‹ Ontologie naturelleChapitre 16 sur 156 · LOIS DÉ LA FÉCONBITÉ · texte numérisé non relu

LOIS DÉ LA FÉCONBITÉ

m'ont donné 294 petits, dont 161 mâles et 133 femelles.

On voit que le nombre des mâles a excédé de plus d'un sixième celui des femelles.

Ainsi, tandis (^ixe, pour les espèces pures, la différence à l'avantage des mâles n'est que d'un seizième^ elle est, dans les espèces mixtes, d'un sixième.

3" Prédominance de certains types dans les croisements. — Le type de Tâne est plus ferme que celui du cheval. Considéré en lui-même, le mulet nous paraîtrait un grand âne ; personne n'aura l'idée de le comparer au cheval. Il n'a pas la docilité, la perfectibilité du cheval. Au contraire, il a hérité de l'entêtement de l'âne ; il a le larynx conformé comme lui, il brait.

Le métis du chien et du loup se rapproche beaucoup plus du chien que du loup. Si l'on unit le chien et le chacal, c'est le contraire qui arrive : le type du chacal prédomine dans le métis.

4° Influence de la domesticité sur la fécondité. — Les espèces domestiques sont beaucoup plus fécondes que les espèces sauvages. Le lapin et le lièvre-sont, à peu près, de même taille. Nous avons vu que le lapin, animal domestique, peut produire jusqu'à douze fois par an; le lièvre, animal sau-

vage, ne produit que trois ou quatre fois par année.

La chienne domestique a deux portées par an ; à l'état sauvage, elle n'en aurait qu'une. La truie a deux portées par an, et chaque portée donne de quinze à vingt petits; la femelle du sanglier, souche du cochon, ne porte qu'une fois par an, et chaque portée ne donne que huit petits, dix au plus.

La civilisation est, pour l'homme, ce que la domesticité est pour les animaux : les nations civilisées ont une population riche en nombre, tandis que les peuplades sauvages de l'Afrique, de l'Australie, sont clair-semées dans l'espace, en même temps que misérables et dégradées.

La civilisation amène tout à la fois avec eUe l'amélioration matérielle et l'amélioration morale de l'espèce humaine. En pareille matière, il ne faut pas s'en laisser imposer par les éloquentes invectives de J.-J. Rousseau; il faut voir les faits.

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