‹ Ontologie naturelleChapitre 14 sur 156 · SEPTIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

SEPTIÈME LEÇON

Sociabilité des animaui donjestiques.

Lois de la fécondité.

Nous connaissons le principe, la cause interne delà domesticité de» animaux ; c'est la sociabilité.

Suivons Teffet de cet instinct, l'instinct sociable, dans nos oiseaux domestiques.

La poule, le dindon, le paon sont domestiques ; ces trois espèces sont aussi primitivement sociables. La poule vit à l'état sauvage à Java et dans rindostan, et elle y vit en société, en troupes. On voit, aujourd'hui encore, le dindon vivant à l'état sauvage et en troupes dans la Virginie, d'où il a été apporté en Europe, au seizième siècle. C'est à la conquête de l'Inde par Alexandre que nous avons dû le paon : le paon sauvage vit en

o2 SPÉCIFICATION DES ÊTRES.

troupes. La pintade, oiseau de basse-cour, qui nous vient d*Afrique, l'oie, le canard, le pigeon domestique, sont également des espèces qui, dans l'état de nature, vivent en société. Le faisan n'est qu'à demi sociable, il n'est aussi qu'à demi domestique.

Revenons aux mammifères. Nous avons rendu le lapin domestique, et non pas le lièvre. Pourquoi? C'est que le lapin est un animal sociable, un animal qui vit en famille, et que le lièvre est un animal qui vit solitaire.

Les Espagnols n'ont trouvé, dans le nouveau monde, que trois animaux domestiques : deux ruminants, l'alpaca et le lama, et un petit rongeur, le cochon d'Inde ou aperea. Us sont, tous les trois, naturellement sociables.

Nous touchons au terme de notre première question, celle de la spécification des êtres. Tout, dans cette belle question, repose sur le caractère de la fécondité. Il nous importe donc essentiellement de connaître les lois de la fécondité elle-même.

Il y en a quatre principales : la première, règle le rapport de la fécondité avec la taille de l'animal; la deuxième, le rapport des sexes dan& les naissances ; la troisième, la prédominance de cer-

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