SIXIÈME LEÇON
Infioence du dimat sar les raees. -^ Potls des animaux. •— Ex^périences de Daubenton sur les bêtes à laine. — Domesticilé des animaux.
Nous avoDS vu, dans rorgauisation animale, deux aptitudes, deux tendances démontrées par les faits : 1* la tendance à variation , 2* la tendance à transmission. Ce sont là les deux sources productrices, les deux causes intentes^ de toutes les races. Les causes extérieures ne sont que des causes provocatrices. Sans les causes internes, les causes externes agiraient en vain ; les variations ne se formeraient pas, ou, s'étant formées, elles ne se transmettraient pas, elles resteraient purement individuelles : il ne se ferait point de races.
J'ai parlé du climat de TEspagne et de celui d'Angora comme agissant d'une manière toute particulière sur les poils des animaux. J'ai cité le mérinos, Tépagneul ; j'ai cité la chèvre, le lapin, le chat d'Angora.
Le climat donne à ces races d'animaui un poil très-doux. Angora, dans l'Anatolie, est une localité dont l'influence est très-circonscrite : cette influence est limitée par le fleuve Halys. De l'autre côté du fleuve, les chèvres n'ont plus la même qualité de poils. Quelquefois à Angora la mortalité frappe les troupeaux : les éleveurs achètent alors des chèvres ordinaires auxquelles ils donnent le bouc d'Angora; au bout de trois générations, la race des chèvres d'Angora se trouve l'eproduite.
Tous les animaux sauvages ont deux espèces de poils : 1® le poil soyeux; 2® le poil laineux. Si l'on écarte, avec la main, les soies du mouflon, tige première de notre mouton, on trouve à leur racine le poil laineux : c'est le poil soyeux qui, recouvrant l'autre, donne sa couleur à l'animal.
Les variations peuvent atteindre, peuvent détruire l'un ou l'autre de ces deux poils. Dans le mérinos, le poil laineux subsiste seul. Au contraire, nos chiens domestiques n'ont conservé que