On parlait déjà de cette sottise
» Il ne doit y avoir à Paris, non-seulement aucun galérien, mais encore aucun condamné, même libéré, et le permis de séjour de tout citoyen doit être soumis à un examen, autant dans l'intérêt des ouvriers que dans l'intérêt de la paix publique et de la tranquillité de Paris. Tous les ateliers dont l'industrie n'est pas nécessaire, doivent en être éloignés. — Il faut que Paris donne des garanties à la France ; il faut que le gouvernement ne puisse être enlevé par un coup de main ; il ne faut pas que trente millions d'hommes attendent chaque jour la poste avec anxiété, pour savoir ce que les gamins de Paris ont décidé sur leur sort, et quel gouvernement ils ont constitué sur l'air des lampions.
» Voici, je pense, quelle est la politique possible aujourd'hui : contenir la génération présente, élever et instruire l'autre. »
Je ne parlerai pas aujourd'hui du discours de maître Gambetta.
Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille.
Ils se déclarent conservateurs, — je le crois bien, ils espèrent tout prendre, c'est le vrai moment, et les « autres », les jobards qui les laissent faire, n'auront plus à leur abandonner que ce titre dont ils n'auront que faire, n'ayant plus rien à conserver.
Autre occasion de répondre au bon petit papier rouge, qui m'accuse de palinodie, en établissant qu'en 1848 (je n'empêche personne de remonter plus haut), je pensais et je parlais exactement comme aujourd'hui, n'ayant jamais été ni leur complice ni leur dupe, — indè irœ ; — de là leur colère, dont je me fais peu de souci.
Tenez, bon petit papier rouge, voici ce que je disais en 1848, des Gambetta de ce temps-là, qui, — le coup fait, — devenaient conservateurs de ce qu'ils avaient pris.