir....

Passionnée de romans, elle passait des journées

entières en compagnie d'un volume en location et fie

ibatière, car elle ne dédaignait point de priser'

-, pour être sûre de ne pas s'engager dans

histoire trop etiuu lk la donnait d'abord à lire

a enfants.... Va quand le bouquiniste, effrayé de

voir «1rs ouvrages d'une philosophie trea hardie ou

'i une morale fort libre entre les mains • dix ans, risquait une timide observation, elle lu mait la bouche de cette réponse Blupéfiante : — Oh ! les livres n'ont jamais fait de mal!

l'A pourtant, N îctor l'adorait, cette mère que tendresse filiale pareil de toutee les vertus. Elle remiil suri C09UI . 'rit bien peu de pl.ice au

père toujours absent, tantôt guerroyant au loin, t;m-

ini o .niNiiii des provinces conquises, el une les

petits ap reevaient, au cours de ra| en Espagne ou en Italie, dans un éblouissement de sabres, d'éperons, d'uniformes chamarrés....

Lorsque, vers douze ou treize ans. L'enfant scatîl s'éveiller son désir irrésistible de « Faire des vei sn mère fui la première à être mise dans le secret. Il lui montrait ses cahiers, lui demandait des conseils, .-. notait ses i riliques, et ae laissait passer ni une ni un anniversaire sous lui adresser une poésie ou lui dédier un « opéra-comique » i !j Ils sont intéressants, dans leur inexpérience, ces essais où transparaissent à l'avance les splendeurs futures, (-munie percent | ». ■ instante, à travers les brouillards de l'aubo, les premières flèches du soleil qui se lèvera bientôt dans tout son éclat.

« L'enfant sublime» n'était pas seul dans la l.imilleé donner d'ambitieuses espérances. Buf&èoe, son utué de dix-huit mois, rimait également, il y réu MÛt DOême si bien qu'on se demandait lequel dee doux frères deviendrait le i'avori des muses.

Cela ne les empêchait pas d'être fort nuis, et do

partager sans arrière-pensée leurs premiers Irî plirs. Ensemble, ils prenaient pari au concours de Jeux Pluraux 'le Toulooaa, qui les coatonnaieal l'un ci l'autre. Ensemble, ils rédigeaient un journal, un vi-.ii J > • 1 1 r 1 1 : 1 1 imprimé par un tle leurs camarades, le Conservateur titlt raire. Ensemble, Hs sentaîenl leurs jeunes cœurs se {ronfler de ces «Jeux ivresses délicieuses : la ffloire el l'amour!

Menant] de par ta volonté maternelle, une rie très

retirée, IfS adolescent»; ne fréquentaient B/UÔTS qU8

leurs .nniv d'enfancei ces jeunes faucher avec lesquels ils b ■• denl fuît de si belles par ; les ombrages des Feuillantines, (Ida leur suffisait, box .M 11 * Adèle était devenue l>ien jolie....

Avec ses parents, elle habitait DU vieil bétel qui eût déjà semblé fort triste, si sn destination — c'était le I louseil de guerre — ne l'avait rende complètement

Presque chaque unir, le portier de cet bétel voyait

• enfoncer muis \» v.niir lùiçène et Victor se donnant

le bras; derrière eux venait leur m n • -<>n sac «

la main, vêtue d'une rob< de mérinos amarante que

ivrait un c.iirliciiun- jaune .1 palmes. »

Les dans ramilles passaient leur veillée au coin du l'une Façon calme ri monotone, les hommes avec un livre, les femmes avec leur tapisserie. Pcr- '(Mini' n.- pariait d'ordinaire; on arrivait souvent au moment de se quitter sans s'être dit autre chose que bonjour et bonsoir

Piètres distractions Que ces soirées dow d

que ces ."oin-cs pour

cous de dix-.' ngt ans! Et pourtaul, Victor

sentait bien que chacune, d'entre elles ajoutait tin anneau à la chatne légère qui le n I <!«• jour

!<• amie d'autrefois....

