‹ On ne passe pas ! ou le Poste d'honneur, vaudeville en 1 acte, de MM. de Villeneuve et Masson... [Paris, Palais-Royal, 6 juin 1835.]Chapitre 11 sur 19 · CHOEUR D ES SOLDATS · texte numérisé non relu

CHOEUR D ES SOLDATS

Allons,

Marchons

Ponr que tout soit tranquille.

Ne craignez rien,

Hahitans tic la ville,

Nous veillons bien.

Frédéric. Qui vive!

LE caporal. Patrouille !

FRÉDÉRIC. Avancez à l’ordre !

(Le priucc et le caporal échangent tout lias le mot de passe.)

f.ditii, à part. Ce pauvre L'iric, il est peut-être maintenant en train de se sacrifier pour moi... de boire avec mon père, il ne se doute pas à quoi je suis exposée.

Frédéric. Eh bien! quoi de nouveau, caporal ?

LE caporal. On dit que le prince Frédéric est à Berlin... et qu’il sera arrêté cette nuit.

FRÉDÉRIC. En vérité !

LE caporal. C’est impossible autrement... les ordres sont donnés pour que tout officier ou soldat s’empare de lui.

Frédéric. Diable! que prétend-on en faire ?

le caporal. Le conduire à la forteresse de Spandau, où, d’après l'ordre du roi, il restera trois ans sans communiquer avec qui que ce soit.

Frédéric. Comment, tant de rigueur !

lf. caporal. Il y a une lielic récompense pour celui qui le prendra.

Frédéric. Eh bien! tâchez de ne pas le manquer.

lf. caporal. Ni vous non plus. . . bonne chance.

FRÉDÉRIC. Et vous aussi.

(L'orchestre exécute la marche. Le caporal ci les soldats sortent.)

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