‹ Ontologie naturelleChapitre 32 sur 156 · Be(^ierehes, etc., p · texte numérisé non relu

Be(^ierehes, etc., p

« Le crâne dans un fœtus peu avancé, dit-il, « n'est qu'une membrane qui se métamorphose 'X insensiblement en os. Un endroit de cette mem- \( brane commence peu à peu à s'ossiâer, cette « ossification gagne et se continue par des lignes, c< qui partent comme d'un centre de l'endroit où « l'ossification a commencé. D^ns différents en-* i( droits de cette calotte membraneuse commentt cent en même temps d'autres ossifications^ qui « de même font du progrès et s'étendent. Lorsi< qu'elles sont parvenues à un certain point, le <( bord de chaque ossification commence à cendre tt en partie la conformation que le bord de l'os « doit avoir par la suite, et à s'ajuster avec l'os- « sification voisine * . »

Tout cela est d'une exactitude parfaite. Or, voici quelle est cette conformation, que doit avoir to$ , cette conformation par laquelle il s'individualise, si je puis ainsi dire, et se circonscrit.

Le bord de chaque os se termine par des den^ telures : ce sont ces dentelures réciproques des os voisins, des os contigus, qui forment ce qu'on nomme les sutures.

Il y a donc, pour chaque os, deux temps : un

i. Entendez un périoste, Recherches^ etc., p. 536.

temps 011 il commcDce et un temps où il a sa terminaison. Il commence par un point d*oii partent des lignes qui irradient comme d'un centre ; et il se termine par des dentelures qui le circonscrivent, qui le limitent, qui le séparent des os voisins, en un mot, par des sutures.

Il s'ensuit que les sutures n'existent pas tout d'abord, qu'il y a un moment où elles se forment, que ce moment est celui où les os sont complets^ sont distincts, où chaque os a son individualité propre.

Passé ce moment, les sutures se soudent, les os voisins s'unissent, et tous les os contigus ne font plus qu'un os.

C'est ce qui se voit admirablement dans le crâne d'un oiseau, par exemple.

Dans les premiers temps, le crâne d'un oiseau se compose de plusieurs points, ou plusieurs noyaux osseux ; ces noyaux imparfaits ne se touchent pas encore. Des espaces membraneux, plus ou moins étendus, les séparent les uns des autres ; puis ils se touchent par leurs dentelures, par leurs sutures : c'est là ce que j'appelle le moment de l'os parfait ; puis les sutures s'effacent, les os voisins s'unissent, se soudent^ et le crâne entier ne forme plus qu'un os, qu'un seul os.

138 FORMATION DES ÊtRES.

Je présente ici * plusieurs pièces où se voient bien tous les détails que j'iùdique.

La pièce n' 1 est le crâne d'un jeune poulet âgé de trois mois. Tous les os du crâne sotit parfaitement terminés, parfaitement distincts, et très-visiblement séparés les uns des autres par des sutures.

La pièce n* 2 est le crâne tout pareil d'un poulet du même âge. Lorsque je l'ai plongé dans l'acide chlorhydrique, il avait les mêmes os et les mêmes sutures que le précédent.

L'acide a dépouillé l'os du phosphate caldaire, et le crâne n'a plus ni os, ni sutures. Tout a disparu ; il ne reste plus que la calotte membraneuse du crâne, que le périoste nu.

La pièce n"* 3 est un crâne d'oisedu dont toutes les sutures sont soudées ^ et qui ne forme plus qu'un seul os.

C'est ici le lieu de se faire une idée juste des trois périostes qui entrent dans la composition du crâne.

* Il y a d'abord le périoste extérieur^ l'analogue du périoste qui revêt tout os ; il y a ensuite ce que j'appelle le périoste diplofqite, périoste qui est contenu dans le dîploé, c'est-à-dire entre les

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