bt idylle fut entravée par maintes vieisaitw C'est la loi universelle ! D'abord. Us trop

■s, beaucoup trop jeunes pour sooger à s'établir. S'étalilir d'ailleurs, avec quoi? La littérature est nn gentil jHisse-lcmps. mais DOS point un ira iruc- pain ; est-ce avec le lys d'or iratmé aux Jeux Floraux que \ IctOT comptait se mettre en ménac-

Bt 1 U»ls, fort alarmés, de séparer les amou-

reux, et. les Fouetter d'essayer de faire oublier à leur fille, dans les Iml» cl les plaisirs, le rmnan discret

ébauché bous la lampe.

Pendant ce temps, le jeune homme éprouvai! une profonds douleur, la première de sa vie qui d< Labonrée pai tant d'épreuves : il perdit sa mère.

Lorsqu'il revint de la conduire au cimetière, il • ' i ■ -. ' . 1 1 . i tluoi les nos, accablé de tristesse, reptil machinalement le chemin Familier parcouru tant de

Les l'ciiélns « lu < scil il.- -nei-re brillaient <I.-ius

li nuit de mille lumières; il s'approcha malgré lui. entendit une musique de fête, et, seul dans les i bras, il vit, à travers un carreau, une foule tourbilloonante, entraînée dans une valse joyeuse. Elle était là. elle .mssi. elle dansait souriante, en robe blai ourannes de Deurs ...

[.e lendemain, M 11, Foucher se trouvant dan

|.N'h i 'i. i iiotei. vit apparaître son ami, dont lié pâleur la 1 1 spfMi d'âne lonlo< ; Elle s'élança vers lui .

— U '. V e-t-il donc ?

— Mu mère est morte. Je l'ai enterrée biei

— Est-ce possible I Je n'en Bavais rien '

Us se miiciii à sangloter ensemble) et se fiancèrent en pleorani ■

Les forces du jeune hoium- npèrenl t son

amour qu'il savait désormais parta^i'-. Plus vaillant,

mi irii< .! ii i'i-.i iri». il viVut. pi'iiil.-i ni un .m dans une mansarde, possédant sept cents francs pour imii capital, travaillant sans relâche al ne s'accordent qu'une distraction, toujours le misa* : faire un lotit .m Luxembourg où il pouvait apercevoir Adèle se promenant avec sa mère.

M. et Maw Foncber se iaissârenl enfin pax -it constance; ils lui pcrmirenl de recommencer

. au Conseil de guerre, miens accompagnera Geotîllj 1 où eux <•! leurs enmnls pesaient l'été.

Les vacances rurenl exquises. Les promenad lea graciées marivaudages alternaient avec des occupations palpitantes, le lancement de premtei 1 ii ii •' - du jeune homme, — ce chei dans lequel on met toujours une si grande partie d< son cœur!

mentées, devinrent dans une édition ultérieure tes Odes f/ ballades i remporteront dd succès remarqua* l>lr, sans fltrc éclatant .

Leurs tendances royalistes, où se retrouvait l'inflaence de le mère disparue, el qui devaient durer ton i juste le temps de la prime jeunesse, valurent a l'auteur une pension de mille francs que Louis XVIII lui accord» sur sa cassette. Ce que le poôte vit de plus beau dans cette Libéralité, c'esl que les Foucber,

un peu rassurés quant à son avenir, lui accordèrent offi) i'-ili-inenl la main île lent Bile.

Le mariasse d'Adèle el de « M. Victor Hugo, membre de l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse. ;!<•■«" ilr vintrl ans. >> lut béni à SainNSulpiri-,

i.- i ■> octobre i8sa.

