SCÈNE I
LE BABON.
Voilà ce que jejoa puis ^W^WSVê^;j3 ®^* ^^^® "toujours aussi ^^raroi, aussi msimt qfueoe coutume ? Toujours oubliant tout !
GEBMÂIK.
On ne peut pas trop dire, monsieur. Ce n'est pas qu'il oublie, c'est qu'il pense à autre chose.
LE BARON
U faut qu'il soit en route, sans faute, demain matin, pour l'Allemagne. Et il n'a donné aucun ordre pour son départ ?
GERMAIN
Non, monsieur. Ce matin seulement, avant de sortir, il a ouvert une grande^ caisse de voyage, et il s'est promené bien longtemps tout à l'entour
LE BABON.
Et qu'a-t-il mis dedans ?
GERMAIN
Un papier de musique.
Un papier de musique ?
GERMAIN
Oui, monsieur, après quoi il a fermé la caisse avec l>ien du soin, et il a qùs la clef dans sa poche.
LE BARON. ^ ,(, . 4v
Un papier de musique ! toujours des folies ! si le Boi
savait cette maladie-là, oserait-on lui confier une
mission d'une si haute importance! heureusement il
est sous ma garde. Enfin, qu'a-t-il dit, qu'a-t-il
iait?
GERMAIN
Jl a chanté» monsieur, toute la journée.
6 ON NE SAUBÂIT PENSEB A TOUT,
LE BABON.
n a chanté ?
GERMAIN
A merveille, monsieur; c'était un plaisir de Tentendre.
LE BABON.
Le beau prélude pour un ambassadeur I Ta as Quelque bon sens, Germain. Dis-moi, le crois-tu réellement capable de se conduire sainement dans une conjoncture si délicate ?
GEBMAIN.
Quoi, monsieur, d'aller à Gotha, faire la révérence à ime accouchée ? H me semble que j'irais moi-même.
LE BABON.
Tu ne sais pas de quoi tu parles.
GEBlfAIN.
Dame, monsieur, de la Grande-Duchesse ; c'est vou» qui me dites qu'elle est accouchée.
LE BABON.
n est vraL-qu'elle a donné le jour à un nouveau ^^*^fefoi d'unoxîge auguste. Mais qu'a fait encore mon neveu ?
GEBMAIN.
n est venu ici, je ne sais combien de fois, frapper à la porte de madame la comtesse.
LB BABON.
Et où est-elle, la comtesse ?
GEBMAIN.
Monsieur, elle n'est pas levée.
LE BABON.
A cette heure-ci ! c'est inconcevable. Elle ne dîne dono pas, cette fename-là ?