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VINGT-TROISIÈME LEÇON

Œuf des poiMODS osseux ou oylpares et des poissons eartilagineux ou ovo-Tivf pares. — Œuf de la seiche. — > Transition de la vie fœtale à la vie d'adulte. — Théorie du dédoublement organique. — Générations gemmipare, scissipare, alternante.

Voyons d'abord ce qu'est Tœuf dans les pois»

sons osseux*

Cet œuf a une structure fort simple : il se compose d'une coque et d'un vitellus. Point d'aïlantolde, ni d'amnios. Si l'on examine la contex* ture de la coque, on y trouve deux lances, l'une extérieure» l'autre intérieure. Le vitellus a aussi deux tuniques, complètes l'une et l'autre, quoique très-fines.

Des poissons osseux passons aux poissons car-

tilagineux. Les poissons cartilagineux sont ovovivipares. Le petit du requin reste dans la matrice, et s'y développe. L'œuf est recouvert d'une membrane très-fine. Le petit sort de la matrice en même temps que l'œuf, et il en sort achevé, complet, à peu près comme dans les mammifères.

Comment le petit du requin se nourrit-il et respire-t-il dans la matrice? Ayant un vitellus très-developpé, il s'y nourrît comme tous les ovipares. Quant à sa respiration, elle s'y fait au moyen des vaisseaux vitellins qui contractent avec les vaisseaux de la mère une certaine adhérence. Cuvier a dit, en parlant de l'œuf du requin : c< 11 n'y a pas de placenta, et toutefois, le « vitellus fort réduit des fœtus de requins, prêts a à naître, m'a paru adhérer à la matrice presque « aussi fixement qu'un placenta ^ »

Dans le cours de ces rapides études d'ovologie, nous n'avons pris jusqu'ici nos exemples que parmi les vertébrés. Mais la loi d'analogie se retrouve dans le règne animal entier. Pour vous donner une idée de l'œuf des invertébrés, je choisis celui de la seiche {jnollxAsque céphalopode).

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