‹ Ontologie naturelleChapitre 69 sur 156 · V II · texte numérisé non relu

V II

Du fait qui décide entre M. Cuvier et M. de Blainville, entre l'idée des créations succtssives et l'idée de Vunité de créa" twtu

Je vais examiner le fait qui décide eatre M. de Blainville ei M. Cuvier, savoir, s'il existe, ou non^ de9 dépouilles des populations nouvelles parmi, le^ dépouilles des populations anciennes.

Je dis le fait qui décide; car, évidemment, toute la question est là. Si les animaux actuels ont été créés en même temps que les animaux perdus, les dépouilles des uns doivent se trouver parmi les dépouilles des autres. Nous devons aussi, et par suite, changer notre manière de parler ; et, dès les premiers mots de son livre, M. de

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Blainville ya contre son livre, quand il Tintitule : Description des animaux vertébrés récents et fossiles. S'il ne faut compter qu'une création, U n'y a peint à^ animaux récents, point A' anciens; point de plus récents les uns que les autres ^ ; tous ont même date : seulement, entre toutes les différentes espèces, produit simultané d'une création unique, les unes se sont conservées jusqu'à nous et forment les populations actuelles, les autres ont disparu et forment les populations éteintes.

Pour éclaircir, autant qu'il dépend de moi, le fait qui m'occupe, je l'étudié sous trois rapports distincts : sous le rapport de la classe des mammifères (la seule dont traite l'ouvrage de M« de Blain ville); sous le rapport des autres classes; sous le rapport de l'homme.

I. De la classe clés mammifères. Deux choses sont à considérer ici, et deux seules : les terrains et les espèces.

l^ Des terrains, ce Ce qui est le plus impor-

i . Évidemment, si la création de toute» les espèces a été une création unique et simultanée, le mot fossile n'aura plus son acception restreinte, car les espèces actuelles devront avoir leurs dépouilles fossiles, non moiâs que les espèeesperdues.

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a tant, dit M. Cuvier, ce qui fait même l'objet le c( plus essentiel de tout mon travail et établit sa re« « lation avec la théorie de la terre, c*est de savoir « dans quelles couches on trouve chaque espèce (< et S'il y a quelques lois générales relatives, soit « aux subdivisions zoologiques, soit au plus ou « moins de ressemblance des espèces avec celles « d'aujourd'hui ^

a Or, continue-t-il, les lois reconnues à cet « égard sont très-belles et très-simples.

« Premièrement, il est certain que les quadru- «c pèdes ovipares ^ paraissent beaucoup plus tôt « que les vivipares'; qu'ils sont même plus c< abondants , plus forts , plus variés dans les a anciennes couches qu'à la surface actuelle du « globe.

« Les ichthyosaurus, les plésiosaurus, plusieurs a tortues, plusieurs crocodiles sont au-dessous « de la craie dans les terrains dits communément i< du Jura *... » — <c Mais, ni à cette époque, ni « pendant que la craie s'est formée, ni môme

t. Discours sur tes révolutions de la surface du globe, p. 54 (troisième édition, iS25).

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