‹ Ontologie naturelleChapitre 63 sur 156 · C. Ibid., p · texte numérisé non relu

C. Ibid., p

»fk SUGG88SI0N D88 ÊTRES.

est celui où ces espèces et ces choses ont satisfait à ses vues *. U nous dit que plusieurs espèces ont péri, détruites par d^horribles catastrophes du globe, et cela, plusieurs siècles avant que rhomme fût créé : aliquot sœcutis antequam huma fuisset creaius^. H y a donc eu, ne fût -^ ce que pour rhomme, une création postérieure aux races détruites et aux catastrophes du globe. Deluc, ce géologue aux vues de génie, nous dit aussi ic que les animaux et les végétaux ont « précédé Texistence de Thomme ^. d Deluc,

4 . « Hodie vero quam plurima extinûtorum speciminav « in museo mec reperiunda, et meditationes magis serîaEî « persuaserunt mihi, sapientiae divinae non repugnare le- « gem, qua res illas; vel animalia illa desmere jubeat, « simul ac scopo primario, nobis incognito, satisfecerunt « penitus. » Complementa varia ^ etc. Nov. act. Acad. se. imp. Petropol. 4784, p. 251.

2. « Gnnvictus etiam cum maxime sum, orbem nos- «c trum variis illis ac horrendis catastrophis fuisse exposi- « tum aliquot ssBcuIis antequam homo fuisset creatus : nunc( quam enim hucusque, nec in uUo museo, videre raihi

« contigit verum os humanum petrificatum aut fossile , à

« etiamsi mammonteorum , elephanium , rhinocerotum , i

bubalorum, etc., perplura viderim ossa, et eofum om- j|

« nium haud pauca specimina in museo meo conservem. » |

(/ôid., p. 254.) I

3. Lettres physiq. et mor» sur Vhist, de la terre et de ^ Vhomme, i, V, ii« partie, p. 644.

Camper, BufPon, pensent donc de même. Il y a ea des créations snoeessifes. Selon Deluc et Camper^ il y en a eu deux : celle de Thomme et celle des animaux qui Font précédé ; et, selon Buffon, il y en a eu trois : celle de Thonime \ celle des âni* maux terrestres ' et eelle des premiers animaux marins*.

J'arrive à M. Cuvier, Dè^ le premier et le plus beau de ses mémoires sur les ossements fossiles^ il nous dit : « Qu'on se demande pourquoi on^ « Ut>uTe tant de dépouilles d'animaux inconnus, « taudis qu'on n'en trouve aucune, ou presque <& aucune dont on puissedire qu'elle appartient « aux^spèces que nous connaissons, et l'on verra « combien il est probable qu'elles ont appartenu « à des êtres d'un monde antérie^urau nôtre, à (< des êtres détruits par quelque révolution de ce ^ globe ; êtres dont ceux qui existent aujourd'hui « ont rempli la place, pour se voir peut-être un « jour également remplacés par d'autres ^. »

Ainsi donc, il y a eu des êtres détruits^ il y a eu un monde antérieur au nôtre ; et les êtres ac-

i . Voyez ci-devant, p. 285, note 6^.

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