‹ Ontologie naturelleChapitre 55 sur 156 · Œuvres de Bernard Palissy, p · texte numérisé non relu

Œuvres de Bernard Palissy, p

2. On sait que ThéoriqtAe et Pratique sont les deux per- i sonnâges des Dialogue^ de Palissy.

« toi qui n'as que la langue de ta mère, en quoi (( est-ce que tu le voudrais contredire?

« En ce qu'il dit, répond Pratique^ que les « coquilles pétrifiées qui étaient éparses par l'u^ tt nivers étaient venues de la mer es jours du dé- « luge, lorsque les eaux surmontèrent les plus « hautes montagnes*, et comme les eaux cou- « vraient toute la terre, les poissons de la mer se « dilataient par tout l'univers, et la mer étant re- « tirée en ses limites, elle laissa les poissons, et « les poissons portant coquilles se sont réduits en (c pierre sans changer de forme ^. »

Ici Cardan avait tout à fait raison. H ne rencontre pas toujours si juste ; et Palissy pouvait aisément mieux choisir pour le contredire. Les coquilles fossiles sont des coquilles marines, la mer a donc couvert la terre. Les coquilles marines répandues sur la terre prouvent le déluge, et le prouvent pour tout le monde.

Vers le milieu du xvii® siècle, Augustin Scilla, aussi excellent observateur qu'excellent peintre, et l'un des hommes qui ont le plus contribué à dissiper l'erreur absurde des jeux de la nature ^^

{ , Voyez ci-devant, la note 3 de la page 25 i .

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