Un incident tragique vint assombrir la noce.

puis quelque temps, Eugène «'tait taciturne, fantasque, bizarre, l'eivlanl !■ diner, iJ prononça des paroles Locohéi entes qui effrayèrent ses voisins de table ; on réussit à l'entraîner sans donner l'éveil, mais dans la nuit, la Foliu ko déclara. An malin — triste il d'un beau rêve! — les mariés furent apju -I.' un ami et accoururent bouleversés; le malade divaguai I et ne reconnaissait plus personne. On parla, en termes voilés, de passion malheureuse; on voulut i -r .[h** l'excès <le « 1 1 . i ■. r iii éiait seul caus. criai 'i que la robuste constitution du jeûna homme alla il la surmonter; il w'e\i fut rien Le malheureux passa par îles alternatives de mieux et de pire, languit quinze longues années dans une maison

de santé, el Soit par mourir à Charenton, en pleine démence, L'amoar, la gloire !... Oè étaient pont Bagèneles

promesses de l'avenir? Le sort brutal séparai! les deux frère?, les deux camarades si affectueusement unis, prenaot tout à l'un pour tout donnera L'autre. si. comme on l'a prétendu, l.i folie <>st proche parante «lu génie, l'aîné racheta ilouli>uivu.M<menl It rançon de aon cadet. Mais ce n'étaient là que li-.s premiers coups de la destinée.

Les nouveaux époux avaient à eux deux Irciilr- . |.i ans. A cel Age, Us ne pouvaient rester longtCU ps

sous l'impression causée par cet événement lugubre, Très ''cris, ils vécurent leur lune de miel dans no enchantement. Leuj radieux printemps n'était que triomphes el joies. Chaque jour mi les voyait} légers comme des écoliers, partir pour une < t a le

pagne. Ils déjeunaient dans une de ces « guinguette* » accortes et pimpantes, alors si nombreuses aux environs de Paris, h. revenaient au crépuscule, Jes mains pleines de (leurs, elle toute rose sou-, bob trrami chapeau de paille, et, un peu lassée, s'apini\ ;ini. devants i bras

lk étaient pauvres, mais qu'importait la pauvreté dorée par le soleil qui riait aux fenêtres, la ejsifté el ■ rani qui chantaient dans les cœurs?

Presque loul de suite, l'attente d'un honbeui iïouveau vint porter h son comble Is félicité «lu jeune

iplé. 'lundis que le poète misait courir BB plume. Adèle, assise tout près de lui. faisait voler non

aiguille, emplissant une corbeille de ces h is objets

«If layette dont chaque point, chaque nœud de ruban v plus doux des liens qui puissent unir l'homme lamine.

Lent piinucr-iic, un garçon, venu au monde neuf mois jour pour jour après le mariatre, — 12 juillet iH::'.i, — ne lit ici-bas qu'un passage éphé mourut au premier anniversaire de leur bénédû nuptiale, le ia octobre suivant. Les jeunes eurent à peine lo temps .le le pleurer. Un an ap en juillet i<S:'/j, leur modeste appartement du 90, rue de Vaugirard, vit paraître un nouvel hôte, nue adorable petite tille que recul un nid douillet préparé avec amour, et sur le sommeil de laquelle les pan se penchaient en exlii.se, émerveillés de l'avoir 01 si belle I I 'était vraiment « l'enfant de leur aurore » et leur *c ■étoile du malin ! y

\li ! celle-là, avant même sa naissance, elle avait • onquia le père et la mère, elle les possédait tout entiers! Jolie comme les amours, pn cillée au possible, elle Faisait leur joie, leur orgueil. Chaque matin ils couraient la prendre, t'installaient en triomphe entre eux deux, au milieu du grand lit. C'étaient alors des parties sans fin. des baisers, des gazouillements mêlés aux éclats de rire.. . On ne

ut plus s'imaginer une sortie sans elle époux de vingt ans s'habituèrent a cheminer graves, précédés k quelques pas par une nourrie.- en*

ruban née portant leur pd ; -.<•. Tout en mar«

chant, lia ta couvaient des yeux, de l'Amie et du sourire, le visage rayonnant...

Rien de spacieux comme le tableau formé, dans le minuscule salon de Vaugirard, pai ce jeune lère, cette jeune mère jouant avec lenr mignonne, et, plus tard, lu! apprenant à joindre ses petits doigta puni la priir naïi e c ipie de la Bdadom de Ra-

phaël.

