CHOEUR D ES SOLDATS
Allons,
Marchons
Ponr que tout soit tranquille.
Ne craignez rien,
Hahitans tic la ville,
Nous veillons bien.
Frédéric. Qui vive!
LE caporal. Patrouille !
FRÉDÉRIC. Avancez à l’ordre !
(Le priucc et le caporal échangent tout lias le mot de passe.)
f.ditii, à part. Ce pauvre L'iric, il est peut-être maintenant en train de se sacrifier pour moi... de boire avec mon père, il ne se doute pas à quoi je suis exposée.
Frédéric. Eh bien! quoi de nouveau, caporal ?
LE caporal. On dit que le prince Frédéric est à Berlin... et qu’il sera arrêté cette nuit.
FRÉDÉRIC. En vérité !
LE caporal. C’est impossible autrement... les ordres sont donnés pour que tout officier ou soldat s’empare de lui.
Frédéric. Diable! que prétend-on en faire ?
le caporal. Le conduire à la forteresse de Spandau, où, d’après l'ordre du roi, il restera trois ans sans communiquer avec qui que ce soit.
Frédéric. Comment, tant de rigueur !
lf. caporal. Il y a une lielic récompense pour celui qui le prendra.
Frédéric. Eh bien! tâchez de ne pas le manquer.
lf. caporal. Ni vous non plus. . . bonne chance.
FRÉDÉRIC. Et vous aussi.
(L'orchestre exécute la marche. Le caporal ci les soldats sortent.)