‹ On ne passe pas ! ou le Poste d'honneur, vaudeville en 1 acte, de MM. de Villeneuve et Masson... [Paris, Palais-Royal, 6 juin 1835.]Chapitre 12 sur 19 · FRÉDÉRIC, EDITH · texte numérisé non relu

FRÉDÉRIC, EDITH

EDITH , sortant He la guérite. Ils sont partis .. Ah! monsieur, que je vous remercie... vous m’avez sauvé là d’un grand embarras.

FRÉDÉRIC. Eh bien! mon enfant, à charge de revanche ; et puisque tu peux à ton tour me rendre service...

EDlTn. Je sais bien... mais c’est que je voulais vous adresser encore une prière...

FRÉDÉRIC. Laquelle ?

Edith. En promettant à lilric de rester là jusqu'à son retour, je n’avais pas réfléchi que la princesse Elisabeth-Christine attend après ce bonnet et ces fleurs qu’elle m’avait chargée de lui porter.

Frédéric. Ah ! ali ! tu vas chez la prin cesse de BrunsAvick...

EDITH. Est-ce que vous la connaissez?

FnÉDÉnic. Non, pas précisément... mais on m’a assuré que c'était une grande blonde.... fade... bien fière , bien impérieuse...

editii. Elle?... Ab! si on peut dire. .

l’air si bon , les yeux si doux , et le plus gracieux sourire !.. Seulement, elle parait être triste... et c’est bien naturel , depuis que ce mauvais sujet de prince ne veut pas Fépou scr...

FRÉDÉRIC. Ah! oui... son orgueil est révolté, n'est-ce pas ?

Edith. C’est plutôt son cœur qui souffre ; car je crois qu'elle aime le prince...

la preuve c’est qu’en me quittant, elle m’a glissé une pièce d’or dans la main, el in’a répété ce qu’elle dit à tous ceux sur qui elle répand ses bienfaits : priez potn le bonheur de la Prusse et du jeune princt Frédéric

Frédéric. Tu te trompes... ce n’est pas de Frédéric de Prusse qu’elle îi voulu parler.

ÉDim. Si... car j’ai vu son portrait sur un médaillon qu’elle s’est empressée de cacher dans le tiroir de sa toilette , comme si elle avait eu peur de laisser deviner l'émotion qu'elle éprouvait en parlant de lui.

FRÉDÉRIC. V raimrnt? elle était troublée à re point... .l'ai peine à le croire... ( A

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