Pût-il jamais berceau plus poétique et plus charmant que celui de la fillette? Elle semblait symboliser la jeuin.' poésie, les souffles nouveaux, Isa tendances puissantes, les divines aspiration- du siècle qui, pour la postérité, serait, le Nicole de Victor Hugo. Celait un rayon d'idéal une la ciel envoyai! â la terre. Dans la pléiade d'amis, de fervents disciples qui vit.'iii'iii déjà autour de l'astre éblouissant de sou père, il ne se trouve qu'une seule voix pour I admirer, un seul cœur pour la chérir.

Petite princesse du royaume de l'harmonie et de la pensée, elle n'eut point comme marraines des (et robe d'ftzui mais huis vieillards à la te te chenur se ^roupérenl autour de sa bercelonnette voilée do mouse . ils se nommaient Lamennais, Chateaubriand, ■ i 'auteur des Paroles d'un ■■ la

pril dans ses bras et la bénit; le grand évocateur du

rUtianisme et te spirituel chansoni appelèrei I sur elle « la vertu, qui fait la gafté .1. i h la L'aii'-, nui rend charmante la vertu ! »

1 1 : -il pas qu'à lu suite dis i

.il glissée, invisible, 061*9 hideuse ni\ baillons sordides, que VîetOT Uni;" évoqua

•<i s.n tonifiait pour loi ' ' non/i é des

l'ii in li -ics antiques?... Celle-là, jalouse de tant bonheur cl de tant de grâces, étendit sur l'enfau main décharnée el jura que JBmais elle n'atteim' l'étape radieuse entre toutes : vingt ans I

La fillette avait été baptisée Léopoldioa-I Marie. Le premier nom prévalut, en l'honneur de son grand-père palernal, Léopold Hugo, dont les fils îeut beaucoup rapprochés après la mort de leur mère

Le général avait pris sa retraite à Mois, OÙ il linbitait la maison « blanche et carrée épanouie entre na dans vergers » célébrée dans les FettHlei d tourne.

On attendit, tout juste que sa petite-fille eût ait quelques mois pour la lui conduire. Le premier voyage de Léopoldine s'effectua par lu malle-po nu printemps île 1826.

Le vieux soldat accueillit ses visiteurs avec effusion. Le bébé eut, comme de juste, tous les honneurs de la réception. Plus d'une Fois, on put voir* le h au sourire si doux » berçant tendrement la petite créature Fragile, et se promenant le long des • miiT-i-ii Ocursqui laissaient pleuvoir sur eux la neige de leurs corolles parfumée .

Le g-énérnl ne devait pas avoir la joie d développement de l'en fa ni : uni attaque d'à pop! foudroyante l'emportait peu de mois apn

Victor Hugo, invité au sacra de Charles X. m résolui à confier ù son père s» femme el sa fille pour rendre à Reims, Cette séparation, — la première 1 — m «levait durer que quinze jours. Mais eu assistant aux larmes, aux embrassades, aux recommandations <tu départ, on aurait pu croire qu'elle allait BUT éternelle !

A l'rims. Je voyageur retrouva Lamartine dont il i fait la connaissance d'ans façon bssm curieuse.

Quatre ans auparavant, au milieu du Bot ds louanges, d'hyperboles, de dénigrements aussi, qui lui parvenaient aa sojel des Méditations, Lamartine

avait reçu un petit journal l<irl (diseur, te (.'itusi'rru-

teur littéraire, contenant sur son recueil un article

des pins élogieux. Ce compte rendu était de Victor

Hugo, qui, alors Agé do dix-huil ans, ne craignait pas île crier au poète de (.rente ; « Courage, jeune

li mu n 10 !» et de lui prédire une brillante carrière. Le châtelain de Saint-Point voulut connaître son

aimable critique et alla le visiter dans SOU yieiiiei .

Il ne fallut. pas longtemps aux deux poètes |K»ur se comprendre. Qu'importait la différence d'âge et de position, lorsqu'ils avaient entre eux tant d'idées, d'aspirations semblabl

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