‹ On demande un tyranChapitre 9 sur 23 · GENT · texte numérisé non relu

GENT

Et le lendemain, les mêmes MM. Freycinet et Gambetta écrivaient aux préfets :

On a répandu des bruits de trahison, — l'évacuation d'Orléans est une opération stratégique, notre matériel est augmenté, etc. »

Dans un ouvrage qu'il a dû publier, le général d'Aurelles de Paladines dit d'une publication de M. Freycinet :

« M. de Freycinet, dans un livre qui n'est qu'un long mensonge, où l'omission cache la vérité, où l'hypocrisie la déguise, etc.

» M, Freycinet a commis de graves et nombreuses erreurs dans ses récits, — il a fait de cet ouvrage l'instrument de ses passions haineuses, il n'a rien vu des faits qu'il raconte, etc. »

Comme vous y allez, mon ami, mon brave général d'Aurelles. — Voir? pas si bêtes, il aurait fallu y être — et je l'ai dit :

« Le patriotisme de ces Messieurs, c'est le sang des autres. »

C'est ce même M. Freycinet qui écrivait au brave général Bourbaki, le 10 décembre 1870 :

« Si fêtais à votre place, je rallierais mes trois corps, je châtierais les bandes prussiennes qui se portent sur Vierzon, je repousserais vivement l'ennemi au delà de Salbris, je dirigerais, etc. >>

Et le 25 janvier :

« Le salut, j'en suis sûr, n'est que dans une des directions que j'ai indiquées : il faut faire une trouée.

» Mon opinion est que vous exagérez le mal, vous voyez la situation autrement qu'elle n'est. »

Le 25 janvier :

« Il faut vous dégager vainqueur, il faut que vous quittiez Besançon avec les corps que j'ai indiqués et que vous vous portiez vers la région que j'ai également indiquée, cela est nécessaire au point de vue militaire